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02/12/2013 – 14H00 Paimpol (Breizh-info.com) – Deux jeunes Bretons âgés d’une vingtaine d’années ont été arrêtés, dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu’ils tentaient de s’en prendre à un radar automatique, à proximité du lieu-dit Lesquernec, sur la D786, à proximité de Paimpol.
Les deux hommes, inconnus des services de police, ont été placés en garde à vue et seront présentés ce jour au parquet de Saint-Brieuc. Le radar automatique n’a pas été mis hors d’usage.
Cette interpellation « en flagrant délit » a été rendue possible par la surveillance étroite des radars exercée depuis quelque temps par les forces de la gendarmerie. Cette surveillance poussée à l’extrême est aussi de mise sur le barrage de la Rance direction Saint-Malo, où de nombreux témoins ont signalé une présence quasi permanente depuis deux semaines de forces de police à proximité immédiate du radar en direction de Saint-Malo.
Il y a en Bretagne 154 radars automatiques : si une équipe de police ou de gendarmerie est mobilisée, sur la moitié de ces radars, toute la nuit durant, c’est-à-dire le temps d’une journée de travail normale pour un fonctionnaire de police ou de gendarmerie, la facture pour la collectivité pourrait rapidement dépasser le prix de l’installation d’un radar automatique (70 000 €). En effet, la surveillance d’un seul radar, sur une nuit, avec deux fonctionnaires, coûte, pour une nouvelle recrue, entre 200 et 250 € par jour soit 7500 € pour une surveillance durant un mois. Une surveillance de 70 radars automatiques coûterait donc 525 000€ par mois , le coût de 7,5 radars.
De quoi amener à s’interroger sur les objectifs réels poursuivis par l’État dans cette surveillance étroite qui revient nettement plus cher que l’objet surveillé. D’autant que cette mobilisation des forces de police ou de gendarmerie s’exerce nécessairement au détriment des tâches qui leur incombent en priorité comme la prévention et la lutte contre les cambriolages, le trafic de stupéfiants ou les agressions contre les personnes.
Photo : Ludo29880 (cc)
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