14-01-2014 – 07h00 Nantes (Breizh-info.com) – Il y a 18 mois le collectif d’extrême gauche « Un toit pour toutes et tous » occupait le Lieu Unique de Nantes pour y installer un certain nombre de « sans-abris ». Création de Jean Blaise l’homme phare de la culture socialiste nantaise, le Lieu Unique se veut espace où « la vie côtoie spontanément l’art dans ses formes les plus contemporaines voire dérangeantes ». Mais les amateurs nantais de ce lieu n’ont manifestement pas souhaité être dérangés et les squatteurs furent vite expulsés.

Ceux-ci s’installèrent aussitôt dans un immeuble désaffecté, ancien bâtiment de la protection judiciaire de jeunesse appartenant au ministère de la Justice, rue Crucy.

Les occupants ont vite été rejoints puis remplacés par une centaine d’Africains pour la plupart clandestins. L’un d’eux, Mohamed, déclarait l’été dernier sur Presse Océan : « nous ne nous sommes jamais cachés, nous avons juste poussé la porte. Depuis le début, on a de l’eau, de l’électricité. La préfecture sait que nous vivons ici ».

Les squatteurs y vivent dans des conditions d’hygiène déplorables, l’immeuble est totalement insalubre et dangereux. Des trafics en tous genres sont vite apparus : prostitution et drogue. Les habitants du quartier qui ne supportent plus les nuisances et l’insécurité se sont tout d’abord adressés à la mairie de Nantes et à la préfecture sans obtenir de réponse. Ils ont pris ensuite contact avec l’opposition nantaise qui a écrit à Madame Taubira ministre de la Justice. Celle-ci n’a pas réagi.

Au bout d’un an, un arrêté d’expulsion a été enfin pris, mais  celui-ci n’a jamais été appliqué. Les squatteurs clandestins bénéficient en effet du soutien actif de Pascale Chiron, adjointe au maire de Nantes, vice-présidente de Nantes Métropole et tête de liste d’Europe Écologie les Verts aux prochaines élections municipales. Dans un communiqué de presse du 18/10/2013, celle-ci a considéré que cet arrêté « fait tristement écho à la scandaleuse reconduite à la frontière de Léonarda ».

Fin novembre la justice accordait aux occupants illégaux un sursis de quatre mois, au motif que « ce nouveau délai leur permettra de passer là l’hiver sans risquer à tout instant de se retrouver à la rue. »

L’insécurité est devenue chronique. Plusieurs habitants du quartier ne supportent plus le voisinage du squat et ont décidé de déménager. Le « Radisson noir » comme le surnomment ses occupants – en référence à l’hôtel de luxe installé dans les locaux de l’ancien palais de Justice – deviendra-t-il un enjeu des prochaines municipales ? Qui, de la justice ou des électeurs, tranchera en mars prochain ? Réponse le 30 mars prochain.

Crédit photo : GoogleStreetview
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13 Commentaires

  1. Vous feriez fortune en réalisant des émissions de TNT pour faire peur aux français : des noirs et des allégations de prostitution généralisée et de trafics de drogues sans fondement… OUHOUOHOUHHHHHH !!!!!!! Et bien sûr la lettre de Laurence Garnier fait foi de mise en cause sérieuse ? Sa campagne est tellement au fond du trou depuis que la « proposition phare » de son programme est la risée de la ville que l’UMP locale est capable de tout pour redorer son blason.
    Et puis c’est tellement plus facile de dire que ces gens sont forcément des délinquants (alors que ce sont des familles en situation de grande précarité), plutôt que d’encourager à chercher une situation constructive pour les accueillir comme des êtres humains !

    • Bien sûr Nantais choqué n’habite pas à côté de ces envahisseurs !

      Les bretons, jusqu’à il y a peu, préservés de l’envahisseur vont connaître les joies de fréquenter les « chances pour la France ».

      • Vu votre pseudo, vous ne devez pas trop connaître les problèmes des bretons. Ou alors vous êtes sans doute un « réfugié » de la Haute-Picardie ?

        Plus sérieusement, ok ils sont expulsés de ce squat. Très bien, et ils vont où ? Refaire un autre squat là où ça ne gênera personne, ou du moins pas les bonnes « âmes » ? Et tenter de trouver des solutions durables pour que tout le monde puisse vivre décemment, ça ne serait pas meilleur ?

        • J’habite rue de Crucy et tout va très bien, c’est pas Saint Denis. Je serais intéressé d’avoir des témoignages des personnes qui se plaignent au delà du pseudo buzz médiatique sur le sujet.

      • Ah le mythe de la « Bretagne blanche »… Juste au cas où, Nantes est la 6ème ville de France et celle qui accueille en proportion le plus d’étudiants étrangers, niveau diversité on connait. Nous n’avons aucun sentiment d’envahissement puisqu’on a appris à vivre ensemble. Vous dites vous mêmes que je ne dois pas habiter à côté des « envahisseurs » alors que je vis à moins de 500 mètres de la rue de Crucy et que vous êtes amiennois… Bref, ici personne ne croit à ces épouvantails des temps modernes qui n’ont pour but que de nous faire oublier les problèmes sociaux et environnementaux !!

  2. Enfin, il ne faut pas charrier. Ce squat, situé pour la petite histoire dans l’immeuble qui longe le début de la rue Monteil, ne fait pas beaucoup parler de lui… de là à en faire une psychose…

  3. J’habites a côté, jamais entendu un bruit, c’est très rare d’y voir une personne sortir ou rentrer de ce bâtiment.
    Je passe a pied la nuit seule sans avoir jamais eu de crainte.
    Il y a même un bar en face de ce bâtiment, leur terrasse est souvent bondé, si l’insécurité était a la hauteur de votre descsription, le bar aurait fermé depuis longtemps, faute de client.
    Faites votre travail de journalisme, rendez vous sur place prendre des témoignages de riverains.

    Le quartier champ de mars est une belle preuve de savoir vivre ensemble, il y a toute les situations sociale, on se côtoie tous les jours sans arrière penser dans le respect et la tolérance.

  4. Au pays des aveugles les borgnes sont rois.
    J’habite également dans le quartier, et je trouve que l’article décrit plutôt bien ce qu’il s’y passe.
    Notamment le soir, c’est insupportable.
    Et de toute façon, la question qui se pose est : est-il normal qu’un sqat de clandestins soit autorisé, ait pignon sur rue à Nantes , en plein coeur ?
    Pourquoi ne sont ils pas expulsés ?
    Pourquoi payons nous des impôts pour eux ? Ont ils signé un contrat avec nous ?

  5. Cet article est une pure calomnie ! J’habite rue Crucy et je passe chaque jour (avec mes enfants) devant ce squatt. La seule chose qui est vrai, c’est qu’il ya des « noirs » qui entrent et sortent de ce bâtiment mais je n’ai jamais vu d’esclandre, de menace, de violence, de bruit et n’ai jamais craint pour ma sécurité !

    Evidemment, vu de bretagne (Breizh info), ça doit faire peur…. vous imaginez, des noirs qui squattent un bâtiment désaffecté !!!

    La Bretagne -fermé sur elle même- est tellement peu cosmopolite qu’elle en devient xénophobe au sens propre….. Quelle tristesse !

    Avec une mentalité aussi fermée, j’espère que la Loire Atlantique ne sera JAMAIS ratachée à la Bretagne !

    • Votre commentaire sur le « rattachement » à la Bretagne n’a rien à faire ici (rattachement inutile puisque Nantes est en Bretagne).
      Par ailleurs, inutile d’en attendre plus d’un site comme Breizh-Info (référence inappropriée à l’hebdo du même nom de la fin des 90’s-début 2000’s qui ne donnait pas dans la sous-pensée réac, lui)

  6. Bonjour,
    Je cherchais ce matin des infos sur ce squat et suis tombée sur ce site et vos messages. J’ai été soulagée de voir que ce sujet n’était pas complétement abandonné.
    J’habite dans ce quartier depuis plus de 4 ans, ce squat actuel s’est formé il y a près de deux ans (après que de précédents squatteurs en aient été expulsés (été 2011) -et depuis vivre dans ce quartier devient de plus en plus problématique et inquiétant. Les rues encadrant ce squat (Crucy-Monteil) se transforment jours après jours en urinoirs géants, et les étrons que l’on trouvent bien alignés juste en face de l’immeuble ne sont pas du fait de propriétaires de chiens indélicats ne ramassant pas les déjections de leur animal!
    Je passe tous les matins devant ce squat vers 6h30 pour aller travailler et depuis quelques mois, je ne me sens plus du tout en sécurité. Les ordures s’accumulent au pied de l’immeuble, les odeurs d’urine (les murs des immeubles proches sont copieusement arrosés) m’obligent à marcher au milieu de la rue sous peine de malaise, des personnages inquiétants rodent au pied de ce bâtiment, y entrent et en sortent de façon subreptice.
    Je ne sais pas si ce squat abrite les trafics dont il est fait mention dans l’article (drogue, prostitution), je me rends juste compte que ce quartier se transforme très rapidement et pas dans le bon sens du terme, à tel point que l’on se croirait dans un bidonville.
    Quand la Maire ou la Préfecture ont-elles l’intention de mettre fin à ces dégradations organisées, fermer ce squat et reloger les personnes qui l’occupent qui pour certaines d’entre elles doivent vivre des situations dramatiques et être prises en charge?

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