Nantes. Dupont-Aignan  « On peut être Européen en étant contre l’Union européenne »

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09/04/2014 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Nicolas Dupont-Aignan était lundi à Nantes pour présenter  – devant une quarantaine d’auditeurs – Cécile Bayle de Jessé, la tête de liste de « Debout la France » aux élections européennes de juin prochain dans la circonscription de l’ouest : Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes.

Député-maire d’Yerres (Essonne), le leader souverainiste a quitté l’UMP en 2007 pour créer  son propre mouvement « Debout la France ». Candidat aux dernières élections présidentielles il n’obtenait que 1,80% des suffrages. Pourfendeur de l’Union européenne « anti démocratique et construite contre les peuples » Nicolas Dupont Aignan  a centré son propos sur la rupture avec l’euro.

Pour lui la monnaie unique est la source des graves difficultés économiques que connaissent  la France et des autres pays européens à l’exception de l’Allemagne, « elle tue notre industrie ». Citant l’exemple du Japon qui a dévalué le yen depuis 2012 de 47%, de l’Inde avec la roupie (26 %), de la Russie avec le rouble (23%), de la Grande Bretagne avec la livre sterling  (20%) NDA rappelle que tous les autres grands pays du monde aident leurs entreprises en dévaluant leur monnaie. Quant à la Chine dont la  monnaie est sous évaluée de 50 %, il n’hésite pas à qualifier de « collabos » les dirigeants socialistes qui viennent de lui céder une partie du capital de Peugeot-Citroën.

Pour lui une autre construction européenne est possible mais il faut pour cela rapatrier vers les Etats nations 80 % des compétences de l’UE en matière monétaire, budgétaire, législative et de frontières qui sont les 4 éléments de la souveraineté. Ce souverainiste ne se veut pas antieuropéen : « Etre ouvert sur le monde ne veut pas dire perdre son identité »  mais plaide pour « une Europe des nations libres avec des coopérations concrètes » citant en exemple Airbus.

 Se définissant comme un « patriote serein et rassembleur », Dupont-Aignan n’en dénonce pas moins le « trio infernal PS, UMP, FN qui stérilise des millions de voix » avant de déclarer « j’aime bien le sympathique Montebourg ». Le porte parole des listes « Debout la France » espère – sans trop y croire – le ralliement de « certains députés UMP de la droite forte ». Ses rappels nostalgiques des succès du trio Pasqua, Seguin ou de Villiers y suffiront-ils ? On peut en douter. Le député souverainiste ne vise en réalité pour ses listes « ni système ni extrêmes » qu’une moyenne nationale de 3%. Les prendra-t-il à l’UMP ou au FN ? Réponse le 25 mai.

Crédit photo : Marie-Lan Nguyen/Wikimedia (cc)
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