Trois Français sur quatre désapprouvent l’action d’Emmanuel Macron. C’est l’un des enseignements du baromètre politique Ipsos bva / CESI École d’ingénieurs pour La Tribune Dimanche de juillet 2026, réalisé du 15 au 17 juillet auprès de 1 001 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française de 18 ans et plus.
Un président toujours au plus bas, un Premier ministre qui grappille
Le chef de l’État recueille 21 % d’opinions favorables (+2 points en un mois) contre 74 % de jugements défavorables (-3). Dans le détail, 45 % des sondés se disent « très défavorables » à son action, contre seulement 4 % de « très favorables ». Une position durablement dégradée : la courbe depuis mai 2017 montre un décrochage installé depuis plusieurs années, le président étant parti de 46 % d’opinions favorables à son arrivée.
Sans surprise, seuls les sympathisants Renaissance-MoDem-Horizons le soutiennent (72 % de favorables). Le rejet culmine chez les sympathisants RN (91 % de défavorables), suivis par le PS (81 %), LR-UDI (80 %, en hausse de 14 points) et LFI (79 %).
Sébastien Lecornu s’en tire un peu mieux à Matignon : 27 % d’opinions favorables (+3) pour 61 % de défavorables (-5). Le Premier ministre progresse notamment chez les sympathisants écologistes (33 %, +8) et LFI (18 %, +9), tandis qu’il chute de 7 points chez les sympathisants PS. Il reste plébiscité dans son propre camp (78 % de favorables chez les sympathisants Renaissance-MoDem-Horizons) et durement rejeté par le RN (79 % de défavorables).
Pouvoir d’achat en tête, l’environnement bondit, l’immigration recule
Interrogés sur les trois enjeux qui les préoccupent le plus personnellement, les Français placent en tête les difficultés de pouvoir d’achat (47 %), devant l’avenir du système social (39 %) et le niveau de la délinquance (34 %, -3). Suit la protection de l’environnement, qui enregistre la progression la plus spectaculaire du baromètre : 32 %, soit un bond de 12 points en un mois après un point bas à 20 % en juin. Le niveau de la dette et des déficits stagne à 28 %, tandis que l’immigration recule de 5 points, à 27 %.
Les clivages partisans restent nets. Le niveau de l’immigration culmine à 59 % chez les sympathisants RN et 42 % chez LR-UDI, contre 3 % chez LFI et 7 % chez les écologistes. Inversement, la protection de l’environnement atteint 67 % chez les sympathisants écologistes contre 15 % chez LR-UDI et 18 % au RN. La délinquance, elle, est citée par 57 % des sympathisants LR-UDI et 49 % de ceux du RN, contre 14 % à LFI.
Le Pen et Bardella toujours en tête pour 2027
Interrogés sur leur satisfaction si telle ou telle personnalité accédait à l’Élysée en 2027, les sondés placent Marine Le Pen en tête (34 % de satisfaits) devant Jordan Bardella (33 %, en recul de 4 points). Suivent Édouard Philippe (23 %), Marion Maréchal (22 %) et Gérald Darmanin (20 %). Plus loin viennent Gabriel Attal et Éric Ciotti (19 %), Bruno Retailleau et Jean-Luc Mélenchon (17 %), Raphaël Glucksmann et Sébastien Lecornu (16 %).
À noter que les taux de mécontentement reculent presque uniformément par rapport à juin. Les personnalités les plus rejetées restent Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour (65 % de mécontents chacun), devant François Hollande (55 %) et Marion Maréchal (53 %).
Au sein du gouvernement, Gérald Darmanin domine largement le palmarès des ministres jugés les meilleurs (40 %), devant Laurent Nuñez (25 %). Le ministre est cité en premier par les sympathisants écologistes, LR-UDI (60 %) et RN (57 %).
De Gaulle, un modèle sans héritier
Le baromètre consacrait enfin un volet au général de Gaulle. Une majorité relative de Français (41 %) estime qu’il incarne un modèle politique dont on peut encore s’inspirer aujourd’hui, tandis que 46 % jugent qu’il s’agit d’un modèle qui n’est plus vraiment d’actualité et 13 % qu’il n’en incarne pas un. L’adhésion est la plus forte chez les sympathisants LR-UDI (55 %) et RN (49 %), ainsi que chez les 60 ans et plus (48 %).
Son héritage est d’abord identifié à l’esprit de résistance (41 %), à la volonté de rassembler tous les Français (40 %) et à l’indépendance de la France vis-à-vis des grandes puissances (39 %) — cette dernière étant citée par 57 % des 70 ans et plus. Viennent ensuite l’établissement de la Ve République (30 %) et l’élection du président au suffrage universel (28 %).
Mais lorsqu’il s’agit de désigner qui, aujourd’hui, incarne le mieux cet héritage, la réponse est cinglante : 50 % des sondés répondent « aucune de ces personnalités ». Jordan Bardella (14 %) et Marine Le Pen (13 %) arrivent en tête des personnalités citées, devant Dominique de Villepin (9 %), Édouard Philippe et Bruno Retailleau (8 % chacun). Emmanuel Macron n’est retenu que par 5 % des personnes interrogées.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Baromètre Ipsos : Macron à 74 % d’opinions défavorables, Le Pen et Bardella toujours en tête pour 2027”
macron est un enarque hors sol , en somme une brêle
Le colonel De Gaulle c’est un peu la Samaritaine de la boite à idée. Il a dit et fait tout le contraire. En France c’est un point de passage obligé. A Colombey tu as l’affluence d’un parc d’attractions, ou de soldes chez Darty-Sarkozy. De gauche, tu trouveras le De Gaule résistant. De droite, l’époque des trente glorieuses. Seul les Algérie française le détestent. Ou le détestaient, ils sont de plus en plus conciliant. Ils ont besoin d’un phare dans leur esprit embrumé. On n’aime pas sa tirade sur les juifs mais on le remercie d’avoir choisi Debré. Les droitards lorsqu’ils ont peu de programme et peu de votent affiche plus fort leur identité gaulliste. D’autres se souviennent de l’assassinat de Brasilliach et de Bastien Thirry.