EBOLA : le retour du vieux temps

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25/06/2014 ‑ 07H00 Italie (Breizh-info.com via metamag) ‑Le ministère italien de la Santé continue le travail de renforcement de son dispositif de surveillance de la santé à risques infectieux potentiels liés aux flux migratoires actuellement permanents en Sicile. Il vient même de lancer une initiative visant à répondre efficacement à l’augmentation de nombre de personnes à contrôler et a signé hier un accord avec l’état-major de la Marine, dans lequel il est prévu que d’ici le 21 Juin, le personnel du ministère de la santé ayant reçu une formation spécifique à la gestion des questions quarantenaires, qui sont en concurrence directe avec l’État, doivent être en permanence à bord d’unités navales pour effectuer le bilan de santé avant l’arrivée des migrants dans les ports italiens. 

L’objectif est de pouvoir mettre immédiatement en quarantaine certains migrants si nécessaire. Les médecins et autres professionnels des soins de santé de la marine embarqués sur la même unité, continueront à effectuer les interventions de santé curatives qu’ils jugeront nécessaires. L’Italie reste très préoccupée par les problèmes sanitaires des afflux d’immigrés et de toutes évidences des cas graves ont été rapportés sans doute contrôlés mais tus. On reparle bien entendu encore du virus Ebola.

La recrudescence du virus, fièvre hémorragique, vient d’être reconnue officiellement en Afrique de l’Ouest par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui note de nouveaux foyers en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Les chiffres donnés mercredi sont des chiffres globaux mais il y a bien une recrudescence des cas par ces nouveaux foyers. C’est en Guinée que la nouvelle souche du virus qui fut mal détectée au départ s’est déclarée mais on la retrouve également au Liberia et en Sierra Leone, frontaliers de la Guinée.

Les chiffres communiqués pour les trois pays totalisent actuellement 528 cas de fièvre hémorragique, dont 364 ont été confirmés par des analyses comme étant dus au virus Ebola. Et sur les 528 cas cumulés, on dénombre 337 morts. Le bilan est en nette hausse par rapport à la situation d’il y a deux semaines. Le nombre de nouveaux cas avait, en effet, significativement baissé entre avril et mai à la suite d’une forte mobilisation contre la propagation de l’épidémie, avec des mesures de prévention stricte et l’isolement de malades notamment en Guinée.

Actuellement, nous serions face à un deuxième pic de l’épidémie et, ce que notent les médecins sur place, c’est la dispersion inhabituelle des foyers d’infection dus à de nombreux déplacements de populations. En fait, l’Afrique bouge perpétuellement fuyant les maladies, les djihadistes, les conflits ethniques ou religieux, la crise et la misère économique. Les funérailles, occasions de rassemblements pour des cérémonies coutumières ou rites mortuaires, sont aussi des amplificateurs de l’épidémie. Découvert en 1976 dans l’actuelle République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), le virus Ebola est hautement contagieux et mortel dans 90% des cas. Il se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite d’homme à homme.

Il n’existe pas de vaccin ou de traitement spécifique contre la fièvre Ebola. De son côté, la Communauté européenne n’a pas trouvé de solution à l’immigration massive en provenance de l’Afrique. Sans vaccin et sans solution politique, devrons-nous revenir au bon vieux temps de la quarantaine ? Le gouffre de la Sécurité sociale n’est pas près de se tarir !

Crédit photo : DR
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