Une Bretagne autonome rattachée à la fédération de Russie. Chiche ? [tribune libre]

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L’annonce lapidaire de François Hollande sur la suspension de la vente des BPC Mistral à la Russie pourrait très vite raviver les tensions en Bretagne. En effet, alors que le nouveau gouvernement de Manuel Valls prétend défendre l’emploi et relancer la croissance,  une telle décision pourrait entraîner  la mise au chômage technique pure et simple d’ une partie des salariés des chantiers de St-Nazaire et de ses sous-traitants.

La Bretagne continuerait ainsi à subir de plein fouet les conséquences de la soumission totale de la France à l’OTAN et aux Etats-Unis. Cela s’ajoute à la baisse du prix du porc consécutif à l’embargo russe sur ses importations alimentaires  de l’Union Européenne. Il en est de même pour les producteurs de fruits et de légumes.

La question  se pose désormais pour la Bretagne et son avenir sur la conduite à tenir par rapport à la France. Une Bretagne, amie de la Russie, point de départ d’une grande Europe de Brest à Vladivostok, devrait-elle être soumise à la politique étrangère française ou  avant tout protéger ses intérêts économiques et stratégiques à court, moyen et long terme ? Pourquoi n’aurait-elle pas, elle aussi, à l’instar de l’Ecosse, de la Catalogne, mais aussi pourquoi pas de la Corse, du Languedoc, de l’Alsace ou de la Normandie, le droit de choisir son destin en tant que nation historique ?

Il semble en effet qu’un fossé toujours plus grand se creuse entre partisans d’une Europe technocratique, bruxelloise, anti-Russe, atlantiste et mondialiste, et défenseurs d’une Europe puissance, économiquement stable, protectrice de ses peuples et de son économie, et alliée de la Russie.
Ce fossé  exprime une ligne de front entre deux visions du monde à venir radicalement opposées.

Il s’agit quasiment d’une lutte extrême dans laquelle les peuples doivent avoir leur mot à dire – puisqu’il s’agît du monde dans lequel évolueront leurs descendants dès demain.

Dans cette lutte, il ne se trouve pour le moment aucune voix politique ou économique de premier plan en Bretagne pour défendre l’idée raisonnable que le peuple Breton a le droit fondamental de choisir son destin et de souhaiter la paix et la coopération avec la Russie.

Alors que les Etats-Unis avancent constamment et en toute impunité leurs pions sur le sol européen, de traité transatlantique en bases militaires – avec l’accord de dirigeants aux ordres – pour le bien de sa propre population, de sa propre influence et de sa propre économie, les citoyens d’Europe semblent aujourd’hui devant un tournant majeur de leur histoire , même s’ils ne sont pas forcément conscients de tous les enjeux.

Une chose est sûre néanmoins : le système économique mondial imposé depuis des décennies par les Américains et les multinationales avec la complicité des grandes groupes européens et de nombreux dirigeants politiques ne peut  se targuer d’avoir réussi à rendre nos territoires plus prospères qu’ils ne l’étaient par le passé .
Les riches se partagent toujours plus de richesse. La pauvreté et le chômage augmentent en Europe. Les plans sociaux se multiplient. Les pays d’Europe de l’Ouest sont en proie à une immigration continue et sans précédent. Le taux de suicide est toujours élevé (0,01% en Europe en 2010). D’anciennes maladies éradiquées réinvestissent le continent et menacent les populations. De manière générale, les Européens ont oublié depuis les grands conflits fratricides et suicidaires du siècle dernier et l’intervention américaine sur le sol européen, qu’ils avaient un destin commun.

Quand une entreprise subit des défaillances à répétition, ses dirigeants finissent par être remplacés. Quand des hommes sont constamment malades, ils changent de mode de vie. C’est ainsi que tout fonctionne.

Au nom de quoi les Bretons n’auraient-ils pas le droit eux-aussi de changer de statut? Alors chiche, une république autonome de Bretagne au sein de la Fédération de Russie ?

Yann Vreiz

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10 Commentaires

  1. BRAVO une belle analyse sans langue de bois. Beaucoup de Français et Bretons la
    partagent. Marre de cette dominance américaine qui avance a petits pas mais surement.

    • Bien venue au GULAG pour ceux qui revent de la Russie ! N`oubliez pas que Staline dont Putler est un adepte incontestable a traite les francais qui soutenaient l`URSS comme les « idiots utiles ». Voulez-vous devenir les idiots utiles de Putler – bien venue sur la chemain de la disparition …. peuvres victimes de la propaganda russe.

  2. Pourquoi pas seulement autonome ou en fédération Celte avec l’Irlande et l’Ecosse. Oui l’Europe des technocrates et des financiers a prouvé sa toxicité. Faut-il se rapprocher d’un autre partenaire potentiellement aussi toxique? Même riche. Rappelons nous les rapprochements avec l’Allemagne pendant la guerre. Les Bretons et les irlandais n’ont pas écrit là le meilleur de leur histoire.
    Notre nation a été grande par son commerce maritime avec les autres pays, en tout neutralité, elle peut le redevnir. Les ports Bretons manquent seulement de moyens routiers et aeriens pour devenir la porte d’entrée de l’Europe.. SAuf que la France a fait d’autres choix comme sous Louis XIV!
    Le ratachement à la France a signé la fin de notre richesse. Le rattachement à La Russie n’est pas plus dans nos gènes.

  3. DU DOCTEUR Louis MELENNEC, PARIS.

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    LA BONNE FORMULE N’EST PAS UNE FUSION DE LA BRETAGNE ET DE LA RUSSIE, ce qui est impossible, en raison de la disproportion des puissances des deux Etats, mais un traité d’association très étroit, de coopération entre les deux pays.
    Il y a fort longtemps que j’y pense, pour des raisons diverses et concordantes.
    La Russie, par la richesse de son sous sol, par l’étendue de son territoire terrestre et maritime, peut apporter énormément à la Bretagne.
    Mais la Bretagne, par son savoir faire, son sérieux, sa fiabilité, le sens de ses engagements, peut impulser de nombreuses actions – dans tous le domaines – en Russie, pour notre bien être réciproque.
    Les deux peuples ont ce que j’appelle des psychologies éminemment compatibles, comme j’ai eu l’occasiosn de le constater un nombre élevé de fois. Nos sensibilités sont très proches.
    On ne sait de quoi l’avenir est fait.
    Si un jour j’avais à prendre part à la politique internationale de la Bretagne, je viserai trois partenaires privilégiés : la Suisse, la Norvège, la Russie.

  4. Il existe un cercle de Bretons favorables au rattachement de la Bretagne aux Etats-Unis d’Amérique (si, si, çà existe), il y a désormais un partisan de l’intégration de la Bretagne dans la fédération de Russie !
    Pour qu’une telle perspective puisse être envisagée, encore faudrait-il que les Bretons aient envie de se séparer de la France, ce qui n’est nullement le cas; les indépendantistes sont très minoritaires et pour le moins discrets. Il n’est pas risqué d’écrire qu’un référendum concernant l’indépendance serait un fiasco cinglant pour ces derniers. La Bretagne n’est ni l’Ecosse, ni la Catalogne. Si, comme le fait remarquer l’auteur de cet article, il n’y a pas d’offre politique indépendantiste, c’est que l’électorat indépendantiste est très limité. Quant à l’idée d’une intégration de la Bretagne dans la fédération de Russie, elle est pour le moins totalement irréaliste.
    La Russie est très  »souverainiste » et elle accorde beaucoup d’importance aux Etats historiques; sa politique étrangère est basée sur les relations bilatérales entre Etats (l’aide très limitée qu’elle apporte aux séparatistes de l’est ukrainien est très particulière puisqu’elle concerne des russophones qui souhaitent plus ou moins réintégrer le giron russe) et elle ignore totalement l’organisation de Bruxelles. Elle attend patiemment que des changements importants aient lieu en Europe de l’ouest (les Russes sont persuadés, à juste titre, qu’elle va vers le chaos) pour proposer à de nouveaux dirigeants politiques des partenariats bilatéraux. En France et pour le moment, seuls le Front National, les derniers gaulliens de l’UMP et quelques groupes très confidentiels de gauche sont ouverts à de tels partenariats mais ils pourraient prendre une importance décisive au cours des années qui viennent. Quant aux défenseurs d’une  »Europe puissance » intégrée et indépendante, ils sont groupusculaires et sans audience; les Européistes sont à 99,9% libéraux, pro-américains et hostiles à la Russie.
    L’affirmation de l’indépendance des peuples d’Europe face à l’hégémonisme états-unien ne peut passer que par un partenariat étroit entre des états européens déterminés, dont la Russie; l’association avec la Russie est essentielle parce qu’elle possède des ressources considérables (énergie, matières premières, espace, appareil militaire) et parce qu’elle est devenue le fer de lance de la lutte contre l’hégémonie américaine et pour la défense des cultures façonnées par l’histoire longue. L’Union Européenne qui compte un grand nombre de pays hostiles de manière quasi-pathologique à la Russie interdit toute évolution allant dans le sens d’un rapprochement avec cette dernière et de la sortie de l’OTAN. L’Union Européenne est une organisation néfaste qui veut dissoudre les peuples européens dans un grand marché, transatlantique demain, mondial après-demain.

    • « L’Union Européenne qui compte un grand nombre de pays hostiles de manière quasi-pathologique à la Russie interdit toute évolution allant dans le sens d’un rapprochement avec cette dernière et de la sortie de l’OTAN ». Pathologiques, tous ceux qui ont eu la chance le partager le rêve soviétique avec le grand frère russe ? Ce qui est arrivé à la Géorgie hier, à l’Ukraine aujourd’hui, attend demain les états baltes, à forte minorité russophone. (Et n’oublions pas Kaliningrad !) Bref, entre un Polonais vigilant et un Breton pathologiquement iréniste, j’opte pour le Polonais…
      Mais rêvons un peu, il y a pour l’heure une forte minorité russophone à Saint-Nazaire, mettons-nous au russe et Vladimir viendra nous revendiquer :-)

  5. La clique Hollande veut imposer une solution à deux etats en Israel, alors qu’il n’existe aucune légimité historique. Alors que l’arabe est langue officielle. Par contre la légitimité historique existe en Bretagne, en Corse, en Alsace, en Occitanie.. Il faut faire secession. Hollande n’a pas de pétrole, Poutine si..

  6. Ce texte de Yann Vreiz est très intéressant parce que le statut géopolitique de la Bretagne lui donnerait certainement une position privilégiée dans la Fédération de Russie.
    Chère Oxana, votre référence au Goulag est hors de propos parce que tous les peuples ont eu dans leur histoire des périodes peu reluisantes comme le génocide indien aux USA ou le génocide vendéen en France, les massacres de Septembre à Paris ou le Goulag en URSS…mais le temps passe et il serait temps d’analyser objectivement la situation et non plus en fonction du passé. Et actuellement la France entraîne la Bretagne dans sa sujétion états-unienne.
    Ceci dit, il faut considérer la proposition franco-russe comme une hypothèse de travail à étudier sérieusement.

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