24/09/2014 – 14H00 Groix (Breizh-info.com) – Dans la nuit du 6 au 7 septembre, un feu de camp sur la plage des Sables rouges à Groix a explosé  faisant un mort et des blessés graves. Le feu a réchauffé une munition enfouie, qui a fini par partir.

Peu après le drame, l’État, par l’intermédiaire du BRGM, a refusé d’allouer des moyens pour dresser une carte des zones à risques. Pourtant, la plupart d’entre elles sont localement connues — par les moyens de secours, les Anciens, les plongeurs, les pêcheurs à pied ou les ramasseurs de champignons. Il n’existe pourtant pas vraiment de recensement officiel, ni même officieux, bien que l’association Robin des Bois ait collecté  un ensemble assez impressionnant de données.

Les villes bretonnes ont été bombardées. Certaines, comme Saint-Malo, Lorient, Brest ou Saint-Nazaire ont été littéralement rasées, des montagnes de bombes ou d’obus s’étant abattues sur elles. Au Sud, en Loire-Atlantique, tout le long du front de la poche de Saint-Nazaire, Allemands et Américains aidés des FFI se sont canardés mutuellement, des bourgs modestes comme Bouvron ou Guenrouët recevant des milliers d’obus pendant les derniers mois de la guerre. Des mines, des obus coulés dans du béton ou enfouis dans la terre ont été disposés par l’Occupant sur de nombreuses plages, tout autour des côtes bretonnes, pour empêcher tout débarquement. Des carrières ou d’anciennes positions fortifiées ont servi de dépotoir à munitions après guerre, quand il y en avait tant que plus personne ne savait qu’en faire.

Si les villes ont pour l’essentiel été déminées, tout comme les zones côtières urbanisées, et qu’après la guerre les paysans sortaient les obus pour les casser et en récupérer la poudre et les métaux, des bombes enfouies remontent avec le temps ou sont dérangées par les travaux. Les tempêtes et les filets de pêche ramènent à terre les munitions abandonnées en mer. Et il est de nombreux endroits en Bretagne où un feu de camp, un coup de pelle mécanique ou tout simplement de charrue ramène à la surface des surprises indésirables d’un passé sanglant. Nous vous présentons la carte des principales zones à risque des cinq départements bretons.

Crédit photo : DR
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