Assassin’s Creed va-t-il réveiller la Chouannerie ?

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16/11/2014 ‑ 08H00 Carentoir (Breizh-info.com) – Mis sur le marché le 13 novembre, le nouveau jeu vidéo mondial d’Ubisoft, Assassin’s Creed Unity, fait déjà beaucoup de bruit sur l’internet. Cris de joie des amateurs de la série (il s’agit du cinquième opus paru sous l’étiquette du « crédo de l’assassin »), rumeurs malveillantes colportées par les concurrents, tous les ingrédients d’un lancement en fanfare sont là. Plus un, assez inattendu :  Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche se répand en imprécations contre le jeu et la façon dont il représente la révolution française.

Car pour son nouvel Assassin’s Creed, Ubisoft a choisi comme décor le Paris de 1789, représenté de manière époustouflante grâce au moteur de jeu Anvil développé par la société. « Les créateurs d’Assassin’s creed unity véhiculent une propagande réactionnaire sur la Révolution française », s‘étrangle sur son blog le bras droit de M. Mélenchon, Alexis Corbière. « Après avoir regardé cette vidéo, le joueur peu averti en tirera la conclusion que la Révolution Française fut finalement une monstruosité, un bain de sang incompréhensible, conduite par des brutes, qu’il aurait fallu éviter. » Il est vrai que Maximilien de Robespierre, l’aimable promoteur de la Terreur et de la loi des suspects, y apparaît comme un bourreau.

Ubisoft se défend d’avoir poursuivi un objectif politique : Assassin’s Creed Unity relève du divertissement et contient quelques inexactitudes assumées. Il n’a d’ailleurs pas été développé en France mais dans le studio d’Ubisoft à Montréal. Sous la houlette d’Antoine Vimal du Monteil, un nom qui fleure bon son Ancien régime : sans doute un émigré qui ourdit un nouveau débarquement à Quiberon.

Jean-Luc Mélenchon ne semble pas avoir encore fait le rapprochement, mais son âme républicaine frémira à ce rappel : Ubisoft est dirigé par Yves Guillemot, l’un des frères Guillemot, de Carentoir, cinq des plus remarquables créateurs d’entreprise bretons des trente dernières années. Guillemot, Guillemot… Ce nom doit rappeler quelque chose aux robespierristes : Pierre Guillemot (1759-1805) fut l’un des principaux lieutenant de Cadoudal pendant la Chouannerie. Ceci explique peut-être cela…

Crédit photo : extrait de la présentation du jeu Assassin’s Creed Unity sur le site Ubisoft
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
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2 réponses à “Assassin’s Creed va-t-il réveiller la Chouannerie ?”

  1. JulesMachefer dit :

    Je viens de trouver un article intéressant sur BV :

    La société Ubisoft sortait hier un jeu vidéo nommé Assassin’s Creed Unity. Une saga mettant en scène un assassin à la solde de ses clients, à des moments historiques (croisades, guerre d’indépendance américaine, etc.), et qui connaît un immense succès. Le jeu, graphiquement superbe (il a fallu, par exemple, quatorze mois de travail intensif pour reconstituer Notre-Dame), propose au joueur d’accomplir des missions dans les rues du Paris révolutionnaire, en 1789.

    Certains, sur les réseaux sociaux, demandent la tête (sans jeu de mots) des concepteurs du jeu vidéo… D’autres lancent des anathèmes : on ne touche pas au dogme.

    Car il y en a qui pensent – c’est leur névrose personnelle – et qui affirment encore publiquement – c’est plus grave – que la Révolution française s’est déroulée sous une pluie de roses dans une ambiance aussi sympathique que la création du monde en sept jours… Qui ? Des idéologues de l’ancien temps, ceux qui pensent, comme l’ex-ministre Vincent Peillon, que la Révolution française « n’est pas terminée », qu’elle est l’an 0 de l’Histoire de France et qu’à ce titre, elle est un dogme qu’il est impossible de critiquer.

    Toujours parmi les premiers à lancer des anathèmes, Jean-Luc Mélenchon dénonce carrément une « propagande contre le peuple » et n’hésite pas à présenter l’ignoble Robespierre comme « celui qui est notre libérateur ». Quant à Alexis Corbière, élu communiste de Paris, ce jeu vidéo est pour lui une « caricature bestiale » de l’idole Robespierre, ce dernier étant présenté comme « bien plus dangereux que n’importe quel roi » (sic) et étant la cause « de centaines de milliers de morts et de rues entières remplies de sang ». Ce rappel à la réalité est intolérable ! Le communiste ose même mettre en garde les futurs joueurs : « Le joueur peu averti en tirera la conclusion que la Révolution française fut finalement une monstruosité, un bain de sang incompréhensible, conduite par des brutes, qu’il aurait fallu éviter. » Quand on sait que l’élu du peuple Alexis Corbière est auteur d’un hallucinant ouvrage intitulé Robespierre, reviens !, et qu’il nie à ce point les faits historiques, on craint le pire… Je ne m’abaisserai pas à décrire ce qui s’est réellement passé sous la Terreur. Mais ce qu’on en connaît pourrait faire passer les « décapiteurs » de l’État islamique pour des apprentis…

    Cette affaire peut paraître ridicule, surtout pour ces deux communistes. S’exciter sur un jeu vidéo en laissant de côté les « vrais problèmes » du « peuple ». Mais, bien plus que ridicule, elle est inquiétante. Car au fond, nous ne sommes peut-être pas, nous autres, les seuls « réactionnaires » à rêver de l’ancien temps… Si ce n’est que leur « ancien temps » à eux n’est pas celui des bâtisseurs de cathédrales, mais celui des guillotineurs en série.

    lien : http://www.bvoltaire.fr/vivienhoch/revolution-francaise-pas-touche-au-dogme,139639

  2. […] un article paru sur Breiz Info à propos de la polémique soulevée par Jean-Luc Mélenchon; Jean-Luc Mélenchon, fondateur du […]

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