Aéroport de Nantes. De décollages en atterrissages

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31/12/2014 ‑07H00 Nantes (Breizh-info.com) ‑Le nombre de voyageurs fréquentant l’aéroport de Nantes-Atlantique (Bouguenais) augmente en 2014 : « c’est un grand succès de dépasser les quatre millions de passagers cette année. En neuf ans, ce trafic a doublé. C’est exceptionnel et sans équivalent.», souligne Nicolas Notebaert, président de Vinci Airports et d’Aéroport du Grand Ouest, concessionnaire de Nantes-Atlantique. Il y aurait donc saturation.

Au départ de Bouguenais, dix-neuf compagnies aériennes offrent 87 destinations directes. Mais la croissance est tirée par les vols à bas coût, qui ont doublé les vols réguliers. Si bien que la part des passagers empruntant les vols low-cost représente 44% des quatre millions. Peu sont ceux qui remarquent que le développement de Nantes-Atlantique est lié au trafic des lignes à bas coût.

Sur le long terme, cette clientèle peut être considérée comme fragile – à la différences des passagers «affaires» – car davantage soumise à la conjoncture ; une augmentation importante des tarifs aurait pour effet de la faire fuir. Il apparait donc dangereux d’établir des projections en prenant en compte le trafic low-cost, forcément aléatoire à dix ou vingt ans.

L’argument principal des partisans de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ressort régulièrement : Nantes-Atlantique est saturé. Mais les opposants à ce projet (CEDPA et ACIPA) le démolissent facilement : «que Nantes-Atlantique ait accueilli cette année quatre millions de passagers ne signifie absolument pas que l’aéroport est saturé», d’autant plus que «la croissance du nombre de passagers s’est accompagné d’une stabilité du nombre de mouvements d’avions, les appareils anciens étant remplacés par des appareils de plus grande capacité.»

Car MR. Notobaert, Gendron et Mustière oublient toujours de parler du nombre de décollages et d’atterrissages à Nantes : 47 921 en 2012, 46 364 en 2013 (chiffres fournis par l’union des aéroports français) et «45 000» en 2014, selon les prévisions de Vince Aéroport.

Il est également aisé de procéder à une comparaison avec l’aéroport de Genève, qui «sur une surface semblable et avec une seule piste a accueilli, l’an passé, 193 000 mouvements et 14 millions de passagers» (Ouest France, 23 décembre 2014).

L’argument urbanisation – c’est-à-dire goudron et béton – conserve tout son intérêt. Le départ de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes reviendrait à libérer 700 hectares à la porte de Nantes. Ce qu’attendent banquiers,  promoteurs, agents immobiliers, entreprises du bâtiment et de travaux publics …

Crédit photo : DR
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15 réponses

  1. « l’aéroport de Genève, qui «sur une surface semblable et avec une seule piste a accueilli, l’an passé, 193 000 mouvements et 14 millions de passagers» (Ouest France, 23 décembre 2014). » Donc le prétexte « augmentation trafic » est fallacieux, reste l’argument « affairiste » béton/démolition/construction qui rapporte beaucoup à ceux qui sont impliqués, voir les différents acteurs de « l’urbanisation » en ce moment à Nantes…….

  2. Depuis de nombreuses années, les partisans d’un nouvel aéroport affirmaient que Nantes Atlantique serait saturé quand il atteindrait 4 millions de passagers. Puisque les 4 millions ont été atteints, ils disent : « ça y est, c’est saturé ». Mais saturé, ça veut dire plein, bourré, bondé, on ne peut plus rien y mettre, nada !
    Le patron de Vinci Airport était à Nantes Atlantique le 19 décembre pour marquer cet événement. Coïncidence : le 19 décembre, trois nouvelles lignes « low-cost » ont été ouvertes. Il restait donc de la place !
    Je pense que le « low-cost » va rester porteur dans les prochains mois parce que les cours du pétrole sont bas. Le kérosène n’est pas taxé comme le carburant pour automobiles. Les compagnies « low-cost » peuvent donc ouvrir aisément de nouvelles lignes avec des tarifs attactifs. Mais dès que la conjoncture se retourne, ces compagnies ferment des lignes. Comme vous le dites, cette clientèle est « fragile ». En plus, il faudrait savoir si Nantes Atlantique ne leur consent pas des tarifs très bas afin de « faire du chiffre » en les incitant à ouvrir des lignes, tarifs qui bien sûr remonteraient une fois que le nouvel aéroport serait en construction.
    Enfin, la superficie des terrains qui seraient réellement libérés au sud de Nantes par la création d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes est certainement surestimée puisqu’il n’est plus question de fermer Nantes Atlantique (ce qui était pourtant la condition de la création d’un nouvel aéroport selon le « Grenelle de l’environnement »). En effet, Nantes ne tient pas à voir partir Airbus, qui utilise les pistes de Nantes Atlantique. On conserverait donc ces pistes, et je vois mal qui d’autre que les contribuables supporterait leur coût d’exploitation.

  3. des chiffres bidon pour faire croire que NDDL est indispensable.
    les zadistes anti NDDL devraient faire un comptage du nombre d’ atterrissages à Nantes et surtout en périodes d’affluences . car les petits jets d’affaire et les transports de marchandises mis à parts , peut être qu’il y aurait des surprises

  4. A vrai dire, j’étais curieux de savoir ce que Breizh Journal allait titrer a propos de cet événement des 4 millions de passagers, apres nous avoir alertes toute l’année sur l’inquietante baisse de fréquentation a Nantes Atlantique ! J’espérais un petit mea culpa de la rédaction, qui aurait pu avouer avoir un peu trop vite enterre la croissance de NTE… Que nenni, c’était oublier votre légendaire croisade contre NDDL. Tout est bon pour descendre le projet. L’argumentation de la baisse de fréquentation ne tient plus ? Alors on amène celui de la corruption, sans aucune preuve bien entendu mais l’important est de faire croire qu’on sait. Donc grace a vous, on croit savoir qu’il y a un mega complot entreprises du BTP / Vinci / aeroport / politiques ! Tous dans le meme panier, c’est tellement plus facile !! Heureusement que vous n’avez pas peur des condamnations pour diffamation ! Bon sinon il faudrait aussi rentrer dans le 21e siècle, ce serait pas mal. Le low cost, ça fait 20 ans que ça existe en Europe, avec un succès qui ne se dément pas. Vous avez tord de croire que ce n’est pas un mode de consommation durable, c’est tout le contraire en fait ! Les compagnies low cost s’accaparent la plus grande partie de la croissance du trafic sur court et moyen courrier car leur business model est le plus pertinent, Grace a une forte rotation des avions comme des équipages, donc une plus grande optimisation des ressources. Il n’y a aucune raison sérieuse de croire que ça ne va pas durer, et Nantes comme d’autres aéroports, aurait bien tord de ne pas en profiter pour accroitre son offre. Sur ce, chers amis bonnets rouges, je vous souhaite une bonne annee et espère sincèrement vous voir rentrer dans le 21e siècle en 2015… Si ce n’est pas pour vous, faites-le au moins pour vos enfants si vous voulez les voir un jour travailler en Bretagne (et pas seulement a Londres, en Allemagne, aux USA ou aux Emirats !!)

    1. Accuser Breizh-info d’une « croisade contre NDDL » est cocasse de la part d’un personnage qui se répand en courriers à toute la presse française pour soutenir le projet (la petite recherche que je viens de faire sur Google est éloquente). Si vous lisiez plus attentivement, vous auriez noté que les articles précédents de Breizh-info ne parlaient pas de « baisse de fréquentation » mais de ralentissement de la hausse. Sur la pertinence du « business model » des compagnies à bas coûts, vous avez sûrement raison, mais c’est un argument contre NDDL : avec des rotations accélérées et des emports plus importants, ces compagnies optimisent l’utilisation des aéroports (en substance, si les avions restent deux fois moins longtemps, on peut en accueillir deux fois plus, s’ils emportent deux fois plus de passagers, on peut diviser les vols par deux), et donc Nantes Atlantique reste largement suffisant.

    2. Nantes débordé ??? Quelle rigolade !
      En tant que spotter il m’est souvent arrivé (en période de vacances pourtant donc …d’affluence ?) en pleine journée d’attendre les avions pendant 2/3 heures…et de voir le tarmac désert…
      NDDL utile à quoi ??? A qui ?

      1. NDDL utile à quoi ? à QUI ?
        à recevoir des gros porteurs de fret . le traité TAFTA oblige .pour nous ruiner un peu plus et engraisser un plus plus les gros trusts regardez les types d’avions qui fréquentent les aéroports bretons . que des courts ou moyens courrier
        surement pas aux sans dents ni aux illettrés .
        sur ce lien nous avons le trafic de Nantes .pas fiable peut être http://www.flightradar24.com/airport/nte/arrivals
        mais sur celui-ci , http://www.nantes.aeroport.fr/

        que les adeptes de NDDL comptent le nombre de vols

  5. Ah oui j ‘oubliais : vous réduisez a tord la clientèle low cost a la clientèle loisirs. Énorme erreur de discernement ! Le low cost a vocation a capter la clientèle business et c’est déjà ce qui se produit sur des compagnies comme EasyJet ou Vueling, qui ont adapte leur offre en conséquence. Et croyez-moi, l’homme d’affaires nantais ou rennais préfere de loin un vol direct de Nantes a Rome ou Barcelone ou Berlin ou Prague (qui est un hub pour l’Europe Centrale) plutôt que passer par CDG, tout simplement parce que ça lui fait gagner au moins 2h dur chaque trajet, sans parler des économies de couts et la possibilité de faire un AR dans la journée (ce qui est totalement exclu en passant par Paris). Cela me fait penser que vous ne devez pas prendre l’avion bien souvent mes chers journalistes !

      1. Paye par Vinci cher ami. C’est un projet finance majoritairement par le prive, peu d’argent du contribuable hormis le financement des voies d’accès, mais cela se fait partout ainsi. Comparez donc ce cout avec les 2 milliards du TGV ouest finance lui a 100% par l’Etat, les regions et la SNCF (donc encore l’Etat) pour gagner 20 min de trajet, et on reparlera !

      2. Ainsi, parce que « cela se fait partout ainsi », les sommes en cause seraient négligeables ? Ce n’est pas le cas : l’Etat et les collectivités locales ont accepté d’endosser des centaines de millions d’euros de dépenses pour cet aménagement privé. Et l’on sait que ce genre d’aménagement donne toujours lieu à des dérapages de budgets. De plus, Vinci n’est pas un philanthrope : il fera financer ses dépenses en capital par les voyageurs via les taxes d’aéroport, les redevances de parking, etc. Enfin, qui supportera les frais de l’aéroport de Nantes Atlantique maintenu ? Sûrement pas Vinci, probablement pas Airbus : restent les contribuables…

    1. L’équation « low cost = clientèle d’affaires » est amplement confirmée si vous consultez la liste des destinations desservies depuis Nantes Atlantique par les compagnies à bas coûts : Palerme, Ibiza, Palma de Majorque, Djerba, Agadir, Marrakech, Figari, Tenerife, etc., autant de centres d’affaires bien connus !

      1. Mais Easyjet dessert aussi, et nettement plus souvent, Genève, Bâle, Lyon, Toulouse, Londres ou Rome. Pourquoi l' »oubliez » vous ? J’ai ma petite idée…

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