Vannes. Kercado, une zone de non-droit ?

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09/01/2015 – 07H00 Vannes (Breizh-info.com) – La préfecture du Morbihan aurait-t-elle en son sein des zones de non-droits ? Cette question trottait dans certaines têtes, jeudi 1er janvier, alors que les habitants du quartier de Kercado se sont réveillés avec la gueule de bois – et pas uniquement liée à un lendemain de fête difficile. Voitures brûlées, poubelles incendiées, policiers attaqués, « incivilités » multiples, ce quartier qualifié de «sensible» , a été une nouvelle fois livré à une bande d’individus – que nos sources policières décrivent comme majoritairement issues de l’immigration – au grand désespoir des riverains.

Ces violences dans le quartier de Kercado ne sont pas nouvelles puisque déjà, au mois d’octobre, des incidents avaient éclaté, provoqués par des «jeunes» prétextant des contrôles d’identité jugés « inappropriés » ainsi qu’un » manque d’investissement » (sic) de la municipalité dans le quartier. Cette fois-ci, un individu de 18 ans, multi-récidiviste, a été arrêté et incarcéré.

Si le maire de Vannes, David Roibo (UMP), est monté au créneau pour dénoncer ces violences émanant «d’un petit groupe de jeunes» et pour se féliciter l’action de la police et des pompiers, certains Vannetais se demandent si la sécurité est encore assurée dans ces quartiers. C’est le cas de Bertrand Iragne, conseiller municipal (FN), qui demande dans un communiqué au maire de le nommer «adjoint en charge de la sécurité» afin de rétablir l’ordre dans la ville «face au laxisme et aux agissements de la pègre vannetaise».

Du côté des riverains, on déplore le manque d’effectifs policiers mis en place ainsi qu’un certain laxisme : «tout est fait pour ne pas faire de vagues, histoire de ne pas « stigmatiser » ce quartier qui contient pourtant un concentré d’éléments nocifs au vivre ensemble», déclare Pierre, un habitant du quartier. Certaines communautés sont montrées du doigt : « il y a des gamins laissés à eux-mêmes, avec des parents qui parlent à peine le français et qui ne font rien pour s’intégrer. Ce n’est pas en arrosant les associations de quartier de subventions qu’on parviendra à endiguer ce fléau mais en les obligeant à s’intégrer ou à partir» affirme son voisin, venu nous rejoindre par curiosité.

Du côté de la police, la base déplore le manque de moyens et les risques engendrés par cette situation. «Concrètement, un samedi après-midi, si vous avez un braquage au nord de Vannes, un incendie de voiture dans un autre quartier et des violences dans le centre-ville, nous n’avons pas les effectifs pour être partout, il y a donc des priorités», confie un policier du cru avant d’admettre que cela signifie effectivement que la sécurité ne peut pas être assurée partout. «Les priorités sont liées à des choix politiques, avec une volonté de préserver le centre-ville, au détriment de certains quartiers comme Kercado ou Menimur.»

Les riverains apprécieront …

Photo : DR
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2 réponses

  1. que d’évidences redécouvertes ! quand est-ce que les habitants de Kercado prendront leurs responsabilités, puisqu’ils sont 5000 et les branleurs 20 ?

Les commentaires sont fermés.

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