09/10/2015 – 06H00 Brest (Breizh-info.com)  – Une manifestation visant à demander la fermeture de la mosquée Sunna de Brest, à l’initiative d’Adsav!, se tiendra samedi 10 octobre prochain à 11h devant la mairie de Brest.  Depuis l’annonce de celle-ci , plusieurs menaces de morts ont circulé sur les réseaux sociaux, comme ces  twittos se revendiquant de Pontanézen : « venez à Ponta vs véré les kalachs » ou encore « vener à Ponta au lieu de vous refugier à liberté comme des tarlouzes ». Les services de police n’écartent pas l’éventualité de tensions possibles avec quelques jeunes musulmans du quartier de Pontanézen qui voudraient venir perturber la bonne tenue du rassemblement. Ce dernier a fait l’objet d’une déclaration en préfecture et en mairie.

Un troisième invité pourrait s’inviter dans le débat : l’extrême-gauche antifasciste brestoise – bien moribonde ces derniers temps quelques mois après s’être attaquée il y’a un an et demi à plusieurs reprises aux locaux du Front national – annonce en effet un rassemblement, à 9h30, sur le parvis de la faculté Segalen, dans l’optique de rejoindre ensuite le centre-ville.

Critiquant violemment Adsav et Résistance Républicaine, qui appelle également à rejoindre la manifestation, les antifascistes expliquent : « pour nous il est évident que ces groupes tirent parti du buzz médiatique autour de l’imam de Pontanezen, Rachid Abou Houdeyfa, pour exprimer librement leur islamophobie décomplexée. » Pour les « antifas », critiquer  des propos tenus en public via Youtube par l’imam Houdeyfa relèverait de l’instrumentalisation. « Nous nous positionnons contre l’instrumentalisation raciste et islamophobe qui en est faite. Notons que depuis quelques temps déjà Adsav nous livre les récits les plus fantaisistes concernant la vie de quartiers qu’ils ne connaissent pas. »

Plus réputée pour son recours à la violence que pour la solidité de son idéologie, la mouvance dite « antifasciste » entend donc aujourd’hui faire barrage à une manifestation dénonçant le salafisme et l’intégrisme religieux. Une pilule qui risque d’être difficile à avaler notamment chez les collectifs féministes.

Samedi,  les forces de police devraient être bien présentes à Brest, afin de veiller à la bonne marche de la manifestation. Car si celle-ci a été déclarée par les organisateurs, il n’en est pas de même de la contre-manifestation d’extrême-gauche. Et les menaces de « descente » émanant de la cité – très « sensible » – de Pontanézen ne sont pas à prendre à la légère.

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