Après la démonstration du breton Paul Dena le 09 janvier dernier devant le Brésilien Paulo Santos lors du Hexagone MMA 37 de Paris, Benoît Saint-Denis a fait taire tous les critiques à Sydney après sa victoire éclatante contre le Néo-Zélandais Dan Hooker en Poids-Légers, dans la nuit de samedi à dimanche lors de l’UFC 325.
L’ancien commando des Forces Spéciales avait promis un bain de sang au Néo-Zélandais, ça aura été pire. Le réveil de Dan Hooker le lendemain du combat a dû être particulièrement difficile tant le Français a détruit le visage du Top 6 mondial principalement à coups de coudes. En vérité, il n’y a pas eu vraiment de bagarre. Le premier round, le seul coup dangereux pour BSD aura été un high-kick bien placé, venant d’un combattant longiligne et très sec. Or, ce genre de gabarit est très dur à frapper car le moindre coup rencontre directement un os, éprouvant pour celui qui cogne.
Dan Hooker a la réputation d’être un striker, BSD n’aura eu de cesse de l’amener au sol où le Néo-Zélandais était complètement dominé. Quand les deux combattants étaient debout, Saint-Denis a totalement pris le dessus sur son adversaire en poings et en genoux. Hooker aura réussi à placer quelques directs et quelques jambes mais l’ancien militaire français encaisse comme un vrai dur. Hooker n’était clairement pas assez puissant pour mettre Saint-Denis à terre.
Sens unique
Malgré un physique ultra-sec, Dan Hooker a paru épuisé à l’issue du premier round, multipliant les erreurs au sol. Le second round a été une formalité pour le Français et un calvaire pour le Néo-Zélandais. On peut d’ailleurs regretter que l’arbitre n’est pas arrêté le combat plus tôt, vers 2’25 par exemple au 2è round. Benoît Saint-Denis pratiquant alors un terrible étranglement sur son adversaire pendant de longues minutes avant de le finir en poing et en coude. Le Néo’Zélandais était maîtrisé au sol, son visage commençait à saigner abondamment, il était impossible qu’il revienne dans le combat, il aurait fallu arrêter avant.
Problème paradoxal
Un problème se pose désormais à Benoît Saint-Denis : il est le champion incontesté des « prospects » aspirant à rentrer dans le Top 5 là où il y a les vrais méchants. En 9 mois, il a aligné 4 victoires par KO ou TKO. Mais en 9 mois, il n’a pas eu d’adversaire. Il n’a jamais été en difficulté, a pris peu de coups, le dernier combat contre Beneil Dariush ayant même duré à peine 16 secondes. Comment va-t-il gérer cette facilité alors qu’il va rentrer dans le marigot des vrais tueurs ? C’est là où son entraîneur Nicolas Ott aura une importance capitale. Car après la démonstration de Sydney, il est humainement difficile pour n’importe quel combattant de MMA de ne pas se sentir invincible.
Vers un titre mondial ?
Benoît Saint-Denis a été snobé par tous les combattants de canapé de la planète arguant qu’il n’avait pas affronté de vraies terreurs jusqu’alors. On ne peut qu’être d’accord avec eux. Depuis ses deux défaites de 2024, on a pris l’habitude de voire dans le nouvel adversaire de BSD le plafond de verre sur lequel le Nîmois allait se briser, or il ne s’est brisé sur rien et, face à lui, aucun n’a réellement existé. Le dernier en date, Dan Hooker devait être le juge de paix pour savoir si BSD était un top 5 mondial ou non, or il est apparu comme un combattant de seconde zone alors qu’il était alors 6è au classement UFC !
Pour BSD, désormais, les choses sont claires : s’il bat un Pimblett (qui reste sur une terrible et sanglante défaite face à Gaethje) ou un Tsarukyan avec la même facilité, il sera un sérieux prétendant au titre mondial. A l’heure actuelle, le détenteur de la ceinture est le Géorgien Ilia Topuria qui devrait prochainement affronter l’Américain Justin Gaethje.
Photo : capture d’écran, Boxe Mag
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.