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08/12/2015 – 15H00 Nantes ( Breizh-info.com) – Avec près de 31%, le Parti socialiste demeure le premier parti en Loire-Atlantique alors qu’il n’obtient que 26 % sur l’ensemble des Pays de la Loire. L’écart entre la droite et la gauche y est aussi moins marqué. La liste de Bruno Retailleau plafonne à 29,4 % des suffrages contre 33, 5% au niveau régional. Le Front national y récolte 17,8 % en retrait de son score régional qui s’établit à 21,4 %. Europe Ecologie-Les Verts, avec 9,5%, demeure au dessus du résultat régional (7,8%). Les communistes, qui recueillent 3,7 %, font un score équivalent.
La comparaison avec les résultats des élections régionales de 2010 est éclairante. Le PS recule de près de 5 points. Cela ne profite pas aux Républicains qui sont en retrait de 3 points par rapport au total UMP et Modem de 2010. C’est le FN qui enregistre la plus forte progression : 11,6% en triplant presque score précédent. Ce sont les Verts qui reculent le plus nettement voyant leur score baisser de 59%. Les communistes poursuivent leur déclin : moins 2 points.
Le maintien d’un puissant PS en Loire Atlantique, département très urbanisé, tient avant tout à son score dans les grandes villes du département. Cela est particulièrement marqué dans l’agglomération nantaise : Nantes 36 %, Saint-Herblain 38%, Rezé plus de 40 %, mais aussi à Saint-Sébastien 37 % et Orvault 34% villes pourtant administrées par l’UDI. A Saint-Nazaire, le PS est toujours dominant avec plus de 38 % mais recule de plus de 2 points. Ce retrait est encore plus marqué dans son agglomération, à Montoir, à Trignac et en Brière.
Aux dernières élections municipales le PS avait facilement gardé toutes les villes qu’il détenait depuis plusieurs décennies. Les réseaux associatifs et de clientèle qu’il a su y tisser ne sont pas pour rien dans cette force électorale. Il faut aussi noter l’importance de l’appui de la plupart des medias, presse subventionnée et gratuite, radios et télévisions locales.
Les Républicains conservent une forte implantation dans le Pays de Retz, en Presqu’ile guérandaise avec 48 % à la Baule, dans le pays d’Ancenis et le castelbriantais. Bruno Retailleau leur leader vendéen n’a pas percé dans le département. Son choix de mettre en tête de liste départementale la nantaise Laurence Garnier, très largement battue l’an dernier à Nantes, n’y est sans doute pas étranger. Il en est de même pour le nombre de places attribuées aux alliés réputés « peu sûrs » de l’UDI.
Comparativement à 2010 où il était très affaibli, le FN a fortement progressé. Il obtient néanmoins en Loire-Atlantique, qui demeure une « terre de mission », un de ses plus faibles pourcentages de France. Il faut aussi noter que sa progression ininterrompue depuis la présidentielle de 2012 semble stoppée. Il recule même légèrement depuis les départementales de mars dernier où il avait obtenu 18,3 %. Est-ce là le manque de notoriété de ses candidats à l’exception de Jean-Claude Blanchard à Saint-Nazaire ? Est-ce en raison d’une liste largement imposée par la direction nationale qui a provoqué la démotivation de certains militants – au demeurant peu nombreux au regard d’une formation politique ayant acquis un tel poids ?
Les Verts ont conservé en Loire Atlantique un poids électoral conséquent de près de 10%. Cet électorat demeure essentiellement urbain et « bobo » à l’exception de Notre-Dame des-Landes. Là EELV frôle les 30%, talonnée par un FN à 28 %. Il est vrai que ce dernier a pris clairement position contre le projet d’aéroport.
Les petites listes n’effectuent aucune percée. L’ancien écologiste Gilles Denigot, candidat soutenu cette année par l’UDB, conserve le même faible score de 2,6% que la liste bretonne de 2010. Il en est de même de Lutte ouvrière avec un très modeste 1,4%. Nouvelle venue aux régionales, la liste de Debout la France ne progresse pas non plus depuis 2012 avec 3,6%. Vers qui se reporteront ses 17 000 électeurs au second tour ?
Le socialiste Christophe Clergeau dispose d’un important réservoir de voix de près de 17 %. Ce n’est pas le cas de la liste de Bruno Retailleau. Dans la triangulaire, le FN progressera –t-il encore ? C’est là une des enjeux du second tour. Réponse le 13 décembre.
Photo : DR
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