Brest : Franck Besombes joue la carte Retailleau

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A défaut de réussir à Brest, Franck Besombes pourrait jouer un rôle à Paris. En effet tout candidat à l’élection présidentielle a besoin d’une équipe de collaborateurs efficaces et talentueux. De préférence des gens sachant conduire une campagne électorale…

Dans le personnel politique brestois, Franck Besombes (droite conservatrice) appartient à la catégorie des “petits“. Au foot, on dirait qu’il joue en Ligue 2… En effet au premier tour des élections municipales de mars, la liste qu’il conduisait Retrouver Brest n’avait obtenu que 3,11 % des suffrages exprimés. Mais il en fallait davantage pour décourager ce prof de management à l’université de Caen. Immédiatement, il déclare : « Ce n’est que le début du mouvement. Il y aura d’autres échéances à venir pour la droite en général. » (Le Télégramme, Brest, lundi 16 mars 2026)

Son positionnement politique correspond à l’une des familles de la droite : « J’assume d’être de droite, sur une ligne à la fois conservatrice sur le plan sociétal, et libérale sur le plan économique. J’avance avec clarté » (Le Télégramme, Brest, samedi 25 janvier 2025). Pour ce qui est des « échéances », l’Union du Ponant, l’association de Besombes, pourrait se contenter d’objectifs locaux qui sont normalement à sa portée, même si la preuve a été apportée que le poids politique et électoral de ce groupe était faible. Mais Besombes voit grand et raisonne “national“, c’est-à-dire élection présidentielle de 2027.

Pour la France : l’ordre et la prospérité

Tout de suite, il annonce son ralliement à Bruno Retailleau, président de LR et candidat à l’Elysée. « Ces élections sont fondamentales pour l’avenir de la France, et le projet de radicalité raisonnable que souhaite porter Bruno Retailleau est la seule voie pour que notre pays retrouve l’ordre et la prospérité, après dix années de “en même temps“ incarné par Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Edouard Philippe », écrit-il. Manifestement, Franck Besombes n’aime pas l’ancien Premier ministre et président d’Horizons qu’est Edouard Philippe ; il l’accuse « de se refaire une virginité politique en laissant croire qu’il serait de droite. Nous disons non, son parcours, ses projets, ses amitiés sont bien ancrées à gauche ». (Le Télégramme, Brest, jeudi 23 avril 2026)

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Pour l’instant, la « radicalité raisonnable » de Bruno Retailleau ne semble pas payer ; c’est ce que montre un récent sondage portant sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Selon les hypothèses, il se contente de 8 ou 9 %, tandis que Edouard Philippe monte à 19 %. Dès maintenant, on parle des candidats à “deux chiffres“ : Marine Le Pen (33, 34 ou 35 %), Jean-Luc Mélenchon (13 ou 16 %), Raphaël Glucksmann (13, 14 ou 16 %), qui peuvent être qualifiés pour le second tour (OpinionWay, Le Journal du dimanche, 14 juin 2026) Notons également que les 24 % de popularité dont bénéficie Retailleau se décomposent en 9 % pour le soutien et 15 % pour la sympathie (Cluster 17, Le Point, 11 juin 2026).

 Un seul prétendant pour être qualifié au second tour

A coup sûr, « la pression pour qu’il n’y ait qu’un seul prétendant de la droite et du centre sur la ligne de départ de 2027 ne cessera de monter à partir de cet automne. Gérard Larcher sera notamment un des premiers à l’exercer » (La Tribune dimanche, 21 juin 2026). Or, à droite, on reproche volontiers à Bruno Retailleau son manque d’épaisseur politique. « Ce défi de densité est d’autant plus difficile à relever que le candidat LR est pris en étau. D’un côté  Edouard Philippe et Gabriel Attal. De l’autre Marine Le Pen et Jordan Bardella qui tous veulent sa peau. Les uns veulent l’écraser, les autres l’achever. Car les électeurs déserteurs du parti autrefois gaulliste n’ont pour l’instant aucune raison, ni l’intention, d’y revenir, tant l’original s’est perdu », analyse Nicolas Domenach (Challenges, 25 juin 2026) Le coup de grâce est porté parle maire de Nice Eric Cioti qui, avec sa boutique UDR, ambitionne de remplacer LR, lequel, dit-il, « n’est plus qu’un syndicat d’intérêts personnels, sans ligne idéologique. A l’image de Jean-François Copé et de Laurent Wauquiez qui ont déjà rallié Edouard Philippe ou de Xavier Bertrand qui se vautre dans le communautarisme de bas étage avec ses déclarations sur les prénoms français, faisant de lui le Mélenchon de LR. Ce parti est déjà englouti dans le macronisme, voire le socialisme. » (Le JDNews, mercredi 24 juin 2026)

Frank Besombes rendrait de grands services à Retailleau

Que va faire Frank Besombes dans cette galère ? Bien sûr, il a pu recharger ses batteries lors du meeting du Parc floral (Paris, samedi 20 juin) puisque Bruneau Retailleau a été catégorique : « Croyez-moi, j’irai jusqu’au bout. Je vais mettre mes tripes, mon cœur sur la table. » Mais tous ceux qui suivent les affaires politiques savent que, si à l’automne, ce dernier ne parvient pas à décoller dans les sondages, il sera contraint de rendre son tablier. Avec une bonne négo avec “Edouard“, il pourrait obtenir, en échange de son ralliement, une place de ministre dans le futur gouvernement du maire du Havre, en cas de victoire de ce dernier.

En attendant, Besombes pourrait proposer ses services à Franck Robine. En effet ce dernier, préfet de Bretagne depuis novembre 2025, va rejoindre Bruno Retailleau pour devenir son directeur de campagne. Certes Franck Robine ne connaît rien aux campagnes électorales mais Besombes, lui, est un grand professionnel ; il en a apporté la preuve lors des élections municipales à Brest – et le management, c’est son “truc“. Besombes est l’homme de la situation…

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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