Dans le Finistère, aux récentes élections municipales, le Parti socialiste a perdu Le Relecq-Kerhuon, Moëlan-sur-Mer, Riec-sur-Belon, Clohars-Carnoët, Mellac et le gros morceau Brest. Or les ressources de la fédération reposent davantage sur les cotisations des élus que sur celles des adhérents. En effet « chaque élu reverse mécaniquement 8 % de son indemnité mensuelle au parti. Cela représente à peu près deux tiers sur l’enveloppe globale », explique Sandrine Perhirin, la trésorière de la fédération du Finistère. « On est grosso modo sur un volume à 50 000 € annuels en moins », poursuit-elle (Le Télégramme, Bretagne, mercredi 29 avril 2026)
Trouver de l’argent devient donc nécessaire. On songe à vendre les locaux de Carhaix et de Landerneau. « Deux villes où les militants sont vieillissants et les perspectives de victoire à court terme ne sont pas les plus évidentes. » En clair, les sections n’y fonctionnent plus. Il est question également de réduire le nombre de salariés. « On a trois permanents à la Fédé. Je pense que l’on va pouvoir en garder deux », estime Sandrine Perhirin (Le Télégramme, Bretagne, mercredi 29 avril 2026)
Cette affaire montre la puissance et l’organisation du Parti socialiste à la « belle époque » : des locaux, des permanents, des élus disciplinés, des ressources qui tombent automatiquement… A coup sûr, la droite (RPR, UMP, Les Républicains) est bien incapable d’en faire autant, faute d’un esprit militant.
Bernard Morvan
Photo d’illustration : DR
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