Nantes. Émeute à l’établissement pour mineurs d’Orvault : 6 départs de feux, près de 15 cellules saccagées

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30/12/2015 – 15H00 Nantes (Breizh-info.com) – Après la double tentative d’évasion survenue le dimanche dans l’octave de Noël, l’EPM (Etablissement pour Mineurs) d’Orvault n’a pas manqué de faire reparler de lui. Cette nuit, entre minuit et trois heures du matin, une véritable émeute a éclaté dans l’établissement, plusieurs détenus s’étant attaqués à leurs cellules pour provoquer un maximum de désordre. Près de neuf cellules ont été détruites par le feu – et l’eau versée pour éteindre – tandis que quatre autres étaient saccagées par les détenus.

Le premier départ de feu a eu lieu vers minuit. « Lorsque le détenu a été sorti et mis en prévention [au mitard] il a dit, ce n’est que le début », se souvient William Cozic, délégué FO-Pénitentiaire pour Nantes. Les événements lui ont donné raison : d’autres départs de feux, provoqués avec des briquets ou d’autres combines, se sont succédé dans les cellules. D’autres détenus se sont attaqués au matériel : « j’ai visité une cellule, tout était fichu. Le détenu a tout cassé, le WC pulvérisé, la fenêtre, le bureau, la table… ». Par ailleurs les surveillants qui tentaient de remettre de l’ordre ont été accueillis à coups de seaux d’eau, d’urine etc. « C’était le 14 juillet quoi ». Il n’y a cependant pas eu de surveillants blessés.

Pour une fois, la réaction des pouvoirs publics a été rapide. Le procureur de permanence s’est déplacé dans l’établissement et 8 hommes des ERIS – le GIGN de la pénitentiaire – sont intervenus en pleine nuit. Six meneurs – dont trois Maghrébins – ont été placés en garde à vue. Un seul d’entre eux est majeur, tous sont soit des prévenus, soit présents pour de courtes peines suite à des agressions ou des infractions liées aux stupéfiants. Ils devraient être très rapidement transférés, sans doute vers d’autres régions françaises car les quartiers mineurs des maisons d’arrêt de Caen et Brest sont complets. Les huit majeurs de l’EPM devraient aussi partir, cette fois vers les maisons d’arrêt de Nantes, Rennes et Brest selon leurs origines.

Le précédent épisode de feux de cellule avait eu lieu à l’EPM le 10 et le 24 avril  ; là encore les détenus se seraient concertés au préalable pour profiter du désordre afin de faire une mutinerie. Le contribuable appréciera une fois de plus : une journée d’EPM coûte près de 700 euros et les réparations suite à l’émeute de cette nuit se chiffrent en milliers d’euros.

Les EPM, un échec qui coûte cher au contribuable

Au-delà de l’émeute elle-même, William Cozic, délégué pour FO Pénitentiaire à Nantes, estime que « la question de l’utilité de la prise en charge des mineurs dans les EPM doit être posée. Cela a un coût énorme pour le contribuable, pour des résultats nuls ou quasi. Les détenus passent deux-trois semaines dehors, puis ils reviennent, ils se baladent de quartiers mineurs en maison d’arrêt à l’EPM et les seuls qu’on ne revoit plus, c’est ceux qui sont devenus majeurs ». Depuis l’ordonnance de 1945 sur les mineurs, « la criminalité a changé, et les mineurs aussi ».

Pour le surveillant, « on ne cherche qu’à les occuper – pour ça, il y a des moyens – on leur apprend la taille de pierre, on leur fait faire des balades un peu partout, l’autre jour il y avait des musiciens pour leur apprendre le djembé… Quand est-ce que on se bouge pour les remettre dans le droit chemin, leur inculquer la discipline et les valeurs de la République ? ». Les EPIDE (Etablissements publics d’insertion de la défense, anciens centres 2nde chance, obtiennent, eux, de bons résultats dans la lutte contre la délinquance des mineurs. Leurs points forts ? Le volontariat des jeunes qui y rentrent et la discipline militaire qui y est appliquée.

Photo : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. La république a-t-elle une valeur? Si elle en avait, ça se saurait. C’est un système de gouvernement. Souvenez-vous de 1789 et de la terreur sous Robespierre avec les valeurs de liberté, égalité et de fraternité! Combien de têtes sont tombées et le génocide vendéen et les multiples « Oradour-sur-Glane » avant l’heure,en Vendée et ailleurs! Soyons sérieux.

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