Plus de 10 000 combattants de l’Etat islamique tués en Irak et Syrie

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06/01/2016 – 05h55 Damas (Breizh-info.com) – Les nombreux attentats perpétrés par l’État islamique – le dernier, à Quamishly au nord de la Syrie, a fait 16 morts au sein de la communauté assyrienne locale – ne font pas oublier que l’organisation terroriste internationale subit revers sur revers et connaît de lourdes pertes en Syrie et en Irak.

Selon le bilan officiel des Nations Unies, les guerres civiles d’Irak et de Syrie ont fait plus de 100.000 morts en 2015. En Irak, il y a plus de 52.000 morts dont 14.571 civils. Selon les Kurdes irakiens, au moins 8000 d’entre eux sont des terroristes de l’État islamique, rapporte l’agence iranienne Fars News. Pendant la seule bataille de Ramadi en décembre, plus de 1400 combattants de l’EI sont morts en tentant d’empêcher – en vain – la reprise par l’armée irakienne de la ville.

Côté syrien, le conflit a emporté en 2015 près de 55.000 vies, selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) réputé proche des rebelles. Les Kurdes syriens ont, eux, annoncé avoir tué 5875 combattants de l’Etat islamique, rapporte le média régional du nord de la Syrie Ara News. Lors de la seule offensive de Noël (23 au 30 décembre) qui a conduit à la prise par les kurdes du barrage de Tishrin – plus de 100 localités ont été libérées et la route stratégique Manbij-Raqqa coupée – près de 219 terroristes de l’EI auraient été tués, selon les combattants kurdes.

Par ailleurs, d’autres combattants de l’Etat Islamique – ou d’autres groupes islamiques – sont morts par milliers sur le territoire syrien, entre les opérations spéciales des forces syriennes, les bombardements russes, syriens, iraniens, et des occidentaux, et les combats à proprement parler. Il est cependant très difficile de faire un bilan, notamment parce qu’il y a de très nombreuses factions islamistes – la Jordanie, chargée d’en faire la liste, en a compté plus de 160 – qui s’allient parfois dans certains secteurs, ou se livrent au contraire à de très violents combats entre elles. Le front al Nusra, soutenu par les Etats-Unis et la France car il se bat à la fois contre Bachar el Assad et l’Etat Islamique, s’est ainsi livré à de très violents combats et plusieurs attentats en décembre contre les positions tenues par l’Etat islamique au nord d’Alep. Ce secteur, appelé « corridor d’Azaz », est stratégique : c’est de là que part en Turquie le pétrole extrait par l’Etat islamique dans les régions pétrolières du nord de la Syrie qu’il contrôle. L’Etat islamique y est aussi attaqué par les Kurdes et les forces gouvernementales syriennes.

Ces pertes représentent une part importante des effectifs de l’État Islamique en Irak et en Syrie. Ils sont chiffrés à 31,000 selon un rapport de l’institut spécialisé dans le renseignement Soufan Group. Ce nombre a néanmoins plus que doublé par rapport à juin 2014 où ils étaient 12.000 ; par ailleurs, des sources locales avancent le nombre de 61.000 rebelles islamiques dans la région, dont 30.000 de l’État islamique et 15.000 du front al Nosra, qui n’est guère moins radical. Selon Soufan Group, il y a dans la région au moins 1700 djihadistes français, 2500 saoudiens, 6000 tunisiens, 4700 combattants issus de Russie et d’Asie centrale dont 2400 de Russie et plusieurs milliers d’autres djihadistes occidentaux.

Mais le vrai danger n’est plus en Irak et en Syrie : l’État Islamique fait souche dans d’autres pays, dont la Libye.  A moins de 500 km de l’Europe. Il vient de se rappeler au souvenir des décideurs européens et de ceux qui aspirent à le (re)devenir, comme Nicolas Sarkozy : hier, l’État islamique a attaqué un grand port pétrolier lybien, Al-Sidra et a affirmé avoir pris le contrôle de la ville de Bin Jawad, à l’est de son fief local de Syrte. La ville natale de Mouammar Kaddhafi, qui lui a toujours été fidèle.

Photo : DR
Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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