31/03/2016 – 05h00 Rennes (Breizh-info.com) – Ce jeudi, une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail se déroulera à Rennes. Et commerçants, riverains, mais aussi élus craignent de nouveaux débordements, de nouvelles violences, une tradition désormais à Rennes dès que la gauche et l’extrême gauche manifestent.

Depuis des années, la capitale bretonne vit en effet au rythme des violences, en marge des manifestations contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en marge de manifestations antifascistes, en marge de manifestations étudiantes (en hommage à Rémi Fraisse par exemple), et récemment, en marge des manifestations contre la loi Travail.
Fait significatif et nouveau : désormais, comme à Paris ou dans d’autres grandes villes françaises, on voit des jeunes « des quartiers » venir s’attaquer à des boutiques et se méler aux manifestants pour piller, comme ce fût le cas dans la boutique Lacoste à Rennes, la semaine dernière.

Préfet depuis 2013 en Ille-et-Vilaine, Patrick Strozda est chargé par l’Etat – comme son titre l’indique – d’assurer l’ordre et de protéger les citoyens et leurs biens. Il est pour cela hautement rémunéré par l’État, c’est à dire par les citoyens. Entre 5000 et 8000 euros par mois, sans compter tous les avantages en nature, et autres primes de résultat.

La multiplication des incidents ces dernières années en marge des manifestations n’ont pourtant entrainé de sa part aucune réaction de fermeté. « Tout sera mis en oeuvre pour sécuriser les défilés et pour neutraliser les casseurs » a-t-il affirmé avant la manifestation de jeudi. « Le droit de manifester existe mais piller des magasins, dégrader des bâtiments, occuper des gares, la rocade ou s’en prendre au métro, ce n’est pas manifester ». Dans les faits, à chaque manifestation, il n’y a pas ou peu d’arrestation, de condamnation, et c’est systématiquement les collectivités qui payent pour réparer les dégâts commis. Par ailleurs, aucun arrêté d’interdiction n’est jamais pris pour risque de trouble à l’ordre public et quand il existe, dans le concret, rien ne se passe.

« Dans n’importe quelle entreprise, le préfet Strozda aurait été licencié depuis bien longtemps pour faute grave » souligne Hervé, un riverain rennais qui « en a ras le bol de voir la ville devenir une zone de guerre à chaque manifestation de ces petits bourgeois étudiants d’extrême-gauche ». « La sécurité des citoyens n’est pas assurée. Moi, si demain, je jette des pavés sur la tête des manifestants qui cassent, je vais en prison. Et eux ? » s’interroge-t-il. Une source policière pointe du doigt le deux poids deux mesures mais surtout, les volontés politiques qui changent en fonction des types de manifestation : « C’est simple, le préfet Strozda doit obéir à ses supérieurs ou il part. Donc il doit penser à sa carrière. Quand on veut empêcher une manifestation de se tenir pour risque de troubles à l’ordre public, on est capable de prendre des mesures » nous indique notre contact, qui continue : « que ce soit lorsqu’il s’agit d’encadrer des supporteurs de football à risque dans une ville ou de veiller à interdire effectivement une manifestation, comme à Calais récemment, on met les moyens à chaque fois. Ici à Rennes, comme dans d’autres villes, et avec ce type de manifestants issus des groupes d’extrême-gauche, nos consignes sont simplement d’encadrer, pas de réprimer, par d’arrêter. Pourtant, on peut le faire, en traitant le problème à la racine, dès le début du moindre rassemblement. Tout est question de volonté politique. Vous mettez trois leaders indécrottables à l’écart et vous les sanctionner sévèrement judiciairement, et c’est terminé». 

Deux poids deux mesures et une tolérance vis à vis de l’ultra-gauche ? C’est la question qui se pose désormais de plus en plus. Rappelons que la semaine dernière, deux commissariats ont été attaqués à Paris (attaques filmées) par des jeunes étudiants de gauche cagoulés, sans que la police ne réagisse . « Les collègues ont peur de la bavure, on les comprend vu le lynchage médiatique systématique. C’est impensable dans un autre pays de voir des commissariats attaqués comme cela sans aucune réaction express , radicale, efficace » explique notre source policière qui termine : « les chaises jetées sur le métro à Rennes, c’est carrément du sabotage. Il y aurait pu y avoir des morts. Mais là encore, rien à signaler ….». Des interpellations ont eu lieu hier concernant cette affaire, à suivre.

Difficile pour un État de prétendre à vouloir lutter contre le terrorisme international et islamiste lorsque l’on semble incapable d’assurer la sécurité intérieure de ses citoyens …

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

5 Commentaires

  1. Donc vous n’aimez pas les manifestants, ni leurs méthodes, ni celles du préfet (étonnant), ni celles du président (encore étonnant) ! Vous êtes bien revendicatif chez Breizh Info c’est incroyable. Une proposition peut être ? A part mettre 40 flics a chaque coin de rue ?. Il ne faut pas tout mélanger, car l’extreme-gauche dont vous faites une cible toute trouvée n’est pas au centre du débat, il s’agit dans vos exemples de casseurs a peine matures (même pas affiliés politiquement) qui balancent des chaises ou sacagent des Lacoste shop. Vos raccourcis sont bien racoleurs mais détournent de la réalité : des gens qui se battent pour les droits de tous (y compris les votres…). PS : il a l’air sympa Hervé le riverain, il saurait me donner son numéro? , on pourrait discuter entre adultes.

  2. […] Ce jeudi, une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail se déroulera à Rennes. Et commerçants, riverains, mais aussi élus craignent de nouveaux débordements, de nouvelles violences, une tradition désormais à Rennes dès que la gauche et l’extrême gauche manifestent.Depuis des années, la capitale bretonne vit en effet au rythme des violences, en marge des manifestations contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en marge de manifestations antifascistes, en marge de manifestations étudiantes (en hommage à Rémi Fraisse par exemple), et récemment, en marge des manifestations contre la loi Travail. Fait significatif et nouveau : désormais, comme à Paris ou dans d’autres grandes villes françaises, on voit des jeunes « des quartiers » venir s’attaquer à des boutiques et se mêler aux manifestants pour piller, comme ce fût le cas dans la boutique Lacoste à Rennes, la semaine dernière.Préfet depuis 2013 en Ille-et-Vilaine, Patrick Strozda est chargé par l’Etat – comme son titre l’indique – d’assurer l’ordre et de protéger les citoyens et leurs biens. Il est pour cela hautement rémunéré par l’État, c’est à dire par les citoyens. Entre 5000 et 8000 euros par mois, sans compter tous les avantages en nature, et autres primes de résultat.La multiplication des incidents ces dernières années en marge des manifestations n’ont pourtant entrainé de sa part aucune réaction de fermeté. « Tout sera mis en œuvre pour sécuriser les défilés et pour neutraliser les casseurs » a-t-il affirmé avant la manifestation de jeudi. « Le droit de manifester existe mais piller des magasins, dégrader des bâtiments, occuper des gares, la rocade ou s’en prendre au métro, ce n’est pas manifester ». Dans les faits, à chaque manifestation, il n’y a pas ou peu d’arrestation, de condamnation, et c’est systématiquement les collectivités qui payent pour réparer les dégâts commis. Par ailleurs, aucun arrêté d’interdiction n’est jamais pris pour risque de trouble à l’ordre public et quand il existe, dans le concret, rien ne se passe.« Dans n’importe quelle entreprise, le préfet Strozda aurait été licencié depuis bien longtemps pour faute grave » souligne Hervé, un riverain rennais qui « en a ras le bol de voir la ville devenir une zone de guerre à chaque manifestation de ces petits bourgeois étudiants d’extrême-gauche ». « La sécurité des citoyens n’est pas assurée. Moi, si demain, je jette des pavés sur la tête des manifestants qui cassent, je vais en prison. Et eux ? » s’interroge-t-il. Une source policière pointe du doigt le deux poids deux mesures mais surtout, les volontés politiques qui changent en fonction des types de manifestation : « C’est simple, le préfet Strozda doit obéir à ses supérieurs ou il part. Donc il doit penser à sa carrière. Quand on veut empêcher une manifestation de se tenir pour risque de troubles à l’ordre public, on est capable de prendre des mesures » nous indique notre contact, qui continue : « que ce soit lorsqu’il s’agit d’encadrer des supporteurs de football à risque dans une ville ou de veiller à interdire effectivement une manifestation, comme à Calais récemment, on met les moyens à chaque fois. Ici à Rennes, comme dans d’autres villes, et avec ce type de manifestants issus des groupes d’extrême-gauche, nos consignes sont simplement d’encadrer, pas de réprimer, par d’arrêter. Pourtant, on peut le faire, en traitant le problème à la racine, dès le début du moindre rassemblement. Tout est question de volonté politique. Vous mettez trois leaders indécrottables à l’écart et vous les sanctionner sévèrement judiciairement, et c’est terminé». Deux poids deux mesures et une tolérance vis à vis de l’ultra-gauche ? C’est la question qui se pose désormais de plus en plus. Rappelons que la semaine dernière, deux commissariats ont été attaqués à Paris (attaques filmées) par des jeunes étudiants de gauche cagoulés, sans que la police ne réagisse . « Les collègues ont peur de la bavure, on les comprend vu le lynchage médiatique systématique. C’est impensable dans un autre pays de voir des commissariats attaqués comme cela sans aucune réaction express , radicale, efficace » explique notre source policière qui termine : « les chaises jetées sur le métro à Rennes, c’est carrément du sabotage. Il y aurait pu y avoir des morts. Mais là encore, rien à signaler ….». Des interpellations ont eu lieu hier concernant cette affaire, à suivre.Difficile pour un État de prétendre à vouloir lutter contre le terrorisme international et islamiste lorsque l’on semble incapable d’assurer la sécurité intérieure de ses citoyens … [cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origineSource […]

  3. Un bien beau message plein de vide qui finit sur une touche virile,un chaud bouillant de la baston le Pierre, on dirait. L’article n’aborde pas la loi sur le travail, mais l’incompétence du préfet et plus largement des pouvoirs publics. Enfin,les pouvoirs publics semblent bien plus fermes face à un général en retraite et à des manifestants identitaires pacifiques.

  4. J’attends avec impatience ce moment où la cellule familiale sera comparée à l’entreprise qui est le maitre étalon de nos sociétés. Ces parents sont de mauvais gestionnaires : leur entreprise aurait du faire faillite depuis longtemps et leur salariés/enfants recasés ailleurs ou mis au chômage…

Comments are closed.