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23/07/2016 – 06H30 Nantes (Breizh-info.com) – Les parlementaires de Loire-Atlantique – aussi bien de droite que de gauche – sont favorables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. On a pu le vérifier une nouvelle fois avant et après le référendum du 26 juin lors des séances des questions au gouvernement au Palais-Bourbon et au Palais du Luxembourg. Avec, à chaque fois, réponse du Premier ministre lui-même.
Le recul des terres agricoles ne semble pas effrayer Yannick Vaugrenard (PS) puisque, à l’entendre, « ce projet s’accompagnera de mesures environnementales et agricoles tout à fait exceptionnelles, et même inédites pour certaines d’entre elles » (Sénat, séance du 23 juin 2016).
M.Trillard, maire de Saint-Gildas-des-Bois, aurait pu profiter de l’occasion pour présenter à Manuel Valls la candidature de sa commune. Cette dernière n’est-elle pas habituée aux grands événements puisqu’elle avait bénéficié du départ d’une étape du Tour de France en 2013 ? Quand on est capable d’accueillir le Tour de France, on est forcément capable d’accueillir un aéroport « international » sur son territoire.
Après la victoire du « oui », on sent de l’échauffement chez les députés de droite et de gauche. C’est le cas de Christophe Priou (UMP-LR, Guérande), de Marie-Françoise Clergeau (PS, Nantes-centre) et de Karine Daniel (PS, Nantes Saint-Herblain). Tous les trois veulent connaître les intentions du gouvernement quant à l’évacuation de la ZAD et au démarrage des travaux. Réponse du Premier ministre : « L’État est déterminé à faire respecter le résultat du scrutin. Les travaux préparatoires à la réalisation du projet seront engagés à l’automne, dans le respect scrupuleux des règlementations nationales et européennes. L’État informera officiellement le concessionnaire du calendrier des travaux et les derniers actes juridiques préalables seront prochainement réalisés. Toutes ces procédures seront menées en lien étroit avec la Commission européenne » (Assemblée nationale, séance du 29 juin 2016).
On notera la prudence des propos de Manuel Valls : « travaux préparatoires » à l’automne, « respect scrupuleux des réglementations nationale et européenne », procédures « menées en lien étroit avec la Commission européenne ». Pas de calendrier précis pour virer les zadistes : à l’automne, « se préparera donc, avec le ministre de l’Intérieur et avec toute l’autorité nécessaire l’évacuation de la ZAD car il est intolérable que ces terrains soient occupés ». Un chef de gouvernement ferme et sûr de lui aurait dit « s’effectuera » et non « se préparera ».
Crédit photo : Doubichlou/Flickr (cc)
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