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25/07/2016 – 08H00 Dinan (Breizh-info.com) –Il ne fallait pas être claustrophobe ou agoraphobe et se rendre à Dinan samedi et dimanche pour la Fête des remparts 2016. La cité médiévale était en effet noire de monde pour ces deux journées de plongée dans notre histoire et dans l’univers médiéval. Noire de monde, et ultra (trop diront certains) sécurisée.
Pour cette 22ème édition de la fête des Remparts, c’est tout le coeur historique de la ville de Dinan qui s’était transformé en village médiéval. L’accès y était gratuit en partie et l’ensemble des commerces de la ville participait à la fête. Toutefois, pour accéder aux quatre secteur d’animation, il fallait néanmoins débourser 20 € pour les deux jours (gratuit pour les personnes costumées et les enfants) et rajouter une dizaine d’euros pour assister aux tournois de chevalerie, particulièrement prisés (on a recensé plus de 14 000 entrées pour ces joutes médiévales).
De nombreuses activités étaient proposées : théâtres, musiques, animations pour enfants, spectacles, marchés, etc. Malgré tout, il fallait très souvent piétiner et patienter quelques minutes afin de se frayer un chemin dans une foule représentée par de nombreuses nationalités…pas évident pour une famille quand les enfants sont impatients.
L’organisation était bien huilée : les points de restauration ne manquaient pas et la signalisation concernant les accès aux différentes animations permettait aux visiteurs de s’orienter. Certains costumes portés par les visiteurs étaient très réalistes : on pouvait croiser de belles gentes dames, des barbares plein de poils, des chevalier en armures et des gueux en “chariotte” qui n’hésitaient pas à pousser le costume très loin…

La représentation des joutes médiévales fut intéressante, aussi bien pour les enfants que pour les plus grands. On devinait aisément le poids des armures ainsi que les difficultés pour manipuler les armes d’époque. La vie au quotidien au Moyen-Age était également bien représentée : et de nombreux stands informaient ou faisaient découvrir aux visiteurs l’alimentation, la science, la médecine, de l’époque.
Pour les plus passionnés, le marché médiéval fût l’occasion de faire de bonnes affaires. Plus d’une centaines d’artisans présentaient ainsi leurs produits, très souvent artisanaux, mais parfois chinois (!) , ce qui, comme à Josselin, n’est pas très correct vis à vis du public…
Un bémol toutefois pour cette Fête des remparts : au nom du tout sécuritaire, les armes furent interdites. Ainsi, y compris les festivaliers déguisés durent venir sans haches, épées, dagues, ou autres poignards – mais les artisans eurent le droit de vendre leurs armes, qui devaient être soigneusement emballées, et ramenées directement dans les voitures.
« Encore une fois, c’est l’ensemble de la population qui doit se plier à des mesures liberticides, au nom du principe de non discrimination et d’égalité entre les citoyens. Pourtant, il suffit de reprendre la liste de tous les terroristes en France depuis 15 ans pour tirer des conclusions qui permettraient de concentrer les forces de police sur certains publics bien précis...» nous confie Sylvain, amateur de reconstitution médiévale qui « en a ras le bol d’être traité comme un danger potentiel dans son propre pays » . « Leurs mesures sécuritaires, c’est de l’enfumage et de l’hypocrisie sans nom » explique-t-il, en ironisant : « au Moyen-âge que Dinan célèbre aujourd’hui, nos dirigeants n’auraient pas désarmé leur propre peuple face à l’ennemi. Ils auraient éradiqué définitivement la menace et chasser hors de nos terres l’ennemi, avec l’appui du peuple».
Durant ces deux journées à Dinan, les effectifs de gendarmes avaient été quasiment doublés.
Prochaine édition de la Fête des remparts : 2018. En 2017, comme tous les deux ans, c’est la cité de Moncontour qui accueillera une grande fête médiévale.
Crédit photos : Mathieu Marotin, exclusivité pour Breizh-info.com
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