26/07/2016 – 15H45 Rouen  (Breizh-info.com) –  Les médias subventionnés semblaient s’étonner ce matin qu’un attentat puisse frapper Saint-Etienne-du-Rouvray, ville de 28 000 habitants, « un petit village » selon les journalistes parisiens de BFMTV. Pourtant, pour qui a suivi la progression de l’islamisme en France ces dernières années, Saint-Etienne-du-Rouvray n’est pas une cité inconnue. Loin de là.

Ainsi Maxime Hauchard, un « Gaulois » converti à l’Islam et fréquentant la mosquée salafiste de Saint-Etienne-du-Rouvray, avait été identifié sur  une vidéo de Daech en 2014. Hauchard, 22 ans, originaire du village du Bosc-Roger-en-Roumois (Eure), avait été identifié comme l’un des bourreaux de 18 otages syriens égorgés, une scène atroce diffusée sur Internet.

La mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray a été inaugurée en 2000 sur une parcelle de terrain offerte par la paroisse catholique de la ville.

Dans le groupe également, Frantz, 23 ans, sa compagne Laëtitia ainsi que sa belle-sœur. Début novembre 2015, ces trois personnes avaient été arrêtées à Saint-Pierre-lès-Elbeuf par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Un autre jeune Normand, Jordan, 22 ans, originaire de Vernon (Eure), avait semble-t-il déjà rejoint les rangs du groupe État islamique. Il fréquentait la même mosquée salafiste de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Le Parisien s’en était fait l’écho en titrant « Un « foyer de dérive radicale » en Normandie ». Trois autres jeunes convertis – dont l’assassin du prêtre Jacques Hamel – avaient également déjà été identifiés et pistés.
« Nous sommes face à des jeunes gens d’âge mûr qui se fréquentent par Internet au début. C’est l’occasion pour eux d’entrer en contact, de se rencontrer, de recruter de nouveaux membres et surtout de se repérer les uns les autres. Est-ce une base arrière ? Sont-ils des recruteurs ? Tout cela nécessite des investigations supplémentaires de services spécialisés », expliquait alors le procureur de Rouen, Jean-François Bohnert.

En Normandie, les individus suivis par les services de renseignements sont de plus en plus nombreux depuis 2015. De juin à décembre dernier, le Calvados est passé de 44 à 96, la Manche de 14 à 29, l’Orne de 16 à 41, l’Eure de 11 à 45 et la Seine-Maritime de 46 à 74.

Cette affaire ne va pas améliorer l’effroyable bilan de Bernard Cazeneuve en tant que Ministre de l’Intérieur.

«Cet attentat balaie la thèse défendue par une partie du monde politique comme quoi il faudrait simplement empêcher les jeunes candidats au djihad de partir en terre d’islam. » nous explique une source qui suit depuis des années la progression de l’islamisme en France. « En effet, y compris avec un bracelet électronique – comme portait manifestement l’un des terroristes de Saint-Etienne-du-Rouvray – le maintien sur le territoire français ne semble fabriquer qu’une frustration énorme et potentiellement très dangereuse chez ces jeunes hommes qui sont décidés à faire la guerre sainte, et non pas de partir à la chasse aux Pokemon…

Ces jeunes – qui n’ont pas forcément tous les réseaux ni l’argent pour acquérir kalachnikovs ou armes à feu – prennent alors les premières armes (blanches ou par destination) qui leur viennent sous la main pour, eux aussi, ‘faire la guerre’ à leur manière. Pour la sécurité des Français, il faudrait donc soit les mettre préventivement hors d’état de nuire en tant que terroristes potentiels, soit  les laisser partir pour qu’ils ne reviennent jamais».

A réécouter : ce que disait le criminologue Xavier Raufer après les attentats islamistes de Charlie Hebdo

 

Crédit photo : DR
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3 Commentaires

  1. Un petit village de 28000 habitants !!! BFMTV à de drôles de journaleux, ils doivent confondre avec St Etienne du Vauvray situé dans le département voisin de l’ Eure !! La géographie ne doit pas comme la culture en général être leur fort !!!!

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