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10/10/2016 – 05H00 Cancale (Breizh-info.com) – 60 migrants de Calais devraient séjourner à Cancale dans les prochaines semaines dans le cadre du plan de démantèlement de la jungle de Calais.
La Bretagne administrative est particulièrement touchée, puisqu’elle accueillera 600 immigrés, tandis que la Loire-Atlantique offrirait 1200 places au bénéfice de ces personnes arrivées en toute illégalité sur le territoire français.
L’Ile de France, saturée, est épargnée par ce plan de démantèlement, tout comme la Corse, où l’hostilité de la population locale a triomphé des intentions du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.
Pour Cancale, c’est à nouveau le site de l’ancien hôpital qui accueillera ces 60 migrants, qui pourraient être répartis en deux phases (source policière).
Au printemps dernier, Cancale avait déjà accueilli des migrants – malgré l’hostilité d’une partie de la population (du 1er avril au 30 juin 2016).
Sous la responsabilité de l’État, ce sont les mêmes structures spécialisées (Croix-Rouge, Coallia, Epi West) et financées par le contribuable qui accompagneront ces migrants dans leurs démarches et dans la sécurisation des lieux.
Au sein de ces associations comme des bénévoles qui les accompagnent , les consignes sont claires : ne parler que du positif dans l’accueil de ces individus, et taire tout dérapage ou toute polémique pour « ne pas faire le jeu des opposants ».
Par ailleurs, d’autres sites devraient être mis à disposition dans les prochaines semaines. Nathalie Appéré, maire de Rennes qui n’arrive pas à gérer le problème des mineurs isolés étrangers dans la capitale bretonne, fait par ailleurs des pieds et des mains pour pouvoir « prendre sa part de solidarité ».
A Saint-Brevin-les-Pins, ils étaient plusieurs centaines, samedi soir, à participer à une réunion publique concernant l’arrivée prochaine de migrants dans la cité balnéaire. Globalement, la population y est hostile, mais ni le maire, ni le Préfet, ni la CCAS d’EDF, n’avaient jugé bon d’envoyer des représentants pour rencontrer les administrés.
Un mépris affiché et assumé – calcul à court terme notamment pour des élus qui pourraient le payer lors des prochaines échéances électorales – qui parait éloigné de « la volonté d’apaisement », souhaitée par le Préfet de Loire-Atlantique après les coups de feu tirés sur la façade du bâtiment devant les loger.
Dans toute la Bretagne, comme partout en France dans les communes qui vont être obligées d’accueillir des migrants, la population se divise, se dispute, s’inquiète. Des manifestations sont d’ailleurs prévues à Trégastel et à Trébeurden la semaine prochaine.
La fronde grandit de jour en jour, mais le Gouvernement, comme très fréquemment depuis son accession aux affaires, maintient ces actions qui fracturent une société française au bord de l’explosion.
Photo : DR
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2 réponses à “Cancale. 60 migrants de Calais sont attendus prochainement”
@FranAvril29 vive la fronsse !
Bonne nouvelle pour tous les sdf de France, l’état à de quoi loger…