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30/10/2016 – 08H00 France (Breizh-info.com) – La série Braquo s’achève donc sur cette quatrième saison qui a été diffusée depuis septembre sur Canal +. 4 saisons contenant chacune 8 épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun. Les téléspectacteurs ont donc suivi, en 2009, puis 2011, puis 2014 puis 2016, les aventures de Kaplan, Morlighem, Delgado, Wachewski au sein du SDPJ des Hauts de Seine.
Si la première saison avait été exceptionnelle – ce fût le réalisateur et ancien flic Olivier Marchal aux commandes – les saisons 2 et 3 avaient totalement déçues (elles étaient réalisées par le pourtant excellent Abdel Raouf Dafri, réalisateur du Mesrine avec Vincent Cassel ou encore de Un Prophète ). Une déception liée essentiellement à un scénario improbable, nettement moins noir que la première saison, et à une irrégularité dans le rythme des saisons.
On attendait donc la quatrième est dernière saison – qu’on savait être la dernière – plutôt avec réserve. Et bien ces 8 nouveaux épisodes n’ont pas déçu. si ce n’est dans le personnage de Kaplan, nettement moins bien joué que dans les autres saisons par Jean-Hughes Anglade qui semblait avoir envie d’en finir avec son rôle.
Synopsis : A peine ont-ils réglé le cas de la mafia russe que Caplan, Morlighem et Roxane se retrouvent aux prises avec «Baba» Aroudj, patron de la mafia turque. Morlighem a tué son fils unique lors d’une opération de police. Le groupe SDPJ 92 est dans le viseur de l’IGPN. Vogel, quant à lui, se retrouve dans un sale état en prison. Mais c’est encore insuffisant pour Caplan, qui compte bien le mettre définitivement hors d’état de nuire. Seulement, pour l’atteindre, il va devoir renouer avec le fantôme d’un passé personnel très douloureux. Pour Caplan, Morlighem et Roxanne, désormais tous les moyens, même les plus extrêmes, sont nécessaires pour s’en sortir. Mais les chemins pavés des meilleures intentions n’ont tous qu’une seule destination: l’enfer sur terre.
Caplan et ses hommes vont devoir à nouveau franchir la ligne jaune , tout en ayant conscience que toute rédemption (tout du moins au sein de la police) semble désormais impossible, tant ils ont allègrement violé la frontière entre banditisme et police depuis des années. C’est d’ailleurs ce qui ronge Caplan durant toute la saison, cette sensation d’être sans doute aller trop loin, d’être devenu lui même un voyou. Un voyou au service de la justice, comme Morlighem, mais un voyou quand même.
On notera également que tout le passage sur Marseille a le mérite de ne pas tomber dans le cliché ni dans la faiblesse cinématographique de la série de Netflix et que l’on retrouve, dans cette saison, une noirceur chez les personnages – et des scènes particulièrement violentes – qui avaient en partie disparu dans les deux précédentes saisons.
La toute fin de saison pourra paraître un peu tirée par les cheveux, et l’on sent réellement l’envie de tourner la page et de passer à autre chose, à la fois pour les acteurs mais aussi pour le réalisateur.
La série Braquo – qui ne devrait pas voir de suite, hormis tentative commerciale possiblement vouée à l’échec comme souvent – fût pour conclure une excellente série sur le travail de certaines unités policières en région parisienne. Et sur les difficultés épouvantables rencontrées sur le terrain, qui obligent parfois à employer des méthodes « pas très républicaines ». C’est sans doute le prix à payer pour mettre fin au règne de mafias ou de racailles qui, eux, ont encore moins de règles et de pitié. Cette série reflète parfaitement également le monde qu’il y a entre la base policière et sa hiérarchie, et même l’administration, dont Vogel et Brabant (IGPN) sont les représentants.
Une administration et une hiérarchie prête à nuire à ses propres hommes au nom de « valeurs » et de « règlements » émis ou rédigés par des individus fonctionnaires n’ayant sans doute jamais mis un pied dans la jungle qui s’appelle la rue.
La saison 4 de Braquo est disponible en DVD et Blu-Ray depuis le 04 octobre. La série est également accessible en intégralité à la demande et gratuitement pour tous les abonnés Canal + grâce à l’application et l’interface MyCanal jusqu’au 26 décembre.