Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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21/11/2016 – 08H45 Bretagne (Breizh-info.com) – Ce samedi se tenait à Paris le colloque Russie : à l’est du nouveau ? organisé par la revue Eléments. Parmi les invités, il y avait l’écrivain national-bolchévique Zakhar Prilepine, tandis que l’idéologue conservateur russe Douguine, annoncé, n’a pu se déplacer et s’est exprimé en visio-conférence.
A la fin de l’après-midi, Robert Ménard, maire de Béziers, est passé pour écouter Alain de Benoist clôturer le colloque. Nous l’avons rencontré.
Breizh Info : Robert Ménard, que vous inspire la victoire de Trump ?
Robert Ménard : C’est une très bonne nouvelle. C’est une raclée pour les élites, une raclée pour les médias, une victoire pour le peuple, ça fait trois bonnes raisons d’être satisfait.
Breizh Info : Après le Brexit, Trump aux Etats-Unis, des présidents pro-russes et anti-européistes élus en Moldavie et Bulgarie, peut-on dire qu’il y a une réaction en chaîne ? Bientôt peut-être en Autriche ?
Robert Ménard : C’est une réaction des peuples dans tout l’Occident, ce qui est fondamentalement nouveau.
Breizh Info : Et en France ?
Robert Ménard : Je l’espère.
Breizh Info : Alors que le libéralisme atlantiste semble honni par les peuples, il est curieux de voir qu’aux primaires ouvertes de la droite, à part Jean-Frédéric Poisson, qui est catholique et n’a pas été abreuvé aux mêmes sources idéologiques, tous les candidats proposent un programme libéral voire ultra-libéral, atlantiste et pro-américain, et que ce sont aussi ces thématiques qui agitent la campagne, et sur lesquelles se positionne une partie de la gauche, dont Macron. N’aurions-nous pas en France une fâcheuse tendance à ignorer la marche de l’Histoire ?
Robert Ménard : Ce ne sont pas les candidats de la primaire de droite, ou même Macron, qui portent l’Histoire. Il est impossible d’évacuer ce que représente le FN. C’est autour de Marine le Pen que ça se joue. Certes, j’ai appelé à un rassemblement plus large, économiquement plus libéral et socialement plus conservateur, mais je ferai campagne pour Marine le Pen.
Breizh Info : Il semble que vous soyez dans le viseur de la presse locale, qui exploite rageusement toutes les polémiques possibles sur votre gestion…
Robert Ménard : La presse locale me mène effectivement une vie impossible. Elle est vendue aux élites à Béziers comme ailleurs. Comme cette presse américaine qui avait choisi Clinton, ou cette presse française qui est alignée sur la presse américaine.
Breizh Info : Il existe pourtant des médias indépendants, comme Breizh Info justement, TV Libertés, etc.
Robert Ménard : Oui, qui sont très biens. Mais la presse indépendante pèse encore peu face aux médias traditionnels vendus. Il faudrait d’ailleurs leur sucrer toutes les aides publiques qui distordent la concurrence en leur faveur. Cet argent du contribuable, c’est une aide à la servitude médiatique.
Breizh Info : Il est assez curieux de constater que la presse donne beaucoup de leçons sur qui gagne quoi, mais les journalistes ne donnent jamais leur salaire
Robert Ménard : La transparence, l’indépendance, le libéralisme que les médias demandent aux autres, les médias ne se l’appliquent jamais. Ce sont les chiens de garde du système.
Breizh Info : Dans les départements autour de la Bretagne, en Anjou, en Manche notamment, et même de façon marginale en Bretagne (commune nouvelle du Méné, commune nouvelle de Varades etc.) on voit de plus en plus de méga-regroupements de communes, avec des noms assez abscons, par exemple Loireauxence ou Val quelque chose. Ces regroupements se font souvent dans le dos des habitants, par les élus, pour les élus. Qu’en pensez-vous ?
Robert Ménard : Les communes nouvelles issues de la loi NOTRE, c’est la dernière étape de la volonté du gouvernement de gauche et de l’ancien gouvernement de droite de dépouiller les pouvoirs des communes au profit de métropoles, agglos, syndicats intercommunaux etc. qui sont toujours plus loin du citoyen.
Breizh Info : On remarque aussi que les nombreux saints qui peuplent la carte de France disparaissent systématiquement dans le nom des nouvelles communes, comme bien souvent le nom de la ville centre – Bellevigne en Layon à la place de Thouarcé, Terranjou à la place de Chavagnes, Notre-Dame d’Allençon et Vauchrétien, pour ne prendre que l’Anjou – c’est assez troublant ?
Robert Ménard : Avec les régions nouvelles, le gouvernement a singé les Lander allemands, avec les communes, on singe l’UE avec tous ses travers au niveau du village. C’est clairement une offensive contre l’identité catholique et historique de la France.
Propos recueillis par Louis-Benoît Greffe
Photo : wikimedia commons (cc)
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2 réponses à “Robert Ménard : « la victoire de Trump est une raclée pour les médias vendus aux élites » [Interview]”
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