Rennes. Le Front national réclame l’expulsion des déboutés du droit d’asile de la Poterie

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29/01/2017 – 09H30 Rennes  (Breizh-info.com) – Depuis le 14 juin 2016, des immigrés clandestins – environ 160 occupants dont 70 enfants – squattent illégalement une ancienne maison de retraite dans le quartier de la Poterie à Rennes. Ils sont en majorité déboutés du droit d’asile, le Front national réclame donc leur expulsion sans délai.

L’association « un toit c’est un droit » – avec à sa tête notamment Carole Bohanne – qui a mené l’opération commando de réquisition de ce bâtiment appartenant au groupe immobilier « Lamotte » – réclame de son côté des papiers et un logement pour toutes les familles.

Une manifestation était d’ailleurs prévue le mercredi 25 janvier au départ de l’esplanade Charles de Gaulle.

Pour Emeric Salmon, conseiller régional de Bretagne (FN) et responsable du parti sur Rennes, la situation ne peut plus durer : « Après avoir occupé la maison des associations ce week-end, des déboutés du droit d’asile « réclament un toit » et font appel à l’hébergement d’urgence du 115. D’abord pris en charge dans un hôtel à proximité de la gare de Rennes, une maison vide est actuellement squattée pour les héberger. »

Et de réclamer l’expulsion des déboutés du droit d’asile : « Les déboutés du droit d’asile, n’ayant pas obtenu le statut de réfugié et devenus de fait clandestins, n’ont pas à se maintenir sur le territoire, encore moins à exiger un toit. Encore faudrait-il que la loi soit appliquée. Le droit d’asile est aujourd’hui totalement dévoyé. Un rapport de la Cour des comptes tirait la sonnette d’alarme en 2015 : malgré l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui leur est notifiée, 96% des déboutés du droit d’asile ne sont pas reconduits à la frontière et restent donc sur le territoire national au mépris de la loi. La Cour des comptes ajoutait que cette politique « est devenue la principale source d’arrivée d’immigrants clandestins en France (…) elle n’est pas soutenable à court terme.

Elle est au bord de l’embolie ». La situation est ainsi dramatique pour l’hébergement d’urgence comme le rappelle la Cour « La saturation du dispositif d’accueil de demandeurs d’asile conduit à un report conséquent des demandes sur l’hébergement d’urgence de droit commun. Il en résulte un effet d’éviction de personnes sans domicile qui auraient dû bénéficier d’une place ». Ces dérives portent à plus de 2 milliards d’euros par an le coût global de l’asile. Une réforme profonde du droit d’asile est plus que jamais nécessaire afin de lui assurer sa vocation originelle et de faire appliquer l’état de droit en éloignant systématiquement les déboutés du droit d’asile. »

30 associations, 200 manifestants

Dans un appel à manifester, l’association « un toit c’est un droit » explique que : « L’obtention de papiers et l’accès à un logement sont deux conditions urgentes pour que les habitants du squat de la Poterie ne se retrouvent pas à la rue en juillet prochain. En solidarité avec ces habitants, nous avons donc décidé d’interpeller les pouvoirs publics sous diverses formes et de manifester tous les mois ! ».

Le communiqué est signé par un panel d’associations dont certaines sont en réalité des coquilles vides tandis que d’autres sont subventionnées, et même partenaires de la ville de Rennes en d’autres occasions  : Bienvenue ! – Châto sans frontières – Cimade 35 – CCFD Terre solidaire 35 – Conseil des migrants – Cridev – D’ici ou d’Ailleurs Rennes – DAL 35 – Ensemble! 35 – EELV Rennes – FA-Groupe la sociale – FSU 35 – Fondation Abbé Pierre Bretagne – MIR – MJCF 35 – Langophonies – LDH Rennes – MRAP – Mouvement de la paix – NPA Rennes – Nuit Debout Rennes – Open School For Refugees – PCF Rennes métropole – PG Comité Rennes – Québriac migrants solidarité – RESF 35 – Si on s’alliait ? – Solidaires étudiant-e-s Rennes – UTUD – Union Locale CGT de Rennes – Union Locale CNT 35.

En réalité, la dernière manifestation de soutien, n’a rassemblé que 200 à 300 personnes, dont une partie des migrants présents. Cela n’empêche pas les pouvoirs publics ainsi que le groupe immobilier de négocier directement avec « un toit c’est un droit » , qui est pourtant dans l’illégalité totale.

Logement et chauffage gratuits pour tous

Il n y aura en tout cas aucune expulsion avant la fin de la trêve hivernale. Dans l’attente, l’association réclame l’occupation gratuite pour les occupants, ce que la mairie de Rennes et le promoteur immobilier, via un commodat – c’est à dire un contrat en vertu duquel une chose est prêtée gratuitement – ont proposé en novembre 2016. Pourtant cela ne suffit pas à satisfaire  cette association, jusqu’au boutiste car se sachant presque intouchable :

« Les statuts de notre association ne nous permettent pas pour l’instant de signer le commodat, car nous ne sommes pas les occupants du bien. Il faut vérifier les aspects juridiques et travailler à une rédaction plus étayée des documents (sans même parler des aspects techniques liés à une remise en fonctionnement des installations) » avaient répondu, sans rire, les responsables de l’association.

Pour le chauffage, exigé également par l’association qui refuse de payer, la Ville de Rennes et la Métropole interviennent à parts égales via le CCAS, et la fondation Abbé Pierre va verser 8 000 €.

Les occupants doivent quitter les lieux en juillet 2017. Toutefois, l’association « Un toit c’est un droit » n’entend pas s’arrêter en si bon chemin ; rien de tout cela ne sera mis en oeuvre, si les papiers et les logements ne sont pas fournis pour ces déboutés du droit d’asile, qui comptent ensuite profiter de la scolarité de leurs enfants pour justifier d’un nécessaire maintien sur le territoire.

La ficelle est parfaitement usée, au mépris total de la loi, mais avec l’acceptation de facto des pouvoirs publics.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

 

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