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07/02/2017 – 08h45 Couflens (Breizh-Info.com) – Nous relations la semaine dernière l’abandon d’un projet de prospection minière de la société Variscan Mines en Ille et Vilaine. Notre article mentionnait notamment qu’en Ariège, «la réouverture de la mine, c’est aussi l’espoir pour beaucoup d’en finir avec le déclin. Un déclin que le centre de la Bretagne connaît aussi et auquel il semble se résigner.».
L’association « Stop Mine Salau », qui s’oppose à la réouverture de cette mine, nous a contacté afin de donner quelques détails sur le mouvement de contestation existant également dans cette région.
« L’exploitation de ce gisement de 1971 à 1986 n’a que trop montré sa dangerosité en raison de la dissémination d’actinolite (variété d’amiante très toxique) dans la roche contenant le minerai : l’empoussièrement fibreux des galeries était de 10 à 25 fois supérieur à la valeur limite d’exposition professionnelle VLEP actuellement admise ! S’y ajoutaient la silice et l’arsenic. Alors qui donc souhaite encore mettre en danger la vie d’autrui ? » nous indique Marcel Ricordeau, membre du collectif.
« Sachez que pour la grande majorité des habitants de la commune et pour les 6200 signataires de la pétition refusant ce projet, le déclin de la haute vallée du Salat ce serait plutôt lorsque la société internationale – à laquelle Variscan Mines revendrait son titre minier – arrêterait l’exploitation faute de rentabilité, laissant la rivière et ses sources polluées, le village abandonné par sa population, ses résidents et ses visiteurs touristes qui auraient fui les poussières, les camions et la pollution.»
Le collectif nous précise également qu’aucun arrêté n’est paru à ce jour au Journal Officiel concernant la réouverture de la mine, malgré l’annonce de M. Sirugue, Secrétaire d’Etat à l’industrie, faite le 21 octobre 2016.
A découvrir, le film « Mine de rien » réalisé au sujet de cette contestation dans la région.
Photo : DR
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