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20/03/2017 – 07H00 Nantes (Breizh-info.com) ‑ Breizh-info a rendu compte en son temps du livre d’Ingrid Riocreux sur La Langue des médias – Destruction du langage et fabrication du consentement paru chez L’Artilleur il y a tout juste un an. Grand succès de librairie, ce livre déplaît souverainement à de nombreux journalistes.
Pourtant, ceux qui en ont rendu compte l’ont fait en général loyalement. Mais peut-être pas sans difficulté, comme l’illustre l’acte de censure caractérisé dont Ingrid Riocreux a été victime récemment. C’est elle qui le raconte sur son blog :
« Au détour d’une journée bien chargée, j’avais accordé un entretien à un grand quotidien. A la suite de quoi, plus de nouvelles. Concentrée sur une série de conférences prévues de longue date, qui m’ont bien occupée ces derniers temps, j’avais presque oublié cet article (…) Et voilà quelques jours, je reçois un courriel du journaliste qui m’a interviewée pour ce quotidien. C’est lui qui emploie le mot « censure ». (…) Face à la réaction de son journal, il se dit « consterné mais pas surpris », même s’il n’aurait « jamais cru qu’on lui ferait un jour ce coup-là ».
Il tient à ce que je sache qu’il s’est battu pour obtenir la parution de son article, arguant auprès de sa hiérarchie que ce pourrait être valorisant pour le journal que d’offrir une petite place à un discours critique vis-à-vis des médias. On lui a répondu que cette idée était mal venue en cette période. »
On se demandait quel pouvait être le « grand quotidien » qui a ainsi censuré l’agrégée de Lettres.
La mèche vient d’être vendue par Jean-Claude Charrier, qui dirige l’Observatoire des médias de l’université de Nantes, dans un récent billet de son blog Polémique Victor.
La « journée bien chargée » d’Ingrid Riocreux était le 27 janvier dernier : elle donnait ce jour-là une conférence au CCO de Nantes, tour Bretagne. Et c’est à cette occasion qu’elle « a été interviewée à Nantes par un journaliste d’un ‘’grand quotidien régional’’ ».
Crédit photo : [cc] grahamc99 via Flickr et Wikimedia
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