Bretagne. L214 va alerter sur les conditions d’élevage des poulets en batterie

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23/09/2017 – 06h30 Rennes (Breizh-Info.com) – L’association L214  va rendre – via une exposition photo – les résultats d’une enquête menée à propos des élevages de poulets en batterie (et des abattoirs). Les militants de l’association de défense animale seront présents ce samedi 23 septembre à  Vannes, Saint-Malo, Quimper, Pontivy, Lorient, Rennes, Nantes, mais également dans d’autres villes hors de Bretagne.

Objectif annoncé ? Dénoncer la réalité de l’élevage des poulets de chair (lire ici le rapport d’enquête établi par l’association).

Munis de photos grand format et d’écrans vidéos, les militants locaux de L214 informeront les passants des « conséquences dramatiques de l’élevage intensif de 600 millions de poulets élevés et abattus chaque année en France ».

Selon l’association, 75% des poulets seraient élevés de cette façon en France.

Pour prouver ses dires, l’association est aller enquêter – toujours en caméra cachée, ce qui provoque la colère des éleveurs et des grands groupes – dans un élevage et un abattoir de poulets du groupe Doux. Un groupe qui gagne sa croûte en exportant du poulet halal dans les pays arabes notamment.

Au delà de la présence dans les rues des principales villes bretonnes, une pétition a par ailleurs été mise en ligne par L214 pour dénoncer ce type d’élevage

« Les poulets, exploités pour la production de viande, sont sélectionnés génétiquement et nourris pour produire un maximum de chair, le plus vite possible. La croissance accélérée de leurs muscles est telle que le reste de leur organisme ne peut pas suivre.

Comme vous pouvez le voir dans la dernière enquête de L214, filmée dans un élevage de poulets du groupe Doux (1er producteur européen de volailles), beaucoup sont atteints de problèmes cardiaques ou pulmonaires ou n’arrivent même pas à tenir sur leurs pattes. Ils sont tués à la chaîne à l’abattoir vers leur 35ème jour.

600 millions de poulets endurent ce calvaire chaque année en France. Et des millions d’entre eux meurent dans les élevages, avant l’abattoir, des causes de ces malformations ou de faim et de soif, faute de pouvoir atteindre les points d’eau et les mangeoires.»

Le Groupe Doux se défend

Doux n’avait pas tardé à réagir via un communiqué, comme Hénaff l’avait également fait après avoir été épinglé par l’association.

Dans un communiqué, l’entreprise Doux indique qu’elle « prend acte des images diffusées le 06/09 2017 dans l’émission Quotidien sur la chaîne TMC et sur les plateformes sociales de L214. Ces images ne reflètent en aucune façon les pratiques d’élevage définies par Doux et appliquées par ses 300 éleveurs partenaires, notamment dans sa prise en compte du bien-être animal par l’entreprise. »

Doux explique avoir mis en place à un cahier des charges, depuis 1997 où la qualité, l’hygiène, la sécurité sanitaire et le bien-être des animaux sont définis comme prioritaires. Des contrôles réguliers sont réalisés afin de vérifier l’application de ces règles.

« Pour autant, et afin répondre aux interrogations légitimes suscitées par ce reportage, nous attendons désormais d’en savoir plus sur l’élevage concerné afin de diligenter une enquête interne pour vérifier l’état de l’élevage sur place, comprendre ce qui a pu se passer et prendre les mesures nécessaires le cas échéant. »

« Doux réitère sa confiance auprès des 300 éleveurs partenaires. Tous sont des professionnels dûment formés, aimant leur métier et respectant les animaux, avec lesquels l’entreprise travaille dans une relation de proximité et de confiance, et ce parfois depuis des décennies, voire depuis plusieurs générations. »

Crédit photo : DR
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