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Une nouvelle enquête, menée dans cinq pays de l’Union européenne, révèle une forte demande des citoyens pour de meilleures pratiques en matière de bien-être des poissons d’élevage. Commandée par plusieurs organisations de protection animale, dont Essere Animali et l’Observatorio de Bienestar Animal, cette étude met en lumière les préoccupations grandissantes concernant les conditions dans lesquelles les poissons sont élevés et abattus. En France, Welfarm a été consultée pour ajuster les questions au niveau national, et les résultats confirment que les consommateurs français souhaitent des améliorations majeures dans la pisciculture.
Un rejet des pratiques actuelles d’abattage
L’enquête, réalisée par YouGov dans cinq pays (France, Allemagne, Grèce, Italie et Espagne), révèle que la majorité des citoyens européens désapprouvent les méthodes actuelles d’abattage des poissons dans les élevages intensifs. Une attention particulière est portée à l’utilisation du coulis de glace, une technique qui entraîne une mort lente et douloureuse des poissons. Environ 51 à 65 % des personnes interrogées considèrent cette pratique inacceptable. En France, ce chiffre atteint même 74 %, démontrant une forte prise de conscience.
Un autre enseignement de cette enquête est la disposition des consommateurs à payer un prix plus élevé pour du poisson élevé selon des normes de bien-être supérieures. En effet, une majorité des sondés dans les cinq pays se déclarent prêts à soutenir financièrement une amélioration des conditions de vie des poissons. L’exposition à des images montrant les pratiques d’abattage sans étourdissement efficace renforce encore cette tendance : après avoir visionné ces images, près de 76 % des Français se sont déclarés favorables à une réglementation plus stricte.
Une demande croissante pour un étiquetage transparent
Les résultats montrent également une volonté massive des Européens d’avoir un étiquetage clair sur le bien-être des poissons d’élevage. Cette exigence de transparence concerne aussi bien les conditions de vie des animaux que les méthodes d’abattage. En France, 80 % des répondants souhaitent un tel étiquetage, ce qui démontre l’importance que les consommateurs attachent à la transparence dans le secteur de la pisciculture.
Face à ces résultats, Welfarm et d’autres organisations appellent les responsables politiques et les professionnels de la pisciculture à revoir en profondeur les réglementations. Gautier Riberolles, chargé d’études en bien-être animal chez Welfarm, souligne que « ces résultats confirment que les citoyens français se soucient du bien-être des poissons ». Il rappelle également qu’en mars dernier, le Centre national de référence pour le bien-être animal a dénoncé l’immersion des poissons vivants dans du coulis de glace comme un procédé « douloureux et aversif », notamment pour des espèces comme le bar et la daurade.
Vers une réforme de la pisciculture en Europe ?
Cette enquête arrive à un moment crucial pour le secteur de l’aquaculture, dont la part dans la consommation de poissons dépasse désormais celle des poissons issus de la pêche. Avec une telle prise de conscience parmi les consommateurs, les décideurs européens ne pourront ignorer plus longtemps la nécessité d’introduire des normes plus strictes en matière de bien-être des poissons.
En France, Welfarm a déjà lancé sa campagne « RAS : Tout à signaler », visant à empêcher l’installation de plusieurs projets d’élevage intensif de saumons atlantiques. Selon l’organisation, ces projets, en développement dans plusieurs régions comme les Côtes-d’Armor ou la Gironde, représentent une menace pour le bien-être animal et soulèvent des problèmes environnementaux majeurs.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Élevage de poissons : les Européens réclament des normes de bien-être plus strictes”
« …pratiques d’abattage sans étourdissement efficace… »
Donc, une charge accusatoire contre l’abattage Halal autorisé par certaines religions.