Michel Audiard, tonton flingueur flingué par la bienpensance

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Le 16 septembre dernier la commune bretonne de Combourg (35) inaugurait une place Michel Audiard, du nom du célèbre et populaire dialoguiste, scénariste de cinéma mort en 1985. Les éditions Fayard annonçaient pour le 30 octobre prochain la publication d’un roman inédit Le chant du départ. Si Audiard était connu pour ses savoureuses chroniques il était aussi un auteur à succès. Il est revenu ces jours derniers sur le devant de l’actualité des grands médias  qui ont  exhumé  des textes qu’il avait publiés, à 23 ans, sous l’Occupation dans la presse collaborationniste.

C’est un Nantais, Franck Lhomeau, alias Joseph k., éditeur de la  revue annuelle et confidentielle Temps noir consacrée à la littérature policière,  qui aurait retrouvé les traces du sulfureux passé de Michel Audiard, auquel il consacre un dossier très « policier ». En fait Audiard avait signé ces chroniques de son nom en 1943 et 1944 et l’historien spécialiste des « collabos » Pascal Ory s’en était déjà fait l’écho. Un historien engagé qui regrettait rétrospectivement de ne pas avoir été dans le peloton d’exécution qui fusilla le poète et écrivain collaborateur Robert Brasillach.

Lhomeau a envoyé son texte à L’Obs qui titrait dès le 12 octobre  sur la « face noire » de Michel Audiard à grand renfort « d’heures les plus sombres de notre histoire » soulignant qu’il s’était fait interpeler au domicile de l’abject « antisémite haineux » Robert J. Courtine rédacteur en chef de l’hebdomadaire L’Appel. Le quotidien nantais Presse Océan en fait sa une du lendemain, parlant lui de « face cachée d’Audiard» de « passé trouble » et « d’une enquête passionnante » pour laquelle Lhomeau aurait travaillé « plus d’un an » en consultant archives de la police et de la justice ainsi que la presse collaborationniste.

Presse Océan revient aussi sur l’interpellation d’Audiard dans l’appartement de Courtine soulignant qu’il fut condamné dix ans de prison. Mais le quotidien nantais oubliue de préciser que l’intéressé avait été embauché au journal Le Monde dès 1952. Sous le nom de La Reynière il fut pendant  40 ans le plus célèbre chroniqueur gastronomique français jusqu’à l’âge de 83 ans, âge où il fut épuré par la nouvelle police de la pensée.

De l’Express aux  Inrocks, de Patrick Cohen sur Europe 1 au Point qui parle « d’un tonton flingué par son passé », c’est feu sur Audiard. La mémoire du dialoguiste du Cave se rebiffe ou des mythiques  Tonton flingueurs en sera-t-elle affectée ? Depuis 1994 Paris a une place Audiard, la maire Anne Hidalgo qui débaptise systématiquement tout ce qui n’est pas dans la bienpensance et  le politiquement correct osera-t-elle s’y attaquer ?

Sur les premiers assignats de 1792 il était écrit : la nation récompense les dénonciateurs »… La devise est, semble-t-il, toujours d’actualité…

François Cravic

Crédit photo : Flickr (M. Paille cc)
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4 Commentaires

  1. Les lecteurs vont-ils se dire que, tout compte fait, Audiard n’était pas si bien que ça ? Ou que tout compte fait la collaboration n’était pas si mal que ça ? La bienpensance joue à pile ou face.

  2. Le 22 Juin 1940, à Bordeaux trois ouvriers communistes du constructeur d’avions Farmann étaient fusillés pour haute trahison. Sur ordre de leur parti, filiale du parti communiste soviétique, ces individus sabotaient les si précieux avions de combat dont nous manquions tant. Le Parti communiste français a ainsi jusqu’à la rupture du Pacte germano soviétique en 1941, collaboré avec l’occupant par des grèves dans les usines d’armement, des sabotages de matériel militaire. Le Parti communiste français a toujours pignon sur rue.

    • Et c’ est après l’ invasion de la France que les allemands ont autorisé la reparution du torchon communiste: l’ Humanité !!
      La Vérité refait surface !!!!!

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