Le véganisme, un mode de vie au service du marché

19/11/2017 – 06h50 Paris (Breizh-info.com) – Nouvelle idéologie à la mode, l’anti-spécisme a le vent en poupe et semble conquérir les grands médias, à l’image d’un Aymeric Caron (auteur de  Antispéciste,  ‎Don quichotte ed.), plus mainstream que jamais.

L’anti-spécisme est une pensée visant à redéfinir les relations entre l’Homme et l’animal, considérant celles-ci comme discriminatoires. Les anti-spécistes refusent d’établir une hiérarchie entre les espèces et mettent toutes les formes de vie sur un même pied d’égalité.

Ce faisant, un homme n’a pas plus de valeur qu’un animal.

Ceci nous amène vers les nouvelles modes alimentaires dîtes «veganes », découlant directement des principes anti-spécistes. Cette pensée semble faire écho aux modes transhumanistes et transgenristes.

Mais ceci n’est que poudre aux yeux. Le mouvement « végan » et les anti-spécistes ne représentent pas une évolution des mentalités, mais simplement une évolution du marché.

C’est parce que le marché du soja et du quinoa est beaucoup plus intéressant que celui de la viande, que l’on voit aujourd’hui apparaître tout d’un coup ces nouveaux courants.

Dans une précédente vidéo sur les produits bio, nous avions vu que malgré l’apparente lutte contre le système de production de masse, le bio n’était en réalité que par et pour ce même système.

Les mêmes mécanismes régissent les mouvements végans et anti-spécistes aujourd’hui.

Malgré leur « pseudo-lutte » pour le bien animal, ils ne sont que des acteurs du marché œuvrant inconsciemment pour celui-ci.

Crédit photo :DR
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  • MICHEL LANGEVIN

    Me suis trouvé à devoir aller chez un maraîcher bio. C’était la première fois que j’y mettais les pieds. Devant moi, un client, s’avérant être aussi producteur-viticulteur dans cette même mouvance, faisait peser des légumes. Connaissant la maison, la conversation était engagée avec la personne au comptoir… Tiens, lui disait-il : « Y’a untel qui s’installe…Il a touché 7000 Euros de prime ». Chiffre cité à haute voix ! La personne à la caisse parue étonnée. Son client de poursuivre : «Tu sais, les règles ont changées… » L’un des deux, précisant « Toi quand tu t’étais installé, c’est 12000 Euros que tu avais touché… » Chiffre également cité de manière totalement audible ! Etc…Etc… D’autres chiffres concernant les primes, versus les surfaces
    exploitées, allaient êtres ensuite énoncés…Tous deux se félicitant d’ avoir acquis, avec ces subventions, tel et tel matériel…Si je n’ai pas mémorisé tous leurs propos, par contre, ce dont je me souviens, c’est m’être mordu les lèvres pour ne pas, intervenir et leur dire : « Qu’heureusement il y avait des contribuables, suivez mon regard, pour financer subventions, primes diverses et variées». Nos amis bios, pourraient-êtres, me semble t’il, à minima discrets quand à leurs avantages bien…avantageux ! Avec le bénéfice de toutes ces primes et subventions, pourquoi pas, chers cultivateurs bios, ne pas vendre vos légumes à des prix plus accessibles?

  • Nicolas Sirel

    Quel article d’une finesse extraordinaire… Pas du tout orienté, très documenté et incroyablement réfléchi! Chaque paragraphe contient son lot de termes péjoratifs, c’est tellement flagrant que j’en suis venu à me demander si c’était du second degré… On sent que l’article a été écrit par quelqu’un ne voulant absolument pas s’intéresser à l’ampleur du sujet! « Une mode » ! Sérieusement, on essayer de vivre sans exploiter des animaux, c’est la même chose que s’acheter les dernières chaussures portées par une célébrité ou d’aller voir un blockbuster que tous nos amis iront voir sans nous ? « L’Homme et animal »: alors en 2017 il y a encore des journalistes pour ne pas avoir une vision plus englobante pour parler des humains, et ne pas exclure 50% de l’humanité? « un homme (Ô homme) n’a pas plus de valeur qu’un animal »: BOUM, l’argument anti-anti-spéciste, alors là j’imagine le journaliste crier au milieu d’une foule « au secours, ces gens veulent nous retirer nos droits d’être supérieurs! Non, je n’ai rien compris en fait mais je le dis le plus fort possible comme ça tout le monde les considéreront comme des demeurés qui mettent en péril notre domination et notre pérennité! ». L’article est tellement bourré de raccourcis, ça prendrait un temps fou à expliquer à quel point cet article est un torchon… Pour info, être « végane » n’est pas s’identifer à une « mode alimentaire » mais à une idéologie de vie qui propose de nouvelles normes de justice élémentaire pour tous les êtres vivants, ce qui inclue des aspects alimentaires mais pas uniquement. Et bien, il y a encore du chemin…

  • Aurélie Pré Aub

    70 % du soja sert à alimenter le bétail.
    Et cette « mode » date de Pythagore.
    L’auteur de l’article aime le steak, soit.
    Mais que cela n’entache pas sa rigueur journalistique.
    L’alimentation végétale s’impose d’elle-même de façon pérenne, que cela lui plaise ou non.

  • Aurélie Pré Aub

    Au fait, je suis « vegan », je ne mange jamais de quinoa et me passe allègrement de soja.
    Est-ce que vous avez déjà entendu parler des lentilles et des pois chiches ? Ou de cette chose venue des Amériques, que l’on nomme « pomme de terre » ?

  • Aurélie Pré Aub

    Ethymologiquement, « hamburger » vient de « Hambourg », pas de « steak ».
    Et il n’y a pas non plus « viande » ou « meat » dans le mot « sandwich » qui provient aussi d’un nom propre.
    Pouvez-vous fournir un seul argument fondé, fiable et sourcé, à la fin ?

  • Aurélie Pré Aub

    Ah et le fait de manger de la viande découle aussi d’une idéologie.
    Qui est aussi étroitement liée à une belle propagande.
    Le « fais passer l’info » mentionné ici l’illustre d’ailleurs spendidement.

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  • Jean Marché

    « Les anti-spécistes refusent d’établir une hiérarchie entre les espèces et mettent toutes les formes de vie sur un même pied d’égalité. »
    – L’antispécisme ne s’applique qu’au règne animal, et ne concerne donc pas les autres formes de vies. Tout comme l’antiracisme ne concerne pas les animaux mais seulement les humains racisés.

    « Ce faisant, un homme n’a pas plus de valeur qu’un animal. »
    Logique antispé comprise à l’envers, ce sont les animaux non humains qui ont autant de valeur que les nôtres: pour un animal sentient, sa vie compte pour lui autant que les nôtres pour nous même.

    « Cette pensée semble faire écho aux modes transhumanistes et transgenristes »
    Alors si ça semble, c’est un écho fort fort lointain.

    « C’est parce que le marché du soja et du quinoa est beaucoup plus intéressant que celui de la viande »
    Et bien dans ce cas qu’attendent les éleveurs pour se reconvertir si c’est si lucratif ?

    « Malgré leur « pseudo-lutte » pour le bien animal, ils ne sont que des acteurs du marché »
    Etre anticapitaliste, anticonsumériste, zéro-déchet, minimaliste, décroissant, locavore.. tout ceci est compatible avec le véganisme, et les véganes sont proportionnellement beaucoup plus touchés par ces thématiques que le reste de la population.
    Votre marché fonctionne, en France avec 97% de spécistes, et voir la paille dans l’œil du voisin sur un site financé par des tonnes de pubs (méthode warren buffet en bannière, rien que ça) c’est quand même sacrément hypocrite, et l’antispéciste acteur du système ne peux pas les désactiver avec ad-block.

  • Mireille Houssais

    Si vous pensez que ça n’est qu’une mode, vous risquez d’être très déçu, mr le carnivore… D’ici un p’tit moment, les gens comprendront enfin, ce qu’ils font subir aux animaux… Le truc c’est que vous avez un truc dans votre tête qui doit vous aidez a réfléchir avant de parler… Non mais, est ce que vous avez relu votre « article » avant de l’envoyer!?!?! Utilisez votre cerveau et réfléchissez deux secondes et renseignez vous un peu avant d’écrire tout et n’importe quoi! Comme il y a de plus en plus de veg, vous vous sentez menacer, vous et votre estomac également, alors vous décidez d’attaquer un mode de vie auquel vous ne comprenez rien, mais comme vous n’avez aucun argument, il tombe à l’eau votre torchon! Je vais essayer de vous aider a comprendre, (ca risque d’être dur! je sais, ça va faire mal a la tete!!)mettez vous à la place d’une vache et imaginez la vie qu’elle a, ce qu’elle doit ressentir, la façon dont on lui retire ces petits qu’elle n’a même pas pu avoir naturellement, qu’elle n’a même plus aucun moyen de défense puisqu’on la modifie génétiquement pour qu’elle n’est plus de cornes, la façon dont elle meurt, le manque de respect qu’on a pour son cadavre et imaginez maintenant que l’on fasse subir le même sort à votre mère, votre femme, votre soeur…. Ça n’est pas du féminisme, si jamais l’envie vous en prenait de vous attaquer a cette façon de penser également, imaginez vous être un poussin mâle ou un veau, comme vous n’êtes la que par « erreur », votre vie n’a aucune importance et on va vous sacrifier au bout de quelques jours, parce que vous êtes un mâle, vous serez selectionnez pour mourir parce que vous ne servez à rien d’autre !!! Avec une petite réflexion de 10 min vous pourriez peut-être tout remettre en question, si vous aviez un peu de coeur, d’intelligence et de compassion, ce qui n’a pas l’air de vous étouffer !! Merci aux autres personnes d’avoir laisser autant de commentaires plein de bons sens, notamment aurelie, ce qui n’est pas le cas du reste de cette page!!

    • Ingrid Transon

      regardez sur « unanimus » la pensée de Pythagore

    • Benbarek

      Votre aptitude à penser comme un animal est extraordinaire!

  • Ludo22

    Depuis trente mille ans nous descendons de chasseurs et de cueilleurs. Sans doute se faisaient-ils parfois la guerre, mais pour défendre un territoire et non par idéologie.

    Quand je lis les « témoignages » des « spécistes », moins de 2% en France, je découvre une nouvelle forme d’ intégrisme à volet prosélyte et doté d’ une bonne charge de haine.
    Je n’ ai rien contre les originaux quand ils vivent leur lubie pacifiquement et ne manient ni le mensonge ni l’ insulte. Quand ils ont la prétention d’ une quelconque supériorité idéologique cela devient crispant.

    Pourtant les avis précédents me semblent en être bien chargés ainsi que d’ affirmations grotesques: « Manger de la viande = idéologie », « propagande »
    Juste culture suffirait.
    « m le carnivore »
    Omnivore me suffirait.
    « vous vous sentez menacé(s) »
    MDR, vous ne me mangerez pas lol.
    « mettez vous à la place d’ une vache »
    Merci d’ avoir essayé de le faire mais manifestement l’ auteur (l’ autrice, l’ auteuse, l’ auteur.e) de cette sortie n’ a jamais travaillé dans une exploitation laitière et ne connait pas grand chose à la psychologie animale ni à celle des éleveurs…
    L’ « écornage » sensé ôter un moyen de défense , contre quoi ? ou plutôt contre qui ?…
    Son but premier est d’ éviter que ces dames ne se blessent entre elles et accessoirement les personnes qui les approchent, mais pour ces derniers ce n’ est pas grave, ce ne serait que « justice » pas vrai ?…
    « Manque de respect pour son cadavre »,
    Ben oui quoi où sont les bougies, les fleurs, les nounours, les obsèques civiles ?
    « même sort pour votre mère, votre femme, votre soeur »
    Je vous rassure elles ne sont ni vaches ni végs ;)
    « Votre marché fonctionne, en France avec 97% de spécistes »
    Ce n’ est pas de la paille que vous avez dans les yeux lol.
    « ce sont les animaux non humains qui ont autant de valeur que les nôtres »
    J’ espère qu’ au moins elles sont républicaines leurs valeurs mdr.
    «  »hamburger » vient de « Hambourg », pas de « steak ».
    Très juste, ce qui n’ empêche que dans le mien il y un steak haché et dans mon sandwich souvent une belle tranche de jambon. C’ est encore le cas pour beaucoup de monde vous savez…
    « Est-ce que vous avez déjà entendu parler des lentilles et des pois chiches ? Ou de cette chose venue des Amériques, que l’on nomme « pomme de terre » ?
    Assurément, tous les accompagnements sont bienvenus, mais ce n’ est pas ce qui fait la renommée gastronomique de la France. Tournedos rossini, bœuf bourguignon, cailles farcies et en Bretagne plateau de fruits de mer ou tranche de museau, raie au beurre noir, jamais goûté ?
    L’ homme: « parler des humains, et ne pas exclure 50% de l’humanité? ».
    Dans la langue française, « homme » employé pour l’ humanité, englobe aussi la femme. Non seulement vous critiquez notre façon de nous nourrir mais vous voudriez aussi changer notre langue donc notre culture ? Présomptueux personnage…
    « Et bien, il y a encore du chemin… » Vous l’ avez dit, l’ idéologue MDR.

    Bizarre, quand je lis ces commentaires de « spécistes » c’ est la tronche d’ Aymeric Caron que je vois en arrière plan. Cela doit indubitablement influer sur mon ressenti :(

  • TOTO31
  • goubli

    bon BAAA…..on a trouver qui envoyer sur mars

  • goubli

    baaa,on set qui envoyer sur mars…..!

  • JB Leteinturier

    Breizh-Info ? porte mal son nom.
    Il y a des fermes-usines à viandes : veau-vaches-cochons : c’est ça le marché.
    13.500 litres d’eau pour 1 kg de viande de bœuf ; 900 litres d’eau pour 1 kg de soja ;
    « Au printemps, une vache de 700 kilos peut manger jusque 70 kg par jour, c’est-à-dire ingérer 40 kg de matière sèche qui passe par ses 4 estomacs avant de finir dans son intestin grêle pour être digérés. Cela représente plus de 25 tonnes par an. Une vache consomme également de 60 à 120 litres d’eau par jour. »

    « Le véganisme, un mode de vie au service du marché » ?
    Le véganisme, c’est la mort du marché … Quand il vous faut si peu pour vivre : qu’allez vous consommer ce qui demande tant à produire. Et je ne parle pas de souffrance animale : après tout, ce sera votre karma dans la prochaine vie …