23/11/2017 – 08h00 Paris (Breizh-info.com) – Ce vendredi 24 novembre se tiendra une conférence intitulée « Loi Léonetti, de l’endormissement des consciences à la sédation terminale ». Elle sera donnée par l’avocat Maître Jérôme Triomphe, à 20h30 à la Salle Bretagne (23 rue Villebois Mareuil) et est organisée par la Librairie Dobrée.

Maître Triomphe est l’avocat des parents de Vincent Lambert, grièvement accidenté de la route en 2008 et au centre d’une affaire s’étant transformée en guerre médiatique et juridique, affaire déchirant sans doute à jamais toute une famille et cela jusque devant le lit d’hôpital de la victime.

La conférence devrait susciter un débat intéressant, puisque la Loi Léonetti (22 avril 2005), relative aux droits des malades et à la fin de vie, ne fait pas l’unanimité, notamment entre les partisans de l’euthanasie et les opposants.

Cette loi indique notamment que :

  • « L’obstination déraisonnable » du corps médical et la « prolongation artificielle de la vie » du patient (articles 1 et 9) sont proscrites, y compris lorsque ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté. Le médecin peut prendre le risque d’abréger la vie du patient en lui administrant une dose de soins palliatifs qu’il juge nécessaire à son confort, à condition d’en informer le patient, éventuellement la personne de confiance ou un proche (article 2).
  • La décision de cesser l’administration d’un traitement, lorsque le prolonger semble relever de « l’obstination déraisonnable » doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance », de la famille, ou à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient (articles 1 à 9).
  • La volonté du patient de limiter ou de cesser un traitement doit être respectée (articles 5 à 9). Le patient doit être informé des conséquences de sa décision.
  • L’avis de la « personne de confiance », choisie par le patient pour l’accompagner dans ses démarches et, si le patient le souhaite, dans ses entretiens médicaux, doit être consulté (articles 2, 5, 8 et 9).

La conférence débutera à 20h30, et l’accès sera libre. Elle sera notamment l’occasion peut être de confronter les points de vue entre ceux qui estiment que la vie doit être préservée à tout prix, et dans n’importe quelle condition, et ceux qui estiment qu’une vie sur un lit d’hôpital notamment, ou dans une situation de maladie ou de handicap lourd, peut être écourtée.

Crédit photo :DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine