Facebook met en place un outil contre la « propagande russe »

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27/11/2017 – 05h00 San Francisco (Breizh-info.com) –  Le fantôme russe hante-il toujours les esprits américains ? Une chose est sûre, les principaux acteurs du numérique ne sont pas en reste sur la question aux États-Unis. Facebook prend d’ailleurs les devants.

Alerter les utilisateurs sur les contenus russes

Il faut dire que l’élection de Donald Trump et les soupçons d’ingérence russe dans la campagne de l’élection présidentielle ont laissé des traces outre-Atlantique. À tel point que le Congrès américain a convoqué, le 31 octobre dernier, les dirigeants de Facebook mais également ceux de Twitter et de Google afin de faire le point sur ces affaires.

C’est donc dans un climat de positionnement politique croissant de ces acteurs que Facebook vient d’annoncer le lancement d’un outil bien particulier. Ce dernier va effectivement informer les utilisateurs du réseau créé par Mark Zuckerberg d’une éventuelle exposition à des contenus ou publications dont les auteurs sont des influenceurs russes. L’outil sera également disponible pour les contenus d’Instagram, plateforme dédiée aux photos et vidéos.

La démarche est réalisée afin de permettre aux utilisateurs en question de savoir s’ils ont été influencés dans leurs opinions par ces contenus russes jugés comme propagandistes en faveur du candidat Trump. L’outil analysera les données sur une période s’étendant de janvier 2015 à août 2016, soit les mois précédant l’élection. Lancé avant la fin de cette année 2017, il retracera ainsi les pages et les comptes suspects « aimés » ou « suivis » par les utilisateurs.

Les comptes et les pages jugés comme douteux sont l’œuvre, en majorité, d’une société qui serait liée aux services de renseignement de Vladimir Poutine et dénommée Internet Research Agency. Ses détracteurs la considèrent par ailleurs comme une arme d’influence du gouvernement russe dont elle vante régulièrement l’action en ligne, toujours par le biais de la publication de contenus.

Facebook militant ?

Sincère ou non, toujours est-il que Facebook justifie la mise en place de ce nouveau détecteur sur son blog : « Il est important que les gens comprennent comment des intervenants étrangers ont tenté de semer la division et la méfiance en utilisant Facebook avant et après l’élection américaine de 2016. »

Une prise de position qui sonne tout de même légèrement comme une réponse aux accusations du Congrès qui cherche toujours à comprendre comment l’élection de Donald Trump a été rendu possible.

Quant au nombre de personnes potentiellement « influencées » par les 80 000 publications en provenance de Russie, le directeur juridique de Facebook, Colin Stretch, a révélé en octobre dernier qu’environ 126 millions de ces utilisateurs aux États-Unis avaient été touchés sur la période évoquée précédemment.

Du côté d’Instagram, ce sont cette fois 120 000 photos et vidéos qui ont atteint 20 millions d’usagers. Au total, 150 millions d’Américains pourraient avoir vu leur vote influencé par ces contenus. Mais l’usage du conditionnel est de rigueur.

Google sur la même voie

Face à l’agacement d’une partie de l’appareil d’État américain, Google a emboîté le pas de Facebook. Le célèbre moteur de recherche américain avait aussi révélé fin octobre que ses services avaient été massivement utilisés par les organismes d’influences russes liés à l’Internet Research Agency.

Quelques 1 108 vidéos auraient été publiées sur YouTube par ces comptes selon Google. La firme révélant au passage que les 43 heures de contenus ont fait 309 000 vues aux États-Unis. Des chiffres portant sur une période comprise entre juin 2015 et novembre 2016. Enfin, 4 700 dollars ont été investis en publicité sur le moteur de recherche par l’agence russe.

C’est donc dans cette optique de transparence et de prise de distance quant aux suspicions sur leurs services que Facebook et Google, imitant Twitter et Microsoft, ont pris part au « Trust Project ». Traduit littéralement par le « projet confiance », son but est de lutter contre la désinformation en ligne et d’identifier la fiabilité des sources.

Garant de confiance, reste à savoir si ce nouvel outil sera également un garant d’impartialité pour ces géants du numérique.

Crédit photo : Wikimedia Commons (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 réponses à “Facebook met en place un outil contre la « propagande russe »”

  1. Georges PN dit :

    On ne peut qu’être halluciné d’une telle audace de la part des GAFA. Et le fait que 90% des médias US aient été favorables à Hillary C., ça ne les gêne pas ?
    Le réseau wk.com, alternative à Facebook mérite que chacun y ouvre un compte. Facebook est entre les mains des mondialistes et des islamistes.
    Voici le lien vers wk : https://vk.com/

    • Аксиом97 dit :

      Entièrement d’accord avec toi. Je me suis désinscrit de fesse-bouk depuis une semaine maintenant et je suis inscrit sur vk. Quel enfoiré sucker-berg avec son idéologie de destruction des valeurs, de flicage de la vie privée et sa propagande anti-russe ! Ce type est vraiment sans scrupule: il revend nos informations au plus offrant, ne respecte aucune loi et souhaite mettre dans place un système copié sur snapchat dont le but est de rendre les gens encore plus accro à son réseau d’asociaux. J’espère que snapchat, concurrent direct, les attaquera en justice pour plagiat

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