Brexit. L’Irlande propose ses services aux sociétés britanniques

Brexit

L’Irlande, par la voix de son ministre des Finances Michael D’Arcy, a fait savoir aux entreprises britanniques qu’elle pouvait leur être d’une aide précieuse face au Brexit. Ces dernières sont en effet inquiètes quant à leur accès au marché de l’UE une fois le Royaume-Uni parti.

Quel type d’aide ?

Le Brexit a aussi des conséquences en dehors du Royaume-Uni et certaines pourraient même s’avérer intéressantes pour d’autres États. L’Irlande affirme ainsi qu’elle peut aider les entreprises britanniques qui craignent de perdre le droit de vendre des produits dans l’Union européenne suite à la sortie de celle-ci.

C’est ce qu’à laisser entendre le ministre des Finances Michael D’arcy à CNBC le 15 janvier :
« Nous disons aux gens que, s’il y a des difficultés, l’Irlande peut faire partie de la solution pour les passeports ».

Le passeport européen permet alors aux entreprises enregistrées dans un pays de l’Union européenne (et dans quelques autres pays tiers) de réaliser des opérations commerciales à travers toute l’UE. Il faut préciser que de nombreuses entreprises établies au Royaume-Uni craignent de perdre l’accès à ces marchés.

« Pas protectionnistes »

Alors que la mise en application du Brexit est fixée au 9 mars 2019, Michael D’Arcy veut faire de l’Irlande un plan de repli pour les entrepreneurs britanniques. « Nous pourrons offrir une très bonne solution pour les entreprises qui pourraient avoir des difficultés. Nous sommes un pays favorable aux entreprises. Nous ne sommes pas protectionnistes ».

En termes d’attractivité, L’Irlande a quelques arguments intéressants à faire valoir. Son taux d’imposition des sociétés est seulement de 12,5 % quand celui du Royaume-Uni est fixé à 19%. À titre de comparaison, le taux en vigueur en France est de 33,33 %. Emmanuel Macron, lors de sa campagne électorale, s’est par ailleurs engagé à diminuer ce taux à 25 % d’ici 2022.

D’autre part, le ministre des Finances irlandais a également souligné que son pays pouvait « se vanter d’autres avantages comme une main-d’œuvre flexible et un secteur des services financiers robuste ».

Par ailleurs, rappelons que le nombre de demandes de passeports de la part de sujets britanniques auprès de la République d’Irlande a très fortement augmenté. Les inquiétudes ne concernent donc pas uniquement les firmes et les acteurs économiques.

À un peu plus d’un an de cette sortie tant commentée des britanniques de l’UE, les menaces pour les uns peuvent rapidement se transformer en opportunités pour les autres. Business is Business !

Crédit photo : DR
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