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Notre-Dame-des-Landes occupe l‘actualité. Les réactions se succèdent depuis l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport le 17 janvier. Déception des uns, satisfaction des autres. Fin du mythe du « Grand Ouest » rimant avec de nouveaux espoirs pour la réunification bretonne. Tour d’horizon des dernières heures.
Un désaveu populaire
Au cours de cette journée du 17 janvier, une fois l’abandon du projet proclamée, les réactions se sont enchaînées. Télévisions, radio et presse écrite ont ainsi multiplié les interviews. Principalement des personnalités politiques favorables à l’aéroport par ailleurs.
Cependant, cette déception des élus n’est pas représentative de l’opinion populaire. C’est en tout cas ce que révèle un sondage Elabe réalisé suite à l’annonce de la décision. Trois quarts des Français (74 %) ont ainsi affirmé soutenir la décision du gouvernement. La fin de cinquante ans de tergiversation sur un projet coûteux. Et même caduque selon les anti-aéroports qui n’ont jamais manqué de souligner l’obsolescence des arguments des pros.
Ainsi, que serait-il réellement advenu des fameuses lignes transcontinentales qui étaient d’actualité… dans les années 1960 ? Les lignes low-costs, peu adeptes des plateformes régionales excentrées et onéreuses, n’auraient trouvé aucun intérêt à Notre-Dame-des-Landes. Quant au bilan carbone des travaux, il était largement plus onéreux que celui de la modernisation de Nantes.
Philippe de Villiers approuve
Du côté de la scène politique locale, le projet ne faisait pas du tout l’unanimité non plus. L’un des opposants les plus farouches à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes était Philippe de Villiers. L’ancien président du conseil général de Vendée a notamment salué « une décision courageuse et juste ».
Il faut rappeler que Philippe de Villiers s’était fait le porte-voix des entrepreneurs vendéens, opposés au nouvel aéroport pour 90 % d’entre eux car trop excentré au Nord.
Un autre motif de satisfaction pour le créateur du Puy-du-Fou est la colère de Bruno Retailleau, son ancien disciple avec lequel il est fâché depuis plusieurs années.
Le « Grand Ouest » d’Ayrault et Rolland
Pour leur part, les figures politiques favorables au projet de « NDDL » n’ont pas manqué d’utiliser un élément de langage dans leurs déclarations suite à l’abandon : « Grand Ouest ».
Un concept dont l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes était la clé de voûte. En clair, le Grand Ouest représentait à terme la fusion des conseils régionaux des Pays de la Loire et de la Bretagne. Une fusion à laquelle souscrivaient plusieurs personnalités. Au premier rang desquelles se trouvait l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault puis sa remplaçante à la mairie de Nantes Johanna Rolland.
Voilà pourquoi cette dernière, lors de sa déclaration à la presse mercredi 17 janvier, a considéré que la décision du gouvernement était « un mauvais coup porté au Grand Ouest ».
Des propos que Jean-Marc Ayrault, pour sa part, a tenu presque mot pour mot le même jour : « C’est aussi un mauvais coup pour Nantes, pour le développement du Grand Ouest ».
Quant à Jean-Yves Le Drian, il tenait une position d’équilibriste entre les deux sujets. Favorable à l’aéroport, c’est en grande partie par son poids politique que la fusion des régions Bretagne et Pays de la Loire n’avait pas eu lieu lors de la réforme territoriale en 2014. À défaut, l’entité « Bretagne » se serait fondue dans une nouvelle collectivité plus grande. Ce « Grand Ouest » tant évoqué par certains.
La réunification comme option ?
Lors de la déclaration d’Édouard Philippe sur l’abandon de l’aéroport, d’autres éléments de langage ont remis une autre question en toile de fond : la réunification de la Bretagne dans ces frontières historiques.
Le Premier ministre a ainsi évoqué la nécessité d’améliorer l’interconnectivité entre les aéroports de Nantes, Rennes et Brest. Tout en agrandissant également l’aéroport de Rennes. Il faut rappeler au passage que plusieurs élus de la pointe bretonne jugeaient le projet de Notre-Dame-des-Landes trop excentré à l’Est. Le tout dans une Bretagne déjà fortement déséquilibrée entre ses Marches et le Finistère.
Il n’en fallait donc pas plus pour que l’idée de se recentrer sur la Bretagne à cinq départements refasse surface. Par l’intermédiaire de Christian Troadec notamment :
#NDDL abandonné. Il est plus que temps de penser à un vrai aménagement du territoire de la #Bretagne à 5 départements pour réduire la fracture territoriale Est-Ouest. Que de temps perdu ! Quel désaveu pour celles et ceux qui défendaient ce projet dont #LeDrian et #Ferrand.
— troadec christian (@troadecch) 17 janvier 2018
En définitive, si le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est à présent enterré, ses conséquences politiques n’en sont peut-être qu’à leur commencement.
Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Peter Potrowl)
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3 réponses à “NDDL. Joie de Philippe de Villiers, « Grand Ouest » et réunification”
Encore une affaire d’importance qui reflète, sans conteste, l’irresponsabilité et les incompétences de celles et ceux qui ont gouvernés ce pays depuis un demi siècle! Certes, d’une manière ou d’une autre, il fallait en finir avec ces atermoiements. Notons quand même, que Macron s’est engagé, pendant la campagne présidentiel, mettre en oeuvre la construction de NDDL, au motif qu’une consultation populaire majoritaire en avait exprimé la volonté. Bien sûr, l’animateur télé préféré des français n’était pas encore dans la corbeille de mariage… Macron le terrible fait ce qu’il dit!!!! Là, il a un caillou dans la godasse… Et, l’animateur va peut-être en tirer la gloire. Va t-il être décoré de la Légion d’honneur? Attendons la suite.
Cependant, si la gravité de la situation est assurément le coût financier, qui, bien entendu, sera supporté par le contribuable, il y a tout aussi grave!
Pendant des années, on a laissé proliférer sur les lieux toute une faune, certainement pas endémique, hostile à tout, prônant des idéologies néfastes à la démocratie. Pour cette population parasite, l’environnement a bon dos. Ce qui les motive, c’est l’affrontement avec les forces de l’ordre, l’anarchie gauchiste est leur religion. Ils ont beaucoup de chance, la France, ce n’est pas le Vénézuela!!!
Quelle belle leçon d’humilité et aussi de « politique » de « démocratie », de « respect de l’histoire » que Messieurs MACRON et PHILIPPE pourraient donner à ces vieux « » »seigneurs locaux » » » » que sont AYRAULT, AUXIETTE, FILLON, RETAILLEAU, GROSVALET etc etc en remodelant les régions et en recréant la Bretagne.
D’ailleurs, si certains reprochent à Monsieur MACRON de ne pas avoir de parole, à ce sujet, Monsieur MACRON prouverait qu’il en a une. En effet, lors de son meeting pré électoral à QUIMPER, n’a t’il pas dit publiquement que, pour lui, la Bretagne a 5 départements et non pas 4.
De plus, la France, même au niveau PIB régional, n’a t’elle pas à y gagner ……. ………. ????
A méditer !!
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