Canal +. Exode, l’odyssée continue : drames humains et manipulation de masse

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02/02/2018 – 06h20 Paris (Breizh-info.com)  – Il faudrait être un sacré monstre pour rester insensible aux sorts des familles de réfugiés filmées dans le reportage « Exode : l’odyssée continue » diffusé actuellement sur Canal +.

Il faudrait être dans le même temps singulièrement naïf pour ne pas y voir un remarquable  film de propagande en faveur de l’immigration et de l’invasion migratoire en Europe. Car « Exode : l’odyssée continue »  mélange tout, absolument tout. Et c’est bien ce qui fait sa force, comme nous allons le voir ici.

Exode, l’odyssée continue est en réalité la suite d’un autre reportage diffusé il y a deux ans sur Canal +, toujours réalisé par James Bluemel et intitulé « Exode » sur lequel nous étions déjà à l’époque longuement revenus.

« Exode » sur Canal + : le camp des saints sur écran!

On y retrouve l’un des personnages principaux, Tarek. Fuyant la Syrie et la guerre avec sa famille, il est parvenu jusqu’en Allemagne. On y retrouve aussi un Afghan qui a quitté son pays pour  trouver asile en Finlande, mais également un autre Afghan qui se retrouve coincé en Serbie, avant de parvenir à rejoindre l’Espagne, tout en s’étant endetté lourdement auprès de passeurs mafieux qui menacent désormais sa famille.

Mais l’immense manipulation de ce reportage consiste à mélanger ces trois histoires, individuelles, personnelles, et qui ne permettent pas de tirer des conclusions géopolitiques  (si la politique se basait sur des cas individuels, alors le monde ne pourrait pas avancer puisque chaque cas individuel pourrait amener un blocage collectif) avec l’exemple de l’immigration venue d’Afrique noire. Et là, la donne change.

Le réalisateur s’attarde d’ailleurs finalement moins sur les Africains dont il suit l’itinéraire. Pour franchir la frontière espagnole, ces derniers sont prêts à tout. Ils se comportent de façon militaire, sont arrogants, ont des exigences, pensent que l’Europe leur appartient et leur doit tout (l’un d’entre eux le dit d’ailleurs dans le reportage). Ils sont en opération de conquête, de guerre (ils le disent, et ils donnent l’assaut à l’Espagne) ce qui diffère totalement du comportement de Tarek et de sa famille, qui eux cherchent simplement à reconstruire leur vie en Europe – avant peut être de retourner un jour en Syrie.

C’est bien ce qui provoque la gène  lorsqu’on regarde ce reportage (par ailleurs superbe) – le pouvoir de l’image est redoutable sur les masses, bien plus efficace que n’importe quel discours politique. Car on est bien en présence d’une volonté, de la part du réalisateur, de faire avaler la pilule de l’immigration massive en sélectionnant quelques exemples bien précis, des cas qu’il a  choisis. Comme il le dit lui même, il s’est attaché à eux. Il a donc « discriminé », c’est à dire choisi par rapport à d’autres qui l’intéressaient moins.

Non, personne ne peut être insensible à cette famille d’Afghans échouée en Grèce, la femme enceinte tentant d’accéder en l’Allemagne via des faux papiers fournis par des mafieux qui prospèrent  tranquillement en exploitant la misère du monde.

Mais ce contraste, permanent, à longueur de reportage, visant à culpabiliser les Européens, à montrer leur prétendue « méchanceté »  – le réalisateur s’attarde sur une manifestation contre l’accueil des migrants en Finlande, déshumanisant complètement ceux qui manifestent ou encore sur ces barrières qui protègent les frontières – est insupportable .

Si on peut parfaitement comprendre pourquoi ces gens qui n’ont rien à perdre veulent à tout prix franchir toutes les frontières qui les séparent de l’Angleterre, de l’Allemagne, de la France ou des États-Unis, il faut être inconscient ou mal intentionné pour persister à vouloir nous faire croire que toutes ses populations du monde ont parfaitement leur place et leur avenir chez nous. Les Européens existent aussi, et nombre d’entre eux souffrent aussi et ont des vies difficiles ! Laisser croire que tout cela va bien se passer relève de l’utopie. Pourquoi l’Europe de l’Ouest, qui n’est jamais parvenue à assimiler les premières vagues d’immigration extra européennes,  réussirait-elle par miracle à le faire avec les suivantes ?

Et il faut être encore plus mal intentionné pour oser faire le comparatif entre des réfugiés syriens qui ont subi des bombardements et des massacres, des Afghans ou des Irakiens qui ont travaillé avec les armées occidentales qui menaient la guerre sur leur propre sol, et le gros des troupes, c’est à dire la jeunesse africaine qu’on incite en permanence à venir s’installer en Europe pour s’y procurer des biens que les Européens n’ont ni les moyens, ni la volonté, ni le devoir de leur fournir.

Exode, l’odyssée continue, est un reportage à voir, pour à la fois découvrir des drames humains – comme il y en a sur toute la planète – mais également pour s’initier à la manipulation des masses.

YV

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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8 réponses à “Canal +. Exode, l’odyssée continue : drames humains et manipulation de masse”

  1. Danielle Dufaud dit :

    Demandons aux Calaisiens ce qu’ils pensent des « gentils » migrants tout mignons, bien instruits, bien civilisés, bien respectueux des femmes et pas racistes !
    Il y a bien longtemps que nous avons rendu le décodeur de canal, mais les chaînes du service public, et les autres, nous enfument aussi tous les jours avec les migrants, l’islam et compagnie.

  2. Grégori Gaudefroy dit :

    A la médiathèque de Nantes, exposition  » Regards de migrants (sur les
    migrants et sur les français)  » Comptez par sur une exposition  »
    Regards de Français  » (sur les migrants) « , car comme toujours un seul
    point de vue compte.
    Un documentaire à l’opposé du point de vue
    nomade, c’est  » les Champs de la Colère  » (sur France 5), montrant des
    familles Normandes d’agriculteurs qui travaillent durement sans salaire.
    On y voit la dureté impitoyable du ministre de l’agriculture Le Foll.

  3. Tamazight dit :

    Assez d’intox! Faites des pastiches de ces films où ce serait vous les Français les victimes de cette invasion dont vos traitres de dirigeants sont les complices.

  4. leon pinault dit :

    La manipulation des masses exercée par les médias avec france télé et arté en tête de gondole .

  5. Pschitt dit :

    L’essentiel de la manipulation immigrationniste consiste à montrer des cas individuels. Individuellement, les migrants suscitent la pitié, sentiment vieux comme l’humanité. Collectivement, ils suscitent une réaction de défiance ou d’hostilité, sentiment également vieux comme l’humanité. Le droit d’asile a été créé en faveur d’individus. Mais le phénomène actuel est collectif, celui d’une immigration de masse.
    Le paradoxe est que ce sont le plus souvent des gens « de gauche », censés privilégier le collectif, qui favorisent l’individu au détriment de la société.

  6. Danielle Dufaud dit :

    Je vais vous raconter une histoire avec des « migrants », c’est l’histoire d’une jeune et jolie fille de 18 ans, elle s’appelait Pamela. Elle a été retrouvée au bord d’une route, du coté de Macerata, en Italie, découpée en morceaux, après avoir été torturée dans une maison de la rue de Split. Les policiers n’ont pas retrouvé son cœur, ni ses intestins. Il y avait bien ses vêtements ensanglantés, à la pauvre Pamela, dans cette maison, et surtout, il y avait le mal nommé, Innocent, drôle de prénom pour une ordure qui a même pris soin de laver les membres découpés de sa victime à l’eau de javel, pour effacer ses traces ADN. Innocent Oshegal, Nigérian de son état, voulait juste perpétuer les rites vaudous de son pays d’origine, alors il a massacré une jeune Italienne. La vilaine histoire d’Innocent ne passera pas sur Canal, ni ailleurs, pas top pour les pro migrants qui veulent faire pleurer dans les chaumières, sur le sort de leurs protégés !

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