« Are you stalking to me ? » ou l’art de la fouille virtuelle

stalking

Qu’est-ce donc que le « stalking » ? Si cet anglicisme ne vous dit rien, il désigne pourtant une pratique de plus en plus répandue. En quoi consiste-elle ?

Harcèlement virtuel

Dans sa définition littérale, le « stalking » serait donc un harcèlement. Une pratique qui consiste dans les faits à rechercher le maximum d’informations sur une personne à travers sa vie virtuelle. Alors que les utilisateurs de réseaux sociaux et d’applications en tout genre sont de plus en plus nombreux à exposer leur vie, le stalking se développe donc lui aussi.

Un espionnage parfois mal intentionné au point que certains pays ont légiféré contre la pratique. C’est notamment le cas de la Belgique, du Luxembourg et de l’Italie. Ces États ont promulgué des lois anti-stalking pour protéger leurs citoyens. Comme dans bien d’autres domaines, ce sont les États-Unis qui ont initié le mouvement en 1989. Cette année-là, la jeune actrice de sitcom Rebecca Schaffer fut tuée par un fan stalker en Californie. Les choses tournent donc parfois mal.

Les femmes davantage visées

À l’instar de cette américaine, les femmes seraient davantage victimes de harcèlement. Il s’agissait ainsi de femmes dans 75 % des cas recensés.

Une proportion qui en conduit à une autre : 80 % des stalkers seraient des hommes. Leurs victimes ? Des personnes déjà présentes dans leur vie réelle telles une collègue de travail ou une ancienne amoureuse. Quand il ne s’agit pas d’une idolâtrie malsaine envers une star, comme dans le cas de Rebecca Schaffer. Les cibles choisies au hasard sont très rares.

Tout voir, tout savoir

Toutefois, le stalking n’est pas utilisé qu’à des fins malveillantes. Rien de bien méchant à chercher quelques informations sur une personne avant une rencontre professionnelle, amicale ou amoureuse.

La recherche Google est parfois si tentante, y compris sur sa propre personne. Instagram est aussi une bonne source de données, notamment pour saisir l’univers de l’individu « espionné ».

De même, Twitter et Facebook permettent bien des enquêtes. Y compris par quelques méthodes peu connues que nous vous laisserons trouver par vous-mêmes !

Enfin, sur les réseaux purement professionnels comme Viadeo ou LinkedIn, le stalking, s’il est largement possible, peut toutefois laisser des traces lors d’une navigation connectée. Une bonne raison d’attendre sans à priori votre futur rendez-vous d’affaires.

Crédit photo : Maxpixel (CCO/Public domain)
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