Suite à la fusion des cliniques de Kerlena (Roscoff) et de l’Elorn (Landerneau) au profit de la dernière, 17 emplois basés à Kerlena dans les bio-nettoyages et les services hôteliers, jusque-là liés à Elior, ne sont pas renouvelés. Leurs titulaires qui ont vingt à trente ans d’ancienneté seront licenciés.

A Landéda, l’hôtel quatre étoiles La Baie des anges, face à la mer, est menacé de fermeture en raison d’un conflit entre la gérante et le propriétaire. Une partie de ses neuf salariés réfléchit à le reprendre pour en continuer l’exploitation sous forme d’une SCOP afin de sauver leurs emplois. Cependant, le prix du fond de commerce et des murs tutoie les 5 millions d’euros – une somme qui ne se trouve pas facilement.

Dans l’aviculture, c’est le sélectionneur de poulets de chair Hubbard qui est dans la tourmente. L’entreprise qui emploie 330 salariés dont 180 au siège du Foeil (22) a présenté un plan social ce 25 mai. Les sites de Châteaubourg (51 salariés), Martigné-Ferchaud (8 salariés) et Le Pertre (1 salarié), tous trois en Ille-et-Vilaine, sont en première ligne. L’entreprise venait d’être vendue par le groupe Grimaud, basé à Roussay dans les Mauges (49) au géant allemand Aviagen, après des pertes de plusieurs dizaines de millions d’euros à l’échelle du groupe en 2016 et 2017 à cause de la grippe aviaire. C’est la chute des exportations en Asie et au Maroc qui ont pesé sur les résultats de l’entreprise, qui exporte 80% de sa production. Vingt-cinq à trente postes pourraient se voir reclassés, les licenciements secs auraient lieu à partir de janvier 2019.

Cependant, la France semble profiter du Brexit, selon le baromètre EY de l’attractivité de la France en 2017 qui rompt avec la sinistrose ambiante : 1 019 projets d’implantations étrangères ont été proposés en 2017, soit 31% de plus qu’en 2016. La France revient ainsi dans le top 3 européen, précédée du Royaume-Uni, de l’Allemagne et suivie par les Pays-Bas (-17% en un an)… et de la Russie (+16% sur un an). Cependant ces installations ne créent en moyenne que 25 emplois par projet en France, contre 42 au Royaume-Uni… et jusqu’à 170 en Serbie et Slovaquie où le coût de la main-d’œuvre est nettement moindre.

LBG

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