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Dimanche 15 juillet 208 au soir, l’équipe de France bat la Croatie (4-2) en finale de la Coupe du monde de football.

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Parmi les premières personnalités politiques à réagir – bien que manifestement peu calée sur le football – Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN).

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Avant ensuite de dénoncer les violences commises dans la soirée un peu partout en France.

Très vite, les réactions à ces tweets se sont multipliées, certains dénonçant notamment la récupération politique faite par Marine Le Pen concernant une équipe composée majoritairement de joueurs d’origine immigrée. A-t-elle commis une faute politique ?

Il est vrai qu’à l’heure actuelle, aux yeux d’une majorité de Français, Marine Le Pen incarnait la personnalité politique la plus hostile à l’immigration en France.

Il est alors surprenant – pour ses détracteurs de gauche tout comme pour une partie de la population hostile à l’immigration – de la voir se réjouir du triomphe d’une sélection portée par plus d’une une grosse moitié de joueurs africains, et par une petite minorité de joueurs blancs. D’autant plus lorsque ce triomphe se fait au détriment d’une sélection nationale, la Croatie, composée quant à elle de 100% de joueurs d’origine européenne. Et portant les couleurs d’un pays de tradition catholique et identitaire.

« Nous affrontons la République de France et le continent africain… » affirmait comme une évidence Igor Stimac, ancien joueur croate (sélectionné lors du mondial 98) avant le match. C’est d’ailleurs toute une partie de la presse africaine qui évoquait l’équipe de France « sixième pays africain de la Coupe du monde », ce qui n’a pas empêché une partie de la presse française de faire un procès en racisme à Stimac.

En se félicitant de la victoire de la France, « sixième équipe africaine » en Coupe du monde – Marine Le Pen valide donc – qu’elle le veuille ou non – la politique d’immigration de ces trente dernières années, qui permet aujourd’hui aux Pogba, Umtiti, Kanté, Matuidi, Fekir… de devenir les idoles d’une population pourtant encore majoritairement « gauloise » ou « blanche », mais en phase de transformation avancée.

Pour elle – exactement comme lorsqu’elle défend « ses compatriotes d’Outre Mer », seule la défense du drapeau tricolore compte, qu’importe qui le porte. C’est un choix politique et idéologique assumé. Est-ce une faute à l’heure actuelle, où la question des migrants se pose quotidiennement et où les problèmes liées aux dernières vagues d’immigration n’ont toujours pas été réglés ?

La question est posée, mais une chose est certaine : Marine Le Pen a fait hier le choix, symbolique et sportif certes, de soutenir une sélection française dans laquelle les blancs sont désormais minoritaires, face à une autre sélection d’Europe qui incarnait ethniquement beaucoup plus la majorité de son propre peuple, et encore plus de son électorat.

À une période où le Rassemblement national cherche massivement des fonds pour ne pas mourir, c’est un choix fort qui a été fait par sa présidente…

Crédit photo : montage et wikipedia (cc)
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