Ci-dessous une tribune adressée par Nicole Esterolle à propos d’une autre tribune publiée dans Libération par Jean-Marc Huitorel, « critique d’art » à propos de la Vallée des Saints. Attention, ça va piquer !

Le fameux barde critique d’art breton, Jean-Marc Huitorel, curator régional et international, chantre des plus belles inepties d’art contemporain en notre belle Armorique, jette une fatwa sur les sculptures de la « Vallée des mille Saints » en Bretagne, par un article vengeur paru dans Libé, organe officiel de la bien –pensance gaucho-duchampiste, car il y voit « une subtile escroquerie qui confond art et idéologie, tourisme et culture. »

D’habitude, c’est plutôt la fachosphère des néo-réacs de gauche comme moi, des cathos intégristes, des populistes pétainistes, etc. qui hurle quand les agents de la duchamposphère profanent chapelles et églises avec des tas de casseroles, ou trempent le christ dans de la pisse, etc., bref : exécutent ce qui fait la routine de leurs délirantes activités installationnistes et performatoires… Ce retournement dans l’anathème indiquerait-il que l’alliance objective fachosphère -duchamposphère se retourne sur elle-même ?

Qui qu’il en soit, je trouve que notre Assurancetourix de la critique d’art bretonnante, manque pas mal de vergogne quand il ose affirmer que ces sculptures (certes un peu pâteuses formellement) sont une « subtile escroquerie confondant art et idéologie, tourisme et culture »…

Il ne manque pas d’air, en effet, lui, l’ardent défenseur d’un art  qui n’est justement que le pur produit de l’idéologie esthétique d’État… D’un art qui squatte et parasite effrontément les lieux patrimoniaux pour mieux comptabiliser dans son public le touriste passant pas là…

Il ne manque pas d’aplomb, cet  admirateur de Lavier et de sa Ferrari cabossée à 15 millions d’euros, quand il trouve excessif le coût de 15 000 € pour chacune des 100 sculptures de la Vallée des Saints… et quand il sait qu’ainsi, le prix total de 100 Saints est exactement le dixième de celui de la satanée bagnole concassée de son ami Pinault… Mais, suis-je bête, peut-être préférerait-il qu’au lieu des 100 sculptures ringardes selon lui, on place les tulipes de Koons, qui cherchent toujours un lieu d’accueil au grand air…

Il est sérieusement culotté, quand il proteste contre le fait que la moitié de ces 15 000 euros par statue sera payée par le contribuable, alors que lui-même et ses centaines d’homologues curators-profs-critiques ainsi que le type d’art qu’ils soutiennent, n’auraient aucune existence sans cet argent du contribuable (je vous joins le lien vers ce texte paru sur libération.fr, où vous trouverez cette protestation d’un culot inoui, mais aussi tous les éléments récurrents de langage et de pensée en usage dans les réseaux de la consanguinité duchamposhérique…).

Il atteint enfin les limites du ridicule dans l’impudence, notre barde conceptualo-discursif armoricain, bouffeur de curés, de cathos intégristes et de grenouilles de bénitier, quand on sait qu’il est l’hagiographe officiel du petit émergent postural Régis Perray, balayeur-astiqueur compulsionnel (il avait obtenu les félicitations du Jury pour son diplôme de fin d’École des Beaux-Arts de Nantes, pour avoir nettoyé les escaliers d’entrée de la dite école )… et quand on lit que notre barde voit une dimension mystique dans cette obsession du balayage…

Voici le lien vers ce texte hallucinant du professeur Huitorel, qui préfère l’esthétique de son jeune  « technicien de surface »  à celle des mille Saints Bretons :

http://www.regisperray.eu/textes/JM_huitorel.php

Nicole Esterolle (voir son site ici)

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