Alors que le Festival interceltique de Lorient (FIL) bat son plein – 700.000 festivaliers sont attendus sur dix jours, de nombreux comportements délictueux auraient été constatés cette année. Ceux-ci seraient le fait de bandes de jeunes migrants (afghans et africains), qui font les poches et agressent les festivaliers ivres. Comme à Cologne, des jeunes femmes auraient été agressées.

Autre activité nouvelle observée cette année : de jeunes « placiers » accueillent les automobilistes en quête d’une place de stationnement et les rançonnent une fois leur véhicule stationné… en toute illégalité évidemment.

L’essentiel des trafics en tout genre se déroule devant le Grand théâtre, près de la mairie. Cette situation est favorisée par l’absence de caméras de vidéoprotection. Une absence surprenante alors que lors de ses vœux, en janvier dernier, le maire (PS)  Norbert Métairie  n’hésitait pas à affirmer se mobiliser «  pour renforcer les effectifs du commissariat et sommes candidats à une Police de sécurité au quotidien. Nos principes d’action ? Prévention, médiation, présence sur le terrain, vidéosurveillance sans tabou, fermeté dans les sanctions. » (Ouest-France, Lorient, 11 janvier 2018)

Du côté de la police lorientaise, il n’y a « pas encore d’éléments statistiques pour savoir si la délinquance a augmenté ou non. La situation semble être comme l’année précédente, après il y a des plaintes qu’on aura sans doute ultérieurement, des interpellations qui n’ont pas encore pu être faites… cependant rapporté au nombre de festivaliers et au périmètre assez large, le taux de délinquance reste bas ». Un autre policier avoue qu’il « y a des difficultés comme toujours, mais comme pour tout gros festival ».

Un bilan judiciaire est fait après chaque édition du festival interceltique. « On n’a pas plus de plainte que d’habitude », balaie un policier lorientais. « Cela dit, si les gens ne viennent pas déposer plainte s’il leur arrive quelque chose… ».

1200 personnes mobilisées pour assurer la sécurité du Festival

Le dispositif de sécurité du Festival mobilise 1200 personnes : 600 bénévoles affectés à des tâches sécuritaires, 200 vigiles, 50 secouristes financés par le FIL, 230 à 250 policiers en tout pour patrouiller sur le festival, avec deux chiens en renfort. Il y a aussi une trentaine de militaires de l’opération Sentinelle et 30 gendarmes pour renforcer les effectifs locaux chargés de gérer les flux à l’extérieur de l’agglomération. Par ailleurs 170 sapeurs-pompiers sont sur le terrain.

Le budget sécurité atteint 500.000 €, 8% du budget total et 200.000 de plus qu’en 2015, en partie équilibrés par des subventions de la ville (300.000 €) et de l’État (30.000 € contre 60.000 demandés). L’Etat a aussi facturé au FIL 13.000 € cette année pour le déploiement des forces de l’ordre – le Hellfest, autre festival important en Bretagne, a payé 78.000 €.

Pour la sous-préfecture « L’ambiance est bonne et souriante et l’affluence est au rendez-vous »

Bien évidemment la sous-préfecture ne confirmera pas la perception des festivaliers ni celle des forces de sécurité (agents privés, police, CRS, gendarmes et militaires de Sentinelle)… ni celle du parquet destinataire de l’ensemble des plaintes et signalements. Au contraire, le sous-préfet Pierre Clavreuil a affirmé dans les colonnes de nos confrères d’Ouest-France (édition Lorient, 7 août) que « la fête amorcée vendredi est déjà réussie. L’ambiance est bonne et souriante et l’affluence est au rendez-vous ».

Elle semble aussi réussie pour les délinquants… Le 5 août vers trois heures du matin, une hôtesse de la CTRL (compagnie de transports de la région lorientaise) a été agressée à la gare routière. La direction banalise, toujours dans Ouest-France : « Nos services ont été débordés, une hôtesse a été frappée ». Ses employés apprécieront. En réalité, c’est un groupe d’individus ivres qui s’en est pris au service d’ordre, tout à fait dépassé, pendant près d’une heure. A cette occasion une hôtesse d’accueil a été bousculée et frappée.

25 interventions de police dans la nuit du 5 au 6 août

Dans la nuit du 5 au 6 août, il y a eu 25 interventions de police, pour des faits de vols de portable près du Grand Théâtre, des rodéos, des tapages nocturnes, des rébellions, des mouvements de foule lors de la fermeture de cafés quai Jules Ferry, trois ivresses publiques manifestes dont une garde à vue pour outrage et rébellion… « Des bandes isolées qui suivent les personnes isolées et alcoolisées pour leur voler leur portable » ont été signalées. Sans oublier un rassemblement de 150 jeunes alcoolisés sur l’esplanade devant le Grand Théâtre.

Si les organisateurs du FIL font le maximum pour que le festival se déroule dans de bonnes conditions,  force est de constater que nombre de festivaliers pointent le rôle accru des migrants – mineurs ou non – dans les faits dont ils sont victimes. « Les mineurs isolés étrangers, vrais ou faux, sont un vrai problème », relève un policier lorientais. « On n’a pas de traducteur pour ces gens là, qui font exprès de ne pas parler français, ils se disent mineurs, et même s’ils sont un petit nombre, moins qu’à Brest, ça devient catastrophique ».

Parmi les Soudanais, Maliens, Erythréens, Afghans et vrais faux Syriens installés à Lorient – ils sont en réalité originaires du Maghreb – certains ont  rapidement réussi à s’organiser pour mener des activités délictuelles, profitant de leur statut de réfugiés de pays en guerre…

L.M.

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