A seulement 31 ans, la violoniste acadienne Dominique Dupuis a déjà quatre albums à son actif. Habituée du Festival Interceltique de Lorient, bien qu’absente de l’édition 2018, elle a aussi conquis le cœur des Bretons. La musicienne a  bien voulu répondre à nos questions.

Breizh-info.com : Dominique Dupuis, quelle est votre actualité musicale ?

Dominique Dupuis : Je viens tout juste de terminer ma série de spectacles de l’été. Puisque l’automne s’annonce relativement calme, j’aurai la chance de perfectionner un nouveau spectacle et de déterminer sous quelle forme nous nous présenterons. J’envisage peut-être un retour aux sources, une formation plus acoustique, mais on verra bien ce que l’avenir me réserve…

Breizh-info.com : Revenons-en aux origines, quand avez-vous commencé le violon et pourquoi avoir choisi cet instrument ?

Dominique Dupuis : J’ai commencé à jouer du violon à sept ans. Il a fallu deux ans pour convaincre mes parents de m’inscrire à des leçons de violon. Bien que mes parents n’étaient pas musiciens, ils aimaient tous deux la musique, plus particulièrement la musique acadienne. Jeune fille, j’étais émerveillée par le violon, qui était véritablement au cœur de cette musique que j’aime tant. Je n’ai plus jamais lâché mon violon à partir de ce moment-là.

Dominique Dupuis a déjà enregistré quatre albums

Breizh-info.com : Quels sont les musiciens qui vous inspirent ?

Dominique Dupuis : De nombreux musiciens m’inspirent beaucoup. J’ai toujours aimé la musique de Natalie MacMaster et d’Eileen Ivers, de même que celle de Liz Carroll. Grâce à mes voyages, j’ai aussi découvert Sharon Shannon, Dan Ar Braz, Carlos Nuñez, entre autres, qui m’ont aussi beaucoup marquée. De plus, mes musiciens influent aussi sur ma musique. La plupart d’entre eux ont des antécédents « rock », ce qui m’a incité à ajouter cette couleur à certains de mes morceaux.

Breizh-info.com : Quand vous êtes-vous spécialisée dans les musiques celtes et acadiennes ?

Dominique Dupuis : J’ai tout d’abord appris la musique de la côte Est du Canada, des Maritimes, notamment le répertoire de Don Messer et de Ned Landry. Simultanément, j’écoutais des groupes de musique acadienne et québécoise. J’ai toujours particulièrement aimé les reels – il fallait que je puisse jouer aussi vite que possible ! J’ai ensuite commencé à explorer la musique celte de certaines régions du Canada atlantique, comme l’Île-du-Prince-Édouard et le Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Je suis immédiatement tombée sous le charme !

Breizh-info.com : Etait-ce une façon de montrer votre attachement envers l’Acadie et sa culture ?

Dominique Dupuis : Sans l’ombre d’un doute, si je joue toujours de la musique acadienne, c’est pour faire un petit clin d’œil à mon Acadie chérie. Cette musique m’habite et fera toujours partie de moi. Alors même quand je joue d’autres styles, de petites sonorités acadiennes transparaîtront toujours.

Breizh-info.com : Vous avez déjà sorti quatre albums, envisagez-vous d’en préparer un nouveau ? 

Dominique Dupuis : J’aimerais bien préparer un autre disque, mais je ne suis pas encore sur le point d’entamer le processus. Cela étant dit, ce n’est pas parce que je n’ai pas de plans concrets que je ne réfléchis pas à de la nouvelle musique et à la possibilité de rentrer en studio.

Breizh-info.com : Que représente le Festival interceltique de Lorient à vos yeux ?

Dominique Dupuis : Le Festival interceltique de Lorient représente mes débuts en France. C’est là où j’ai mis les pieds la première fois en territoire français. Au fil des ans, j’ai tissé de solides liens d’amitié et c’est un honneur pour moi d’y retourner, de temps à autre. Le festival et les festivaliers occuperont toujours une place bien spéciale dans mon cœur. J’ai rarement vu un public pareil, une ambiance pareille, un accueil pareil.

Breizh-info.com : Y a-t-il un souvenir en particulier que vous pourriez nous raconter ?

Dominique Dupuis : Les détails sont un peu imprécis, mais il était question d’une escorte policière pour me rendre d’un lieu de spectacle à un autre, afin de respecter des délais très serrés. Je devais donner deux spectacles l’un après l’autre. Jamais je n’ai vu les rues de Lorient filer aussi rapidement devant mes yeux ! Hi hi !

Breizh-info.com : Peut-on espérer vous y retrouver à l’avenir ?

Dominique Dupuis : Si l’occasion se présente de revenir à Lorient, je la saisirai volontiers. L’accueil que nous réservent les gens en Bretagne est si spécial, et nous ne manquons jamais la chance d’y aller.

Breizh-info.com : Enfin, quels sont vos liens avec la Bretagne et quel est votre endroit préféré ?

Dominique Dupuis : Au fil des ans, j’ai rencontré beaucoup de Bretons et de Bretonnes. Je pense que nous avons beaucoup de choses en commun : nous sommes véritablement heureux de pouvoir faire découvrir notre culture à tout étranger. Je pense que ce sont ces moments intimes, toutes ces galettes et crêpes bretonnes mangées entre amis au Quai de la Bretagne, ces soirées de musique improvisées, qui font en sorte que la Bretagne se distingue d’autres endroits où je suis allée. Je ne peux pas vous confier quel endroit j’aime le mieux, parce que chaque endroit est tout simplement magique ! Et j’en ai encore beaucoup à découvrir…

Merci pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Propos recueillis par Alexandre Rivet

Crédit photo : Facebook Dominique Dupuis – dominiquedupuis.com
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