Une maison située rue du Tillay à Saint-Herblain avait été criblée de balles et frappée par une grenade à plâtre vers 4h30 le 12 septembre 2017 – sans blessés heureusement puisque la famille qui l’habitait dormait à l’étage. Le tireur avait été interpellé en juin dernier, une arme a été retrouvée chez lui et correspondait à la fusillade, ainsi que ses traces ADN sur la grenade à plâtre. Il a été jugé et a pris un an ferme.

D’origine nord-africaine, ce tireur, Rachid Bendjilali, n’est âgé que de 22 ans. Originaire de Saint-Herblain, il était un ami d’enfance du père de la famille de quatre enfants – inconnue de la justice – qui résidait dans la maison ciblée. Les enfants ont été particulièrement traumatisés, « l’aînée, qui était bonne élève, redouble, la seconde est devenue boulimique, la troisième ne peut plus rester seule à la maison et le dernier a peur de jouer dans le jardin », a expliqué leur avocat.

Le tireur présumé a nié, malgré les évidences, et affirmé qu’il n’avait que conservé les armes pour d’autres – le mobile réel de la fusillade est donc resté dans l’ombre, hélas. Il a pris un an ferme, avec maintien en détention. Une expertise psychologique sur la famille a été ordonnée pour calculer les dommages et intérêts. Du reste, le tireur aura le temps de réfléchir : en juillet, il a écopé de cinq ans ferme pour un trafic de stupéfiants en Vendée ; il a fait appel de sa condamnation.

LM

Photo d’illustration : DR
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