Auberge Tiegezh, une belle cuisine enracinée au pays de Merlin

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Dans la petite cité morbihannaise de Guer, non loin de la forêt de Brocéliande, l’Auberge Tiegezh – famille en breton – accueille les gourmets venus goûter la cuisine du chef Baptiste Denieul. Une auberge familiale, en effet. Avec des grands-parents maternels qui créent en 1972 une fabrique de crêpes fraîches, des parents qui ouvrent en 2003 une crêperie : le jeune Baptiste  est tombé tout jeune dans la marmite : « Le nez dans la galette et les mains dans la farine, je vis une adolescence gourmande autour du restaurant familial. A l’âge de 14 ans, je ne me voyais pas faire autre chose que ce qui rendait heureuse ma mère. », écrit-il sur son site. Une vraie vocation.

Élu meilleur apprenti de Bretagne en 2009, notre homme va « monter » à Paris pour perfectionner son métier. Il ira d’abord chez l’illustre Lasserre, puis au Bristol auprès du chef triplement étoilé Éric Frechon. Retour au pays en 2013 pour y ouvrir, à côté de la crêperie familiale, un « grand» restaurant.

Un macaron Michelin et deux toques Gault&Millau plus tard, que vaut donc la cuisine de notre jeune ambitieux ? Par ce dimanche d’août post caniculaire, nous avons fait le pèlerinage pour voir de plus près ce qu’il en était de ce restaurant « gastronomique ».

Bon, disons-le de prime abord, la salle ne nous a pas vraiment emballé. Décor un peu tristounet, vaisselle « moderne », mieux vaut ne pas venir pour le cadre. Et l’assiette, alors ? Là, on change de registre, les choses sérieuses commencent. Après une belle mise en bouche autour du cochon, déclinée façon pintxos basques, on aborde le menu avec les « légumes du jardin d’Aude parfum de sarrasin » – excellents, avant de poursuivre par un filet de saint pierre – cuisson parfaite, assaisonnements subtils. Devait venir ensuite un filet de canette.  Madame n’étant pas enthousiaste à l’idée de consommer ce volatile, le chef nous proposa aimablement de le remplacer par du homard. Bonne pioche. L’animal était rôti à point, épicé comme il faut. Le bonheur ! En dessert, le « chocolat de Michel Cluizel », épatant, vint conclure comme il faut un repas indiscutablement « gastronomique ».

Pour accompagner  le menu, un verre de vin blanc du Languedoc – excellent. La carte des vins est bien un peu courte, mais on y découvre quelques beaux flacons. Excellent café, accompagné d’un beau choix de mignardises proposées sur un chariot. Service aimable mais un peu lent. En conclusion : un excellent repas. Béatrice Denieul – qui tient à côté la crêperie familiale, peut être fière de son fiston !

Yves Le May

7 Place de la Gare, 56380 Guer. Tel. 02 97 22 00 86

Crédit photo : Breizh-info.com
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