Comme le prouvent les derniers chiffres publiés, les migrants continuent de rentrer en Grèce, notamment dans la région de Thessalonique.

Thessalonique, ville saturée de migrants

En Grèce, les arrivées de migrants ne semblent pas diminuer. Selon l’hebdomadaire national Protothema, le flux a même augmenté en 2018. Selon la police de Thessalonique, située au nord-est du pays et deuxième ville la plus peuplée de Grèce après Athènes, 1 138 migrants ont été identifiés au mois d’août dernier. Ils n’étaient « que » 823 pour le même mois il y a un an.

Dans le même temps, 1 157 ont été retrouvés dans la région de l’Evros pour le mois d’août 2018. Un nombre qui a doublé par rapport à août 2017 (674 migrants).

Alors que Thessalonique se trouve sur la route terrestre empruntée par les migrants depuis la Turquie vers l’Europe occidentale, ces chiffres du mois d’août sont aussi élevés que ceux du mois d’avril dernier. La plus grande vague migratoire de ces dernières années avait alors été enregistrée aux frontières terrestres gréco-turques.

2 000 euros par migrant

Pour passer la frontière entre la Turquie et la Grèce, les migrants doivent dépenser en moyenne 2 000 euros par personnes auprès des passeurs. Un passage illégal contournant les barrages et contrôles policiers qui connait toutefois des ratés. Ainsi, dans la région de l’Evros, 28 passeurs ont été arrêtés au mois d’août de cette année. En 2017, pour la même période, la police avait mis la main sur 34 d’entre eux.

Du côté de Thessalonique, ce sont 18 trafiquants d’êtres humains qui sont tombés en août dernier. Une augmentation là encore au regard des 12 passeurs arrêtés en août 2017.

Thessalonique
Migrants dans la région de l’Evros

Emballement migratoire

Un emballement migratoire confirmé par le ministre grec de l’immigration Dimitrios Vitsas. Celui-ci avait déclaré au printemps devant le parlement hellénique que le nombre de nouveaux arrivants avait augmenté de 33 % au cours des trois premiers mois de 2018 par rapport à l’année dernière.

En attendant les chiffres concernant les mois d’été, période que les migrants choisissent logiquement pour gagner l’Europe compte tenu des conditions météorologiques plus favorables. Des chiffres qui, en toute vraissemblance, devraient révéler des arrivées croissantes. La Grèce continue donc de s’enfoncer « tranquillement » dans le chaos migratoire.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Gémes Sándor/SzomSzed)
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