Vendredi dernier, dans le cadre de l’étalement de la répartition de migrants dans toute la Loire-Atlantique, une cinquantaine de migrants hébergés dans des gymnases à Nantes ont été transférés dans un centre d’activités sociales d’EDF, à Saint-Brevin.

Une partie de la population est en colère, et notamment les militants du Rassemblement national, qui viennent d’adresser un communiqué à la presse, incisif, exigeant la remigration pour ces migrants en provenance d’Afrique :

Nous apprenons l’arrivée discrète, ce vendredi matin à Saint-Brevin-les-Pins, de cinquante-quatre immigrés clandestins originaires de pays d’Afrique, aidés par la maire de Nantes, Johanna Rolland, et accueillis par l’association L’Aurore. Ces hommes ne sont qu’une petite partie des près de sept cents clandestins ayant transité tout l’été à Nantes, square Daviais,et depuis le 20 septembre dernier dans des gymnases de la Ville. Quelques dizaines d’autres doivent également être transférées dans les jours à venir à Saint-Herblain.

Le Rassemblement national (RN) de la Loire-Atlantique rappelle son opposition ferme à toute implantation de clandestins dans le département. Qui plus est, ces nouveaux venus à Saint-Brevin viennent d’être logés dans une résidence de vacances du Centre communal d’action sociale (CCAS) appartenant à l’EDF — et donc à ses cotisants — tout comme il avait été procédé en septembre 2016 pour des clandestins de Calais. C’est un signal exécrable donné par des pouvoirs publics pourtant toujours prompts à déclarer s’intéresser au sort des Ligériens les plus nécessiteux, mais les privant d’infrastructures leur revenant de droit : gymnases, centres de vacances…

L’Afrique est aux Africains, et Saint-Brevin est aux Brévinois. Pour ces jeunes hommes désœuvrés qui errent sur les plages de la Côte de Jade, il n’y a qu’une solution. C’est la réémigration !

Quel avenir pour cette cinquantaine d’Érythréens, d’Éthiopiens, de Lybiens et de Soudanais ? Difficile de le savoir.  Ces nouveaux voisins imposés doivent rester six mois au maximum dans ce centre de vacances mis à disposition à la demande de la ville de Nantes. La convention signée entre la CCAS et l’association Aurore se termine fin mars.

Une chose est certaine : aujourd’hui, dans les réseaux de passeurs et de trafiquants d’êtres humains, la Loire-Atlantique est en passe de devenir un département très prisé eu égard de la permissivité des autorités, qui n’agissent qu’en conséquence et pas en amont.

Pour rappel, les trois quarts des Français (74%) sont d’accord avec Emmanuel Macron qui a refusé lundi 24 septembre d’accueillir l’Aquarius et ses 58 migrants à Marseille, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro publié jeudi 27 septembre. Dans ce même sondage, une très large majorité des Français se déclare hostile, plus globalement, à l’accueil des migrants. Les élus, eux, semblent ne plus s’attacher à prendre en compte l’avis de la population locale…

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