Japon. Face au défi démographique, des robots plutôt que l’immigration ! [Vidéo]

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Pour faire face au vieillissement de sa population, le Japon mise notamment sur la robotique. Un robot ménager devrait être commercialisé d’ici cinq ans. Des perspectives qui contrastent avec celles de l’Hexagone.

Au Japon, des robots pour tous !

Un robot ménager pour aider les Japonais dans leurs tâches quotodiennes ? C’est ce qu’entend proposer Preferred Networks, une start-up basée à Tokyo, dans les cinq ans à venir. Pour préparer le dîner, apporter la vaisselle dans l’évier ou encore faire du rangement, des robots personnels et à prix abordables seront ainsi commercialisés.

De l’aveu de Toru Nishikawa, fondateur de Preferred Networks, avec cette idée de « robots pour tous », il entend imposer sa firme sur le marché technologique mondial au même titre que Google ou Apple. Un pari ambitieux mais qui n’est pas délirant pour autant, compte tenu de la demande croissante pour ce type d’appareils.

D’une valeur estimée à 2 milliards de dollars, la start-up japonaise mise sur son haut niveau de compétences en termes d’intelligence artificielle pour faire de ce futur robot, présenté comme robuste et très agile, un succès marketing.

Comme l’Europe, le Japon vieillit

Si les promotteurs de ces robots sont si confiants quant aux débouchés pour leurs produits, c’est que les besoins en ce qui concerne ce type d’aides domestiques vont fortement augmenter au regard du vieillissement de la population. Ainsi, le nombre de personnes âgées vivant seules mais aussi le nombre de couples dont les deux membres travaillent et n’ayant donc pas le temps pour ces tâches ménagères est en forte hausse. Un marché potentiel estimé à des centaines de milliards de dollars.

Ces robots sont également adaptables à certaines fonctions professionnelles, comme la logistique en entrepôts et la préparation de commandes. Et devraient voir leur polyvalence s’accroître encore à l’avenir !

Pour l’anecdote, l’ancien candidat socialiste à la présidence de la République française Benoît Hamon proposait en 2017 de taxer les robots afin de financer le revenu universel qu’il comptait mettre en place. Entre un Japon misant sur la robotique et une France misant sur l’immigration extra-européenne et l’aide sociale, voici deux façons diamétralement opposées de répondre à un défi majeur pour les décennies à venir, à savoir ce vieillissement de nos populations.

Crédit photo : Pixabay (CC0/Tekelua) (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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