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L’Australie vient s’ajouter à la liste des États qui ne signeront pas le pacte de l’ONU sur la migration. Un accord qui mettrait en danger la sécurité du pays selon le Premier ministre australien.

Immigration stricte

L’Australie ne va pas faillir à sa réputation d’État vigilant sur les questions d’immigration. Le pays se refuse ainsi à signer le pacte de l’Organisation des Nations Unies sur la migration. Une défiance expliquée par le Premier ministre australien Scott Morrison lors d’une déclaration mercredi 21 novembre. Ce dernier a ainsi affirmé que « le pacte mondial sur la migration compromettrait les intérêts de l’Australie ». Avant d’ajouter : « Il ne fait pas de distinction entre ceux qui entrent illégalement en Australie et ceux qui viennent par la bonne voie. »

Scott Morrison a laissé entendre que cet accord de l’ONU viendrait alors compromettre la politique d’immigration stricte actuellement en vigueur en Australie et mettrait en danger la sécurité nationale.

Australie
Scott Morrison. Source : Herald Sun

L’Australie, un État parmi d’autres

Si la décision de l’Australie n’est pas vraiment une surprise en soi, le pays vient surtout s’ajouter à la liste des États ayant eux aussi rejeté le pacte de l’ONU. Ce fut le cas des États-Unis, d’Israël mais aussi de la Croatie, de la Hongrie, de l’Autriche ou encore de la République tchèque.

Le texte en question demande notamment aux signataires de ne pas détenir arbitrairement des migrants potentiels et de n’utiliser la détention qu’en dernier recours. Sans réelles contraintes juridiques pour les États qui le ratifient, le pacte sur la migration contient toutefois 23 objectifs conformes à l’idéologie immigrationniste. Les mesures qu’il préconise seraient d’ailleurs en contradiction avec la politique d’immigration de l’actuel gouvernement d’Australie. Lequel n’accorde jamais l’asile aux migrants arrivant par bateau sur ses côtes. Des migrants qui sont ensuite détenus dans deux centres de détention sur des îles éloignées du Pacifique Sud jusqu’à ce qu’ils soient accueillis par un autre pays ou qu’ils acceptent de rentrer chez eux.

En Australie, cette question migratoire devrait être l’un des thèmes majeurs des futures élections législatives fédérales au mois de mai 2019. Des élections qui verront Scott Morrison se présenter de nouveau afin d’être réélu.

Rappelons enfin que, si le gouvernement australien est d’une grande fermeté sur un certain type d’immigration, il est par ailleurs l’un des rares dans le monde occidental à avoir accordé des visas aux fermiers blancs d’Afrique du Sud chassés de leurs terres.

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