Comme l’Autriche et la Hongrie, la Croatie ne signera pas le pacte des Nations unies sur la migration. Les États-Unis avaient ouvert la voie.

Migration : le pacte de la discorde

Le 13 juillet dernier, le pacte sur la migration était entériné par 192 pays membres de l’ONU (Organisation des Nations unies) et doit désormais être signé au mois de décembre à Marrakech. En désaccord, les États-Unis avaient alors refusé de se joindre au concert international. Dans la foulée, la Hongrie de Viktor Orbán s’était retirée de ce pacte le 18 juillet et faisait ainsi entendre une voix opposée à l’immigration extra-européenne sur le Vieux Continent.

Sans réelles contraintes juridiques pour les États qui le ratifient, le pacte sur la migration contient toutefois 23 objectifs conformes à l’idéologie immigrationniste. En clair, il est notamment question de faciliter une migration par des voies sûres et légales ainsi que l’accès à des documents d’identité pour tous les migrants.

L’Autriche et la République tchèque suivent

À la suite des États-Unis et de la Hongrie, l’Autriche et la République tchèque ont également rejeté à leur tour le pacte sur la migration. Le 31 octobre, le chancelier autrichien Sebastian Kurz avait annoncé le retait de son pays. Jeudi 1er novembre, c’était au tour du Premier ministre tchèque Andrej Babis de déclarer qu’il était également opposé au pacte.

Une Europe centrale où l’immigration extra-européenne a mauvaise presse auprès des opinions publiques. De plus, il y a fort à parier que la Pologne va venir s’ajouter à la liste de ces pays récalcitrants.

C’est ce qu’a laissé entendre le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki le 2 novembre : « Il est très probable que, comme l’Autriche, la République tchèque et les États-Unis, nous ne ferons pas partie du pacte mondial de l’ONU ». Avant d’ajouter : « Nous pensons que nos réglementations, nos règles souveraines sur la protection des frontières et le contrôle des migrations sont notre priorité absolue ».

La Croatie ne signera pas

Enfin, dernier État à se montrer réticent à la signature du pacte de l’ONU à Marrakech en décembre : la Croatie. La présidente Kolinda Grabar-Kitarovic a effectivement affirmé le 2 novembre qu’elle ne signerait pas l’accord. La folie immigrationniste en Europe toucherait-elle à sa fin ? Avec l’annonce par Angela Merkel de son retrait de la vie politique en 2021, Emmanuel Macron pourrait bien se retrouver comme seul porte-étendart d’une idéologie qui semble avoir vécu.

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