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La solidarité était au beau fixe mercredi 28 novembre, malgré la pluie automnale, pour aider Françoise Le Clanche à déménager ses affaires de l’entrepôt où elles étaient stockées par son bailleur.
Cette retraitée de 65 ans a été victime d’une expulsion le 31 octobre dernier, douze heures avant le début de la trêve hivernale. Ses affaires, placées dans un local, devaient impérativement être récupérées avant le 29 novembre, sous peine d’être mises sous scellés par la Justice, puis revendues aux enchères ou détruites.
Six courageux volontaires ont bravé les éléments pour, dès huit heures du matin, transporter les meubles de Françoise, évitant ainsi aux biens et souvenirs accumulés au cours d’une vie entière d’être broyés par la machine judiciaire.
Les meubles de la retraité ont ensuite été déposés chez trois personnes différentes, qui ont accepté de les entreposer chez elles en attendant que l’ancienne enseignante puisse s’installer dans un nouveau logement.
La pluie et les terrains glissants ont compliqué la tâche des déménageurs du jour, sans les empêcher de mener à bien leur mission, de manière plutôt efficace… et dans une bonne ambiance.
L’association La France Rebelle, dont les donateurs se sont déjà mobilisés via internet pour financer la location du camion de déménagent et les frais d’essence, se tient aux côtés de Françoise pour l’accompagner dans cette bataille judiciaire.
Entretemps, l’ancienne enseignante attend toujours des solutions d’hébergement de la part des services sociaux. Ces derniers ne semblent pas considérer son cas comme une urgence absolue. Ceci alors que des clandestins sont hébergés, nourris et même rémunérés à nos frais.
Le combat contre son bailleur ne fait que commencer pour Françoise. Vannes Golfe habitat lui réclame près de 6000 euros de charges impayées, que Françoise estime abusives. Son chauffage lui coûtait par exemple 110 euros par mois en moyenne, entre novembre et avril, car un défaut des fenêtres laissait le froid hivernal envahir son appartement ! Son bailleur social n’a jamais effectué les travaux nécessaires.
Outre le combat judiciaire, c’est une autre urgence qui attend Françoise : elle est actuellement sans domicile, hébergée par un habitant de Saint-Avé qui doit libérer sa chambre le 6 décembre. Elle lance donc un appel : Françoise cherche un toit avant cette date, sans quoi elle se retrouvera à la rue !
Elle lance un appel à la communauté vannetaise.
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Crédit photo : DR
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